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17 avril 2026Reuters.com
17 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
L'équipe éditoriale a étudié « L’actrice Nadia Farès est morte après son accident en piscine » et partage son avis.
Éléments essentiels
DISPARITION – La comédienne a enchaîné les rôles de femmes d’action dans Les Rivières pourpres, Nid de guêpes ou la série Marseille. Elle est décédée à l’âge de 57 ans.
Nadia Farès, la passion et la fièvre d’une comédienne à fleur de peau
Elle avait ce regard fiévreux, profond, où se lisaient tour à tour la fragilité et la farouche détermination des héroïnes qu’elle incarnait. Nadia Farès s’est éteinte ce vendredi, à l’âge de 57 ans, après un accident dans une piscine d’un complexe sportif du 9e arrondissement de Paris, ont annoncé ce vendredi ses filles à l’AFP.
La comédienne avait été retrouvée inanimée samedi 11 avril dans l’après-midi dans le bassin du complexe sportif Blanche. Elle nageait avec palmes et planche lorsqu’elle a subitement perdu connaissance, restant plusieurs minutes sous l’eau. Rapidement secourue, elle avait été transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle avait été admise en réanimation et placée en coma artificiel.
«La France a perdu une grande artiste»
«C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre», ont écrit Cylia et Shana Chasman. L’actrice laisse derrière elle l’empreinte d’une actrice rare, dont la carrière, nourrie de contrastes, aura traversé plus de trois décennies de cinéma français.
Née à Marrakech en 1968, Nadia Farès grandit entre le soleil du Maghreb et la lumière du Sud de la France, où sa famille s’installe alors qu’elle est encore enfant. Très tôt, son instinct artistique s’exprime dans le théâtre et la danse. Sa beauté mêlée de mystère attire le regard des réalisateurs. La télévision, d’abord, lui offre ses premiers rôles ; mais c’est au cinéma que son tempérament trouve sa pleine mesure.
L’année 1992 marque un tournant avec Les Amants du Pont-Neuf, où Leos Carax la remarque, puis surtout Les Démons de Jésus de Bernie Bonvoisin (1997), chronique électrique d’une France populaire où elle campe la fille rebelle d’une famille hors normes. Son jeu y éclate : naturel, nerveux, sensuel. La critique salue alors une présence singulière, entre gouaille et intensité tragique. Trois ans plus tard, face à Jean-Hugues Anglade dans Anthony Zimmer ou au côté de Vincent Cassel dans Les Rivières pourpres, elle confirme son statut d’actrice aimant le risque, choisissant les zones d’ombre plutôt que les évidences.
Incandescente
Les années 2000 la voient alterner thrillers, comédies et productions internationales, sans jamais se départir de cette exigence viscérale. En 2007, Hollywood lui ouvre ses portes avec The Snake et la série The Sentinel, où sa prestance et son accent français deviennent signature. Mais jamais elle ne reniera ses racines hexagonales : elle revient régulièrement tourner en France, notamment sous la direction de Lucas Belvaux ou de Fabrice Du Welz, qui voient en elle une tragédienne moderne, capable d’allier douceur et sauvagerie.
Nadia Farès aimait dire qu’elle « jouait pour comprendre ». Ses rôles parlaient souvent de femmes en marche, blessées, insoumises. Elle puisait dans ses origines méditerranéennes une force solaire, un tempérament entier que la pudeur n’émoussait pas. Dans L’Enquête corse (2004), elle dévoile une veine comique inattendue ; dans Capitaine Marleau, la télévision retrouve la sincérité attachante d’une comédienne sans pose. À chaque fois, c’est la même intensité vibrante qui distingue son jeu : une manière d’habiter les silences, de traverser la caméra comme on affronte une vérité.
Discrète sur sa vie privée, Nadia Farès revendiquait une farouche liberté. Installée depuis plusieurs années entre Los Angeles et Paris, elle partageait son temps entre engagements associatifs, notamment pour la protection des femmes et des enfants, et quelques apparitions choisies, privilégiant la sincérité à la surexposition. Ceux qui l’ont connue soulignent sa générosité, son empathie immédiate et son humour teinté d’ironie orientale.
Avec sa disparition, le cinéma français perd une figure emblématique de ces actrices de caractère, à la fois lumineuses et indomptables. Elle incarnait cette génération née dans l’entre-deux, éprise de liberté et curieuse de tout, qui a su accorder modernité et mélancolie. Nadia Farès laisse derrière elle une filmographie inégale mais souvent audacieuse, jalonnée de rôles qui, tous, portent sa marque : l’instinct, la passion, la vérité.
Ses pairs saluent aujourd’hui une artiste authentique, dont la beauté n’a jamais éclipsé le talent. Et ses spectateurs, émus, se souviendront d’un sourire vibrant de vie, d’un regard qui transperçait l’écran. Car Nadia Farès, jusque dans son ultime apparition, resta fidèle à elle-même : incandescente.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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