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17 avril 2026Peut-on écrire l’histoire de l’Afrique quand on est une Française blanche ? : épisode du podcast Nouveaux récits sur l’Afrique
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Selon nos experts, « Peut-on écrire l’histoire de l’Afrique quand on est une Française blanche ? : épisode du podcast Nouveaux récits sur l’Afrique » mérite une attention particulière.
Résumé rapide
L’écrivain nigérian Chinua Achebe aimait citer ce proverbe : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ».
Un proverbe qui renvoie à la question de savoir qui peut écrire l’histoire de l’Afrique. La question n’est pas seulement de savoir qui écrit l’histoire, mais dans quelles conditions elle est produite et quels récits sont écoutés et entendus.
En France, l’histoire de l’Afrique a une origine coloniale
Dans les universités, à la Sorbonne notamment, on enseigne dans les années 1950 « L’histoire des sciences coloniales » et ce sont ces mêmes enseignements qui deviendront des enseignements d’histoire de l’Afrique. Beaucoup de ceux qui en ont été les premiers professeurs dans les années 1960 étaient d’anciens administrateurs coloniaux.
Au moment des indépendances, il existe très peu d’universités sur le continent. Les premiers historiens africains sont formés dans les anciens pays colonisateurs.
Dès la fin des années 1960, la première génération émerge. Dans la décennie suivante, des universités s’installent sur le continent africain, comme l’université Cheikh Anta Diop à Dakar ou l’université d’Ibadan au Nigéria.
Des inégalités d’accès et de diffusion qui perdurent
Les chercheuses et chercheurs européens travaillant sur l’Afrique ont accès à plus d’archives sur le continent que n’importe quelle chercheuse ou chercheur africain car une grande partie de ces documents sont en Europe. Les institutions de recherches européennes ont aussi des moyens décuplés par rapport à celles du continent.
Ces inégalités se retrouvent à toutes les étapes de production et de diffusion des recherches : capacités à se déplacer avec des passeports européens, possibilités de consulter la littérature existante qu’elle soit physique ou électronique, mais aussi moyens de publier et de faire connaître ses travaux. Ces possibilités pour les historiens et historiennes européens sont sans commune mesure avec celles des collègues du continent africain.
Lorsque cette question est soulevée, la réponse apportée est souvent la suivante : la science est universelle, tout le monde doit pouvoir écrire sur tout le monde. Ceci est vrai dans un monde où l’accès au savoir serait équitablement réparti. Et c’est loin d’être le cas.
Transformer les pratiques
Pour continuer à travailler sur l’Afrique ou sur n’importe quelle partie du monde ayant été colonisée, il faut construire des protocoles de recherche fondés sur une éthique de la réciprocité et transformer les pratiques professionnelles, interroger l’histoire des institutions européennes, questionner les préjugés qui hantent ces milieux professionnels, co-signer des articles et des livres, co-diriger des projets avec des chercheurs et des chercheuses du continent africain, citer les travaux faits en Afrique, faire circuler la parole, donner de la place à d’autres.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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