
Éric Treille, politiste : « Les partis ne fabriquent plus de candidats en les légitimant au préalable »
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la ministre de la Culture salue « la disparition d’une immense actrice » – franceinfo
18 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Un résumé rapide de « Vu de Kyiv : la vie, l’Europe, le monde et la guerre » selon notre rédaction.
Résumé pour le lecteur
J’avais hier matin la chance d’être à Kyiv, invitée dans la capitale ukrainienne à participer à une conférence organisée par l’Institut Aspen. Le thème : les leçons que l’Europe devrait retenir de ce pays qui se bat contre la Russie depuis plus de quatre ans – leçons en termes de défense, de résilience et d’innovation, particulièrement en technologie militaire.
A Kyiv aussi c’est le printemps, et la première sensation qui vous saisit, c’est de ressentir la force de la vie, l’acharnement à tenir malgré la fatigue, immense, de cette guerre qui n’en finit pas, les milliers de croix au nom des morts plantées sur la place Maidan, les cicatrices en ville des immeubles détruits, les difficultés du quotidien et l’application que chacun conserve ici sur son téléphone portable et qui vous avertit de courir aux abris en cas de bombardement.
La trêve consentie le week-end dernier à l’occasion de la Pâque orthodoxe a été ébréchée des deux côtés, le Kremlin a refusé la proposition de Volodymyr Zelenski de la prolonger – la soi-disant « opération militaire spéciale » a donc repris, cette guerre que la Russie ne parvient pas à gagner, et que l’Ukraine réussit à ne pas perdre.
Guerre d’usure et résistances ukrainiennes
Le mois dernier, la ligne de front n’a pratiquement pas bougé, les Ukrainiens ont même repris quelques kilomètres carrés, de part et d’autre les attaques par drones ont été intenses. La rumeur court d’une prochaine visite à Kyiv des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner – ce serait la première en Ukraine même – mais les perspectives de négociations paraissent de plus en plus floues tant l’ennemi et l’allié essentiel semblent ne pas en vouloir, distraits ailleurs par cette autre guerre au Moyen-Orient dont Donald Trump ne sait plus comment s’extirper.
Comment fait-on pour vivre, travailler à Kyiv après un hiver particulièrement éprouvant ? Comment se distrait-on, réussit-on à penser à autre chose qu’à la guerre quand tant d’hommes et de femmes sont au front, que tant de familles sont endeuillées ? Quels clivages entre ceux qui se battent et les autres ?
Parle-t-on politique au moment où les relations entre la présidence, le gouvernement et le Parlement se raidissent ?
La victoire de Peter Magyar à Budapest, enfin, est-elle une bonne nouvelle ? Comment voit-on l’Europe, un peu de reconnaissance, beaucoup de déception ? A quoi pourrait ressembler une victoire, la victoire ?
Une émission en direct le samedi étant techniquement trop risquée, j’ai pu enregistrer à Kyiv hier matin, vendredi, une conversation avec quelques-uns de ces Ukrainiens prêts à partager, dans notre langue, leurs expériences et leurs espoirs.
Nos invités :
Anastasia Fomitchova est l’autrice du livre Volia. Engagée volontaire dans la résistance ukrainienne, paru chez Grasset, prix André Malraux littérature engagée 2025.
Constantin Sigov a publié en octobre 2025 l’ouvrage Musiques en résistance. Arvo Pärt et Valentin Silvestrov, aux éditions À l’Est de Brest-Litovsk.
Ivan Gomza a écrit le chapitre “New Approaches to Study Russia’s Foreign Policy. Role of Great Power Ideology and Nested Asymmetric Relations” dans l’ouvrage Studying Russia and its Wars paru en novembre 2025 aux éditions Brill.
Oleh Shamshur publie régulièrement des articles dans l’hebdomadaire ukrainien Dzerkalo Tyjnia (Miroir de la semaine en français), dont un paru le 19 mars 2026 sur « trois scénarios pour Trump en Iran ».
Tetyana Ogarkova a co-écrit avec Volodymyr Yermolenko l’ouvrage La vie à la lisière, paru aux éditions Gallimard en 2026. Ils portent un projet de livre co-écrit par des enfants de Kherson et d’Avignon, guidés par l’écrivain ukranien Ivan Andrusiak et l’écrivaine française Anne Houdy, dans le cadre duquel Anne Houdy se rend le 17 avril à Kherson.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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