
Thales : Malgré « l’une des plus belles activités de défense en Europe », JPMorgan ne conseille plus d’acheter l’action Thales, refroidie par les contre-performances dans la cybersécurité
5 mars 2026
Volodymyr Zelensky et Donald Trump échangent par téléphone à la veille de discussions à Genève
5 mars 20261,6% des entreprises ont connu au moins une grève en 2024, contre 2,7% en 2023. Le nombre de jours de grève pour 1.000 salariés a également baissé, passant de 171 jours à 62.
Le climat social s’est apaisé en 2024. Après une année 2023 marquée par une très forte mobilisation contre la réforme des retraites, les salariés ont beaucoup moins fait grève. En 2024, 1,6 % des entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé ont connu une ou plusieurs grèves, c’était 2,7% en 2023, selon les chiffres de la Dares (service statistique du ministère du Travail) publié ce jeudi 5 février.
Les entreprises du secteur de la fabrication de matériels de transport (5,5 %), de fabrication d’équipements électriques (4,3%) ainsi que de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale privés (4,5 %), sont les plus concernées.
Il existe aussi un grand écart entre petites et grandes entreprises: presque un quart (23%) des sociétés de plus 500 salariés ont connu au moins une grève, contre seulement 0,8% des petites entreprises (entre 10 et 49 salariés).
On note aussi une moindre intensité des mouvements de grève en 2024. En moyenne, pour 1.000 salariés, on comptait 62 jours de débrayage contre 171 en 2023. Après une hausse de la conflictualité très marquée en 2022 (+71%) et 2023 (+73%), portée notamment par la contestation de la réforme des retraites, l’indicateur baisse de 64% en 2024. L’année se rapproche ainsi de l’intensité des années les moins conflictuelles depuis 2008.
De nombreuses grèves dans les transports et l’industrie, très peu dans le bâtiment
Malgré ce recul global, certains secteurs se distinguent avec un nombre de jours de grèves particulièrement élevé. Dans les transports, on dénombrait 403 jours de grève pour 1000 salariés en 2024 (894 en 2023). Dans ce secteur, 44% des salariés travaillent dans une entreprise qui a connu au moins une grève en 2024.
Dans l’industrie, le nombre de jours de grève est également au-dessus de la moyenne, et est passé de 276 à 90 journées pour 1.000 salariés entre 2023 et 2024. À l’inverse, le secteur de la construction est un de ceux où les salariés se mobilisent le moins, avec 3 petites journées de grèves seulement en 2024 pour 1.000 salariés (21 en 2023). Enfin, les activités tertiaires sont proches de la moyenne avec 62 jours d’arrêt de travail collectif.
Après le mouvement social de 2023 contre les retraites, les motifs de grève se sont plutôt concentrés sur des enjeux internes en 2024. La rémunération est ainsi mentionnée par 56% des entreprises déclarant au moins une grève, dans un contexte d’inflation certes en baisse mais toujours à un niveau élevé début 2024.
Les conditions de travail sont citées par 34%, une proportion qui double presque sur un an (18% en 2023). Enfin, le temps de travail est un motif peu cité (14%) mais gagne du poids par rapport à 2023 (4%).

9999999
