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17 avril 2026Malgré l’interdiction de la fessée, 36 % des parents jugent cette pratique acceptable, selon le 3e baromètre des violences éducatives ordinaires
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Voici notre analyse rapide sur « Malgré l’interdiction de la fessée, 36 % des parents jugent cette pratique acceptable, selon le 3e baromètre des violences éducatives ordinaires ».
Points essentiels
ridvan_celik / Getty Images
Au cours des 12 derniers mois, 83 % des parents rapportent au moins une violence verbale ou psychologique, et 37 % au moins une violence physique.
Crier, punir, donner une fessée, menacer, secouer, tirer les oreilles… Ces pratiques ont beau relever des violences éducatives ordinaires ou « VEO » et être interdites par la loi depuis 2019, elles restent encore largement pratiquées dans les familles.
C’est ce que met en lumière le 3e baromètre sur les violences éducatives ordinaires dévoilé ce vendredi 17 avril par la Fondation pour l’Enfance et le groupe de recherche Prévéo. Réalisé par l’Ifop auprès de plus de 1 000 parents d’enfants de 0 à 17 ans, il témoigne de la persistance et de la banalisation de la violence auprès des enfants dès lors qu’elle est considérée comme un outil pédagogique.
Pourtant, révèle le baromètre, la connaissance de ce que sont les VEO progresse puisque 7 parents sur 10 déclarent ainsi savoir ce que ce terme recouvre. Mais seuls 37 % affirment en avoir une compréhension précise, précise le baromètre, qui souligne d’ailleurs un paradoxe : même chez les parents informés, la légitimation de ces pratiques à des fins éducatives persiste.
Une banalisation des châtiments corporels
Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 68 % des parents interrogés déclarent avoir déjà hurlé ou crié après leur enfant, 22 % l’avoir tapé sur les fesses à mains nues, 30 % déclarent lui avoir donné une tape sur la main, le bras ou la jambe, et 19 % utilisé des mots dévalorisants comme « stupide » ou « paresseux ». Au total, 83 % des parents rapportent au moins une violence verbale ou psychologique, et 37 % au moins une violence physique.
Parmi les violences physiques, la fessée reste celle qui est la plus commune dans les familles. 36 % des parents interrogés la jugent même acceptable pour punir l’enfant, contre 9 % lorsqu’il s’agit d’une gifle au visage. 30 % estiment même que parfois, la fessée est « le seul moyen d’amener leur enfant à bien se comporter » tandis que 27 % jugent que « donner la fessée fait partie de leur rôle de parent ».
« Ces résultats montrent que les violences éducatives ordinaires restent profondément banalisées, voire normalisées », écrit la Fondation pour l’Enfance, qui montre que le degré d’acceptabilité des châtiments corporels varie aussi selon le comportement de l’enfant. 39 % des parents estiment ainsi qu’une punition corporelle peut être acceptable lorsqu’un enfant est jugé violent, 27 % lorsqu’il est provocant, 21 % lorsqu’il est désobéissant. 40 % des parents pensent par ailleurs que l’enfant apprend ce qui est bien ou mal grâce aux punitions corporelles.
Une différence de perception entre femmes et hommes
L’étude s’intéresse aussi à la part qu’occupent les violences psychologiques dans les pratiques éducatives parentales. Hurler après son enfant, lui enlever des privilèges, menacer de le frapper ou l’insulter : 32 % estiment que ces pratiques permettent de lui apprendre ce qui est bien ou mal.
Par ailleurs, si deux tiers des parents rapportent que l’éducation reçue durant leur propre enfance influence leur manière d’éduquer leurs enfants, cette proportion atteint 79 % lorsqu’ils ont eux-mêmes été victimes de violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques.
Enfin, l’étude pointe les différences de perception des violences éducatives ordinaires entre les pères et les mères. Alors que seule 1 femme sur 4 (25 %) estime que les enfants ont besoin de punitions corporelles pour bien se comporter, les hommes sont 40 % à partager cette idée reçue. 46 % des hommes jugent également une punition corporelle acceptable lorsqu’un enfant est violent, contre 33 % des femmes.
Jugeant les punitions corporelles acceptables, les hommes sont aussi plus nombreux à leur attribuer des effets positifs, comme apprendre la différence entre le bien ou le mal, arrêter ou ne plus reproduire le comportement indésirable. À l’inverse, les femmes identifient davantage leurs conséquences négatives, qu’il s’agisse de blessures immédiates, de problèmes de santé mentale ou de normalisation de la violence. « Le baromètre montre ainsi que la prévention ne peut pas s’adresser aux parents comme à un ensemble homogène : elle doit tenir compte de représentations différenciées de l’autorité, de la sanction et de l’éducation », conclut la Fondation pour l’Enfance.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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