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5 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : il y a « des hausses assez significatives » des prix des carburants pour les routiers, selon la Fédération nationale des transports routiers
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient commencent à se faire sentir à la pompe des stations-service françaises. Le gouvernement constate « une hausse de quelques centimes » des prix et a prévenu que des contrôles auraient lieu pour s’assurer que cette augmentation reste « raisonnable ».
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« Nous ne sommes pas inquiets sur la disponibilité du carburant. Du carburant, il y en a », estime mercredi 4 mars sur franceinfo Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), alors qu’une hausse de quelques centimes d’euros a été constatée sur les prix des carburants en France, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
En raison d’une « grosse demande dans les stations-service », « les transporteurs qui livrent le carburant dans les stations-service travaillent énormément » selon la déléguée générale de la FNTR. « Certains nous disent qu’ils font trois fois plus de tournées que d’habitude », ajoute-t-elle, tout en reconnaissant qu’il y n’a actuellement pas de pénurie de carburant.
« En revanche, nous sommes alertés par nos adhérents sur des augmentations assez significatives sur la livraison de gasoil dans leurs cuves à eux, pour faire rouler leurs camions », ajoute-t-elle. « Pour le gasoil qui est livré aux entreprises de transport, il y a des hausses, et ça n’est pas tout à fait supportable pour ces entreprises de transport », estime Florence Berthelot, qui précise que la FNTR a alerté le ministère de l’Economie sur ce point.
« Les transporteurs ont besoin de carburant pour faire rouler leurs camions, ils s’approvisionnent auprès de distributeurs, et alors que le ministre avait dit que les hausses de prix étaient limitées, nous constatons sur le terrain des hausses », qui vont parfois « jusqu’à 10%, voire plus », ajoute Florence Berthelot. « Le ministre n’en parle pas, il parle de l’essence, mais nous, nous fonctionnons au gasoil et à d’autres énergies alternatives. »
Pour la déléguée générale de la FNTR, ces hausses correspondent à « de l’anticipation. C’est pour ça que nous avons demandé aux équipes du ministre [de l’Economie] la mise en place d’une procédure ou d’un point de signalement des abus auprès de la DGCCRF ». Sur cette question, la fédération attend encore une réponse.
Florence Berthelot salue « une très grande écoute et une très grande attention » de la part des ministères de l’Economie et des Transports concernant ces problèmes soulevés. Des points sont faits régulièrement avec ces ministères, conclut-elle.

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