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11 mars 2026Rugby – Nationale : « Au vu du trou de plus d’un million d’euros, l’issue ne peut être que dramatique », après le dépôt de bilan de Niort, l’ouvreur de Vinassan Anthony Fuertes en plein désespoir
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Rugby – Nationale : « Au vu du trou de plus d’un million d’euros, l’issue ne peut être que dramatique », après le dépôt de bilan de Niort, l’ouvreur de Vinassan Anthony Fuertes en plein désespoir ».
Les éléments principaux
Formé dans la région narbonnaise, originaire de Vinassan, le demi d’ouverture de 28 ans a vu sa carrière être mis entre parenthèses après l’annonce du dépôt de bilan de son club, le Niort Rugby Club, qui a sollicité ce mardi un redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce (décision le 12 mars). Après six saisons en Nationale, Anthony Fuertes vit un moment inédit dans sa vie. Entre désespoir, doute, attente, vision d’avenir, il s’est confié, sans langue de bois.
Comment vous sentez-vous après tout ce qu’il s’est passé ces dernières semaines ?
Je ne suis pas bien, abattu. Je me sens trahi quelque part parce qu’à deux jours d’un match magnifique à Massy (victoire 14-5, le 28 février), on nous annonce que c’est terminé. C’est tellement brutal, inattendu dans une carrière professionnelle que ça fait très mal. Il faut vite rebondir et c’est le plus difficile, de vite tourner la page sinon ça devient trop compliqué.
À quel point votre quotidien a changé ?
Tout s’arrête brutalement, donc il n’y a plus de repères d’une carrière de sportif professionnel. Nous n’allons plus au stade s’entraîner, on se retrouve entre nous, pour parler, rester soudés, mais pas sur le terrain pour du rugby. C’est le vide. C’est du stress, en essayant de prévoir la suite, même si c’est totalement flou. C’est perturbant comme expérience. Avec ma famille, nous avons la chance de retourner vivre chez papa et maman. Nous n’allons pas pouvoir payer les loyers des logements au nom du club. Tout est fait au plus vite pour se retrouver en famille, être soutenus. Entre joueurs, il y a du soutien, c’est une force. J’ai une pensée pour les étrangers qui sont encore plus en difficulté, dans notre malheur, nous avons de quoi nous retourner, pour eux c’est très compliqué.
Le club avait engagé des boulots pour nos compagnes, des loyers.
Justement, le plus dur n’est-il pas l’à-côté du rugby dans cette situation ?
Clairement. Au final, nous sommes des privilégiés de vivre de notre passion, de faire ce métier. Quand on nous enlève tout ça, nous sommes livrés à nous-mêmes. Le club avait engagé des loyers, pour certains des boulots pour nos compagnes et il ne peut pas assurer ses engagements. Et nous le prenons en plein visage. C’est le plus dur. J’ai un gamin qui voit son papa triste, en colère, ça fait mal. Nous dormons moins la nuit parce que nous pensons à pas mal de choses. Le moment est extrêmement douloureux et ça le sera tant que la situation ne sera pas réglée.
Quelle est la suite dans les jours à venir ?
Nous avons eu une réunion il y a une semaine pour nous annoncer le passage devant le tribunal de commerce, Provale est venu nous expliquer la suite et ils ont été très réactifs. Après, l’issue est fatale. Nous avons les échos, nous entendons, nous voyons. Au vu de la somme manquante, de plus d’un million d’euros, l’issue ne peut être que dramatique. En venant au club récupéré mes affaires, c’est désertique. Le climat est pesant. Nous espérons que la situation se règle au plus vite que nous puissions avancer, se retourner et récupérer ce que l’on nous doit. Nous avions besoin de tout ça pour vivre, de cet argent, et de cette passion qui nous liait entre nous. Et l’aspect financier, nous n’allons pas être payés pendant trois mois. C’est très compliqué.
Encore plus étant donné la saison que vous étiez en train de réaliser ?
Bien sûr… Tous les efforts fournis… Nous sommes rentrés dans ce championnat avec plein d’appétit, nous avions un groupe formidable tant humain que sportif. Et qui ne se lâchent pas, ce matin (lundi) nous étions une vingtaine à faire un foot ensemble. Les mecs ne se sont jamais lâchés. J’habite dans un petit quartier, tous les jours, les gens venaient me voir pour me dire : « Alors ce week-end ? Vous nous faites vibrer. Nous sommes tous fiers de vous ». Nous remplissions le stade à tous les matches, aussi petit qu’il soit, l’atmosphère était super. Je pense aux bénévoles, toutes ces personnes, qu’on prive de leur passion, cette ferveur. Il y avait eu un précédent au foot, le sport professionnel à Niort prend encore un sacré coup. Cela va être très dur de se relever. Cela prendra des années et des années. C’est terrible pour le club, pour la ville et pour nous.
Je reçois des propositions, je travaille pour la saison prochaine.
Êtes-vous déjà en contact avec des clubs pour la suite de votre carrière ?
C’est vrai que je reçois des propositions, mais ce ne sera pas pour la fin de saison. Je ne veux pas m’engager, engager ma compagne, mon fils et moi dans un déménagement qui est lancé très vite. Ce serait trop compliqué à gérer. Je travaille pour la saison prochaine, sachant qu’aujourd’hui, nous ne pouvons signer nulle part tant que nous n’avons pas reçu la lettre de rupture avec le club. Je veux retrouver un nouveau projet qui correspond à mes attentes. C’est dur à dire, mais je me sentais très bien à Niort, dans ce projet. C’est cruel.
Cet évènement ne plombe pas votre passion et votre envie de faire ce métier ?
J’aurais 29 ans en juin, je suis meurtri, mais mon appétit est énorme, encore plus qu’avant. J’ai un goût d’inachevé. Je ne me suis jamais la question d’arrêter, je veux continuer, vivre des émotions, de l’engouement, prendre de l’adrénaline le week-end. Ce n’est pas d’actualité d’arrêter maintenant. Je veux trouver un club capable de répondre à mes attentes. J’étais chez un promu à Niort, je suis modeste, j’aimerais rebondir en Nationale et continuer à montrer dans cette division que j’apprécie particulièrement.
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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