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VALERY HACHE / AFP
Christian Estrosi et Éric Ciotti à Nice en 2024.
Le duel au sommet n’aura pas lieu. Du moins pas tout de suite. De nombreux téléspectateurs, à Nice et au-delà, attendaient avec gourmandise la confrontation prévue ce lundi soir sur BFMTV entre Christian Estrosi et Éric Ciotti notamment. Les deux anciens complices devenus ennemis jurés, qui se font face aux élections municipales, n’auront pas l’occasion de s’écharper en direct puisque la chaîne d’information en continu a annoncé la déprogrammation en urgence du débat. En cause : la situation internationale et l’embrasement du Moyen-Orient.
« En période de guerre, le public a d’autres préoccupations en tête que les enjeux politiques locaux. Il est préférable pour les candidats, également, que ce débat soit reporté », a commenté l’éditorialiste du Figaro Yves Thréard, qui devait être présent aux côtés d’Apolline de Malherbe pour interroger les candidats. Depuis samedi, et la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, toutes les chaînes sont en édition spéciale. Plus aucune autre actualité ne filtre.
À moins de quinze jours du premier tour des élections municipales, cela a forcément un impact sur la campagne. Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella a lui aussi dû revoir ses plans ce lundi, alors qu’il avait prévu de tenir une conférence de presse sur les municipales. Tout comme Bruno Retailleau, qui avait planifié un déplacement. Pour tous les candidats, le rétrécissement de l’espace médiatique est un facteur à prendre en compte dans la dernière ligne droite. De la même manière, les électeurs ont peut-être l’esprit ailleurs, moins focalisé sur la campagne en cours, et les enjeux locaux qui en découlent.
Quelles répercussions ?
Ce n’est pas la première fois qu’elle est éclipsée par un fait d’actualité majeur : mi-février, la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque s’était invitée dans les débats des municipales. Partout en France, les candidats étaient sommés de s’expliquer sur leur rapport à la violence. À Lyon, certains avaient même mis leur campagne entre parenthèses le temps du deuil. Et ceux de La France insoumise, pointés du doigt pour leurs liens avec l’organisation antifasciste de la Jeune Garde. À l’automne, c’est le marasme budgétaire qui avait éclipsé l’entrée en lice de plusieurs candidats.
À Nice, le débat pourrait finalement être reporté, soit en fin de semaine soit en début de semaine prochaine. En partenariat avec Le Figaro et Nice Matin, il devait être animé par Apolline de Malherbe, sur le modèle de ceux organisés ces derniers jours à Lyon et Marseille. Mais que les plus impatients se rassurent : Christian Estrosi et Éric Ciotti se retrouveront mercredi soir sur France 3 pour une confrontation de premier tour, aux côtés de Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-Écologistes) et Mireille Damiano (LFI). L’ex-patron de LR, allié à Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis les élections législatives de 2024, est donné gagnant par tous les instituts de sondage.
Tout l’enjeu est maintenant de savoir si cette nouvelle crise internationale, qui comporte son lot d’inquiétudes, va avoir un impact sur le scrutin. Beaucoup de candidats estiment que non, convaincus que la campagne des municipales se joue sur le terrain, autour de problématiques locales. Mais les soubresauts internationaux auront forcément une répercussion chez des électeurs désireux d’obtenir des réponses de la part de leurs représentants. On se souvient de la façon dont la campagne présidentielle de 2022 avait été percutée par le déclenchement de la guerre en Ukraine.

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