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17 avril 2026La réouverture du détroit d’Ormuz saluée à l’international, mais le retour à la normale va prendre du temps
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Un résumé rapide de « La réouverture du détroit d’Ormuz saluée à l’international, mais le retour à la normale va prendre du temps » selon notre rédaction.
Résumé synthétique
Le ministre iranien des Affaires étrangères a annoncé, vendredi 17 avril, la réouverture du détroit d’Ormuz. Couloir maritime marchand par où transite près de 20% du pétrole mondial, sa fermeture depuis cinq semaines a eu de fortes répercussions sur l’économie mondiale, qui pourrait mettre du temps à s’en remettre.
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Dans son message, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, mentionne une décision valable « pendant toute la durée du cessez-le-feu », sans pour autant mentionner s’il s’agissait de la trêve entre l’Iran et les États-Unis, fixée du 8 au 22 avril, ou de celle entre le Liban et Israël , effective depuis le jeudi 16 avril au soir pour une durée de dix jours.
Rapidement, les médias iraniens ont ajouté une précision : les mouvements des navires militaires « restent interdits » dans le Détroit. Seuls les bâtiments commerciaux peuvent franchir cette voie maritime.
« Merci ! »
Depuis les États-Unis, Donald Trump s’est empressé de réagir sur son réseau Truth Social. Dans un poste agrémenté d’un « Merci ! » à l’endroit de Téhéran, il assure que le détroit d’Ormuz « est complètement ouvert » avant d’ajouter que le blocus américain des ports iraniens est maintenu, laissant entendre qu’un accord « très proche » – comme il l’a confié à l’AFP – avec l’Iran permettra prochainement de lever cette mesure.
Selon le locataire de la Maison Blanche, l’Iran « est en train, ou va retirer » de la zone toutes les mines marines posées au cours de ces dernières semaines, et ce avec « l’aide des États-Unis ».
En l’espace de quelques heures, c’est donc un changement total de la situation dans le détroit d’Ormuz qui se profile. « Mais les vannes ne vont pas être réouvertes immédiatement », temporise Antoine Halff, co-fondateur et analyste en chef de la société d’intelligence environnementale Kayrros. « Dans l’ensemble, les transporteurs vont être très prudents, parce qu’ils font face à des coûts d’assurance qui ont flambé et ils ne vont pas vouloir mettre leur personnel, leur navire en danger », explique à RFI ce chercheur principal adjoint au Center on Global Energy Policy de l’Université de Columbia.
Il note par ailleurs que certaines infrastructures ont subi des dommages qui « vont prendre plusieurs années à être réparées ». Selon ses prédictions, la reprise du trafic à la normale prendre plusieurs semaines, « voire plusieurs mois et même, dans certains cas, des années ».
« Les événements récents sont encourageants. Nous saluons l’annonce par l’Iran de la réouverture du détroit d’Ormuz », a déclaré le président français Emmanuel Macron à la sortie d’une réunion visant à la sécurisation du détroit, aux côtés de 49 pays. Le projet de mission militaire de sécurisation porté par ces pays « est encore plus légitime parce qu’elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme, et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée », a dit le chef d’État français à l’Élysée, à l’issue de ce sommet.
Les vannes ne vont pas être réouvertes immédiatement d’un seul coup. Les transporteurs vont être dans l’ensemble très prudents parce qu’ils font face à des coûts d’assurance qui ont flambé. Ils ne vont pas vouloir mettre leur personnel en danger, leur navire en danger. Et, d’autre part, la restauration des flux normaux va matériellement exiger plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et même peut être, dans certains cas, des années pour revenir à la normale. Il y a certains dommages qui ont été subis par des installations qui vont prendre plusieurs années à être réparées, notamment les problèmes qui sont survenus sur le gaz liquéfié au Qatar. Du côté du pétrole, c’est moins clair. L’Arabie saoudite a annoncé cette semaine une perte de capacité de 600 000 barils par jour répartis entre deux champs. C’est une annonce tout à fait inhabituelle. Nous allons voir combien de temps ils vont mettre pour remonter la production de ces champs à la normale, mais dans tous les cas, pour redémarrer les champs, pour faire venir les bateaux, pour s’assurer que les conditions sont propices au trafic maritime. Tout cela, cela va prendre très longtemps, des semaines, des mois.
Antoine Halff, co-fondateur et analyste en chef de la société d’intelligence environnementale Kayrros
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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