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18 avril 2026Atlético de Madrid – Real Sociedad, une finale de Copa del Rey à haut risque pour les autorités espagnoles
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Notre équipe analyse l'article « Atlético de Madrid – Real Sociedad, une finale de Copa del Rey à haut risque pour les autorités espagnoles » pour en tirer les points essentiels.
Résumé à retenir
PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP
Atlético de Madrid – Real Sociedad, une finale de Copa del Rey à haut risque pour les autorités espagnoles (photo d’illustration montrant les joueurs de la Real célébrant un but contre l’Atlético, en octobre 2023, sous les yeux d’Antoine Griezmann).
Pour Antoine Griezmann, la rencontre entre l’Atlético de Madrid et la Real Sociedad, s’annonce comme une soirée de rêve avant son départ aux États-Unis, opposant le club dont il est devenu l’icône et le meilleur buteur, et celui avec lequel il a effectué toute sa formation jusqu’à exploser au plus haut niveau. Mais pour les autorités espagnoles, ce match représente surtout la crainte de débordements et d’un déferlement de violence.
Ce samedi 18 avril, les Colchoneros et les Basques s’affrontent en finale de la Copa del Rey, l’équivalent espagnol de la Coupe de France. Un match de gala entre deux poids lourds du football national organisé à Séville.
Environ 2 500 membres des forces de l’ordre seront déployés pour sécuriser l’événement, parmi lesquels des effectifs de la police sévillane et de la Guardia Civil (c’est-à-dire des militaires, à l’image de la gendarmerie en France), mais aussi des véhicules blindés et des forces d’intervention spécialisées dans le maintien de l’ordre. Les réseaux ferroviaire et routier feront également l’objet d’une surveillance maximale, comme l’aéroport, a fait savoir la mairie de Séville. Et dans le stade, ce sont des centaines d’effectifs de sécurité privée qui ont été prévus.
Un dispositif massif et plusieurs niveaux de contrôle, liés au fait que le match a été classé « à haut risque » par les autorités. Et pour cause : les supporters les plus radicaux des deux équipes se haïssent. Pire, ils disposent d’alliés qui viendront grossir les rangs des fauteurs de troubles potentiels. D’où l’objectif des autorités d’éviter qu’ils puissent se croiser samedi.
Aitor Zabaleta, tué par un néonazi du Frente Atlético
Pour comprendre cette détestation qui sort largement du cadre sportif, il faut remonter à l’identité même des supporters en question. Cette vidéo de la chaîne spécialisée dans le supportérisme « L’Arena » l’explique parfaitement. Du côté de l’Atlético Madrid, le tristement célèbre « Frente Atlético » comprend des hooligans d’extrême droite. En face, les supporters ultras basques, notamment réunis au sein du groupe Bultzada et de firms hooligans, sont connus pour leur engagement à l’extrême gauche et leur antifascisme.
Leur acrimonie existentielle a atteint son acmé le 8 décembre 1998. Ce soir-là, les deux clubs s’affrontent en huitième de finale retour de Coupe de l’UEFA, à Madrid. Alors qu’il approche du stade avec sa compagne, Aitor Zabaleta, supporter basque « lambda » (comprendre qu’il ne faisait pas partie d’un groupe ultra et qu’il portait simplement les couleurs de la Real) est violemment agressé puis poignardé au cœur après avoir défendu un petit garçon de 6 ans d’une horde de skinheads. Son meurtrier, Ricardo Guerra Cuadrado, est membre de « Bastion 1903 », branche néonazie ultraviolente du Frente Atlético.
Alors qu’ils célèbrent régulièrement le meurtrier en tribune, les membres du Frente Atlético se signalent encore par le sang en 2014. Cette fois, c’est « Jimmy », un supporter du Deportivo La Corogne, autre club en bleu et blanc dont les ultras sont classés à gauche, qui meurt noyé après avoir été tabassé à la barre de fer puis jeté dans le Manzanares, la rivière qui traverse Madrid. En 2018, désormais sorti de prison, Ricardo Guerra Cuadrado fait à nouveau parler de lui en étant interpellé par la police belge après des saluts nazis durant un match à Bruges.
La poudrière sévillane
Contrairement à une rencontre classique, où seules quelques centaines de supporters de l’équipe visiteuse font le déplacement et peuvent être encadrées par la police, le match de ce samedi est une finale, donc joué sur terrain neutre. Cela signifie qu’il y aura des dizaines de milliers de supporters de chaque club. Des fan zones sont également prévues, dans lesquelles prendront place des fans ne disposant pas de billet pour le match. Des « points chauds », pour reprendre les termes des autorités sévillanes, qui feront l’objet d’une surveillance toute particulière de la matinée jusqu’à tard dans la nuit.
D’autant que chez les supporters les plus engagés, des liens se créent. En l’occurrence, une kyrielle de groupes aux idées d’extrême droite sont amis des hooligans de l’Atlético, et vice-versa du côté des groupes ultras de gauche et de la Real Sociedad. Illustration avec les fans des clubs locaux : Gol Sur, groupe radical qui suit le Betis, l’un des deux clubs de Séville, est proche du Frente Atlético. Les Biris Norte, qui soutiennent le FC Séville en affichant leurs convictions antifascistes et antiracistes, sont, eux, proches des Basques et jumelés avec les Riazor Blues, les fans de La Corogne auxquels appartenait Jimmy, le supporter tué en 2014.
De quoi poser les bases d’une situation inflammable, à l’image de celle connue par l’Espagne lors de la finale de 2024, rappelle le quotidien libéral El Mundo, quand cinq groupes ultras – dont plusieurs qui n’étaient là que par amitié – s’étaient affrontés dans une « bataille rangée ».
Alors que Séville joue un rôle de terrain neutre en Espagne entre les places fortes que sont Madrid et Barcelone, et qu’elle se targue d’être la « capitale » du football local en accueillant pour la septième année consécutive la finale de Copa del Rey, la ville joue gros. L’an passé, le match entre le Real Madrid et le FC Barcelone avait connu son lot de violence, avec des dizaines de condamnations et d’interdictions de stade prononcées, et même une vingtaine de cas graves qui sont toujours entre les mains de la justice. Alors que le match a été organisé à dessein ce samedi pour permettre au roi Felipe VI d’être présent et de remettre le trophée au vainqueur, des débordements majeurs feraient tache.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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