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Carburant, électricité, gaz, petits colis… Le pouvoir d’achat des Français va-t-il être bouleversé à cause de la guerre au Moyen-Orient? Voici quelques éléments de réponse.
Peut-on évaluer l’impact de la guerre en Iran sur le pouvoir d’achat des Français? Pour le moment, il n’y en a pas. C’est trop tôt. Mais mécaniquement, oui, notre pouvoir d’achat va être impacté.
Ce qui concerne le plus grand nombre, ce sont les prix du carburant. Le gazole a déjà pris 5 centimes par litre depuis samedi. Le super pourrait augmenter de 10 centimes par litre d’ici une semaine, les cours du brut ayant progressé de 10 à 15 dollars pour l’instant. Si la situation en reste là, cela représenterait un surcoût d’une dizaine d’euros sur le mois de mars.
La flambée des prix du gaz est plus préoccupante. Elle touche moins de Français — 11 millions de foyers sont raccordés au gaz — mais elle est plus spectaculaire : le prix de référence européen a bondi de 40 % depuis samedi. Pour les ménages qui se chauffent au gaz, cela pourrait représenter 25 euros supplémentaires au cours des prochains mois. Pour ceux qui l’utilisent uniquement pour l’eau chaude, la hausse serait plutôt de 5 à 7 euros par mois.
Prix de l’énergie: pas de flambée attendue
Au-delà de l’énergie, l’impact pourrait se diffuser aux produits du quotidien. Les petits colis, par exemple, devraient subir le renchérissement du transport maritime, estimé aujourd’hui à 30 %. Cela concerne un Français sur trois, qui se fait livrer en moyenne deux à trois colis par mois.
Le surcoût est évalué entre 2 et 3 euros mensuels. À cela s’ajoutent les autres hausses du quotidien : environ 0,1 point d’inflation lié aux répercussions des prix de l’énergie, soit 10 à 15 euros supplémentaires par mois pour une famille. Les taux d’intérêt pourraient également être légèrement plus élevés, ce qui pèserait sur le marché immobilier.
Pour l’instant, toutefois, rien de comparable avec le cauchemar de 2022-2023 : le gaz était monté à 340 euros le MWh en 2022, contre 60 euros auparavant. L’électricité, elle, reste stable. Le parc nucléaire français fonctionne aujourd’hui à plein régime, ce qui n’était pas le cas en 2022.
Que disent les marchés?
Actuellement, ce sont surtout les livraisons d’énergie vers l’Asie qui sont perturbées, avec peu de risques de rupture d’approvisionnement pour l’Europe, contrairement à 2022. Plus largement, les chaînes de production mondiales étaient alors bloquées ; aujourd’hui, seules les livraisons sont retardées. Enfin, les marchés ne semblent pas anticiper un conflit long : le gaz pour livraison en janvier ne vaut guère plus cher qu’il y a quelques semaines.

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