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15 mars 2026Des maires RN réélus dès le premier tour, LFI en bonne posture, contre-performance pour Rachida Dati… Ce qu’il faut retenir du premier tour des municipales 2026
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Voici les éléments principaux de « Des maires RN réélus dès le premier tour, LFI en bonne posture, contre-performance pour Rachida Dati… Ce qu’il faut retenir du premier tour des municipales 2026 » pour nos lecteurs.
Points clés à connaître
Le premier tour des municipales permet au Rassemblement national comme à La France insoumise et aux socialistes d’afficher quelques victoires. Mais le second tour s’annonce très ouvert, dépendant des alliances qui pourraient se nouer d’ici mardi soir et le dépôt des listes en préfecture.
Une campagne des municipales bouleversée par la guerre au Moyen-Orient, une forte abstention et des enseignements à tirer du premier tour des municipales. Dernier scrutin national avant l’élection présidentielle en 2027, les Français étaient convoqués aux urnes ce dimanche soir pour désigner leur maire. Voici ce qu’il faut retenir du premier tour.
• RN: des maires sortants plébiscités, de possibles victoires au second tour
Le RN, qui avait fait des municipales un test grandeur nature avant la présidentielle de 2027, peut avoir le sourire. Dans les villes que détient déjà le parti de Jordan Bardella qui a été le tout premier à prendre la parole ce dimanche soir, c’est le grand chelem. Le maire de Perpignan Louis Aliot récolte ainsi 51,4% des voix dès le premier tour. Même phénomène à Hénin-Beaumont où Steeve Briois est largement réélu tout comme David Rachline, désormais en délicatesse avec son parti à Fréjus ou encore à Beaucaire.
Autre bonne nouvelle de la soirée pour le parti à la flamme: Marseille. Dans une ville longtemps jugée imprenable, le candidat RN Franck Allisio récolte 34,3%, pas très loin du maire sortant Benoît Payan (36,8%). Si les 13% électeurs de Martine Vassal (LR) le soutiennent finalement au second tour, il pourrait devenir le nouveau maire de la cité phocéenne dimanche soir prochain.
À Nice aussi, l’allié de Marine Le Pen, Éric Ciotti a de bonnes chances de l’emporter avec 41% des voix face à son adversaire le maire Horizons Christian Estrosi.
Mais la soirée a également un goût amer pour les troupes de Marine Le Pen. L’une des principales villes susceptibles de tomber dans l’escarcelle du parti à la flamme, Toulon, semble difficile à conquérir. La députée RN Laure Lavalette est certes largement en tête au premier tour. Mais arrivera-t-elle à élargir le socle de ses électeurs pour se hisser à la tête de l’Hôtel de ville?
Sur le papier, l’ensemble de l’addition des voix de ses adversaires, la maire sortante divers droite Josée Massi (30,5%) et le LR Michel Bonnus (16,6%), pourraient l’empêcher d’accéder à la victoire.
• LFI: en tête dans plusieurs villes, le parti de Jean-Luc Mélenchon met la pression sur les socialistes
Après des semaines de polémiques autour de la prononciation par Jean-Luc Mélenchon de noms de plusieurs personnalités, La France insoumise peut être soulagée. Le député David Guiraud est largement en tête au premier tour à Roubaix (46,5%) qui pourrait donc devenir l’une des plus grandes communes de France dirigée par LFI. Les insoumis sont même parvenus à faire tomber Saint-Denis, deuxième ville d’Île-de-France après Paris, détenue depuis 2020 par le maire Générations Mathieu Hanotin.
À Limoges, le député insoumis Damien Maudet s’est quant à lui largement qualifié au second tour (24,23%) face au candidat LR Guillaume Guérin (26,8%). Au passage, dans la préfecture de la Haute-Vienne, LFI se paie le luxe d’être largement devant les socialistes qui ne récoltent que 17,3% des voix.
Le candidat d’Olivier Faure se retirera-t-il pour faire basculer la ville à gauche? Impossible de le dire pour l’instant. « Il n’y aura pas d’accord national entre le PS et LFI », a rappelé Olivier Faure ce dimanche soir comme il l’a répété à de nombreuses reprises. « Je demande de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs », a cependant expliqué le premier secrétaire du PS, laissant donc la porte ouverte à d’éventuelles fusions locales, peut-être à Paris?
Là aussi, LFI affiche son soulagement. La députée Sophia Chikirou obtient 12,10% des voix, presque le double de sa candidate en 2020 Danielle Simmonet. Une éventuelle fusion avec la liste du socialiste Emmanuel Grégoire, sorti largement en tête, est-elle possible? L’ancien maire-adjoint d’Anne Hidalgo n’en a en tout cas pas pipé mot.
« J’attends son appel », a lancé de son côté Sophia Chikirou, expliquant qu’elle se maintiendrait au second tour en cas de refus d’Emmanuel Grégoire de fusionner avec sa liste.
La question d’éventuelles fusions ou désistements sera donc déterminante dans plusieurs grandes villes, et notamment à Marseille. L’insoumis Sébastien Delogu a récolté 12,3% des voix et pourrait faire basculer la campagne en soutenant le maire sortant Benoît Payan. Le député LFI a ainsi appelé à « la constitution d’un front antifasciste » dans la cité phocéenne.
•Le PS: en tête à Paris et à Lille, en difficulté à Nantes
Le parti d’Olivier Faure peut être mi-figue mi-raisin ce soir. D’un côté, son candidat Emmanuel Grégoire est largement en tête à Paris (37,5%), très loin devant Rachida Dati (24,9%). Même topo à Montpellier où le maire sortant Michaël Delafosse est loin devant avec 32,8%, loin devant l’insoumise Nathalie Oziol (16%) et l’homme d’affaires Mohed Altrad (11,2%).
Mais le parti socialiste apparaît en mauvaise posture dans d’autres bastions comme à Nantes. La maire sortant Johanna Rolland est talonnée (35%) par le candidat de droite et du centre Foulques Chombart de Lauwe (33,1%). Quant au candidat LFI William Aucant, il est en mesure de se maintenir au second tour avec 12% des suffrages, rendant sur le papier la réélection de la socialiste très compliquée.
Olivier Faure ouvrira-t-il la porte à une éventuelle fusion? La question sera tranchée d’ici mardi 18 heures au plus tard au moment du dépôt des listes de second tour. Le patron de Place publique Raphaël Glucksmann a en tout cas dit non très clairement à cette option. « On ne doit pas fusionner avec LFI, ce ne sont pas nos valeurs et ce ne le sera jamais », a expliqué le député européen sur BFMTV.
•Horizons: soulagement pour Édouard Philippe, amertume pour Christian Estrosi
Apparu un temps en difficulté, le maire du Havre Édouard Philippe est finalement sorti en tête du premier tour avec 43,76% des voix. Son adversaire, le député communiste Jean-Paul Lecoq, est loin derrière avec 33,25% des voix.
L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, qui avait lié sa victoire dans cette ville portuaire à sa candidature à la présidentielle, semble bien parti pour l’emporter. Il demeure cependant une inconnue: ce que feront les électeurs du candidat RN Franck Keller qui récolte 15% des voix. Chercheront-ils à faire tomber l’ancien chef du gouvernement ou continueront-ils à soutenir leur candidat?
Édouard Philippe affiche en tout cas un certain optimisme, évoquant « son énergie » et « sa joie » pour le second tour.
Il n’est pas le seul ce soir au sein de son parti Horizons à pouvoir relâcher un peu la pression. Son candidat à Paris, Pierre-Yves Bournazel, également numéro 3 du mouvement, récolte 11,6% des voix. Il ne semble pas en capacité de l’emporter mais pourrait bien jouer le rôle de faiseur de roi dans une compétition qui apparaît comme très ouverte entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. Décidera-t-il de se maintenir comme il l’a promis ces derniers jours ou se retirera-t-il après un accord avec la candidate LR comme le souhaite Édouard Philippe? Réponse mardi soir après le dépôt des listes de second tour en préfecture.
À Nice, la situation est beaucoup plus compliquée pour le maire sortant Christian Estrosi, vice-président d’Horizons. Il est largement derrière son ancien lieutenant Éric Ciotti. L’allié de Marine Le Pen récolte 41,5% des voix contre seulement 31,8% pour l’édile niçois. Seule chance pour lui de s’en sortir: compter sur les voix des électeurs de gauche qui ont récolté, entre la liste LFI et la liste union de la gauche, près de 22% des voix.
• LR: très mauvaise soirée à Paris et Marseille
Le président des Républicains a voulu afficher sa solidité ce dimanche soir. LR « constitue la première force politique locale », a souligné Bruno Retailleau, rappelant que son parti « où une liste alliée était en tête dans une commune sur deux de plus de 9.000 habitants ». À Cannes comme à Calais, David Lisnard et Natacha Bouchart ont été ainsi réélus au premier tour.
En réalité, si la droite confirme bien son ancrage territorial, elle est en nette difficulté dans les grandes villes. À Paris, Rachida Dati est presque 10 points derrière le socialiste Emmanuel Grégoire. À Nîmes, la dernière ville de plus de 100.000 habitants détenue par la droite, elle apparaît en très mauvaise posture. Le candidat communiste Vincent Bouget (30,05%) est dans un mouchoir de poche avec le RN Julien Sanchez qui est à 163 voix d’avance devant lui. Le candidat LR Franck Proust est loin derrière avec 19,55% des voix.
À Marseille, le bilan n’est guère plus riant. La représentante de la droite, Martine Vassal, pourtant présidente de la Métropole Aix-Marseille et numéro 1 du département des Bouches-du-Rhône, n’est qu’en troisième position avec 12,7% des voix.
•Renaissance: la bonne surprise pour un parti peu ambitieux aux municipales
Si Gabriel Attal n’avait guère d’ambitions municipales pour son parti qui n’a jamais réussi à s’imposer localement, Renaissance a eu quelques bonnes surprises ce dimanche soir. À Annecy, seule grande ville qui pourrait tomber dans l’escarcelle des macronistes, l’ancien ministre de l’Économie Antoine Armand est en tête au premier tour mais affronte un second tour très aléatoire avec une quadrangulaire probable.
L’allié de Renaissance, le patron du Modem François Bayrou, est également en bonne position pour se faire réélire à Pau avec 34% des voix, largement devant la liste divers gauche de Jérôme Marbot.
Dans plusieurs grandes villes, l’atmosphère n’est cependant pas à la fête. La candidate à Lille Violette Spillebout n’est qu’en quatrième position. À Lyon, le candidat Renaissance-LR Jean-Michel Aulas, pourtant longtemps en pole position dans les sondages, est au coude-à-coude face à l’écologiste Grégory Doucet.
•Europe-Écologie-Les-Verts: les troupes de Marine Tondelier s’accrochent
Les écologistes jouaient très gros pour ce premier tour. Après la vague verte de 2020 qui avait permis au parti de décrocher de nombreuses grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Poitiers, les maires Verts avaient pour impératif de se faire réélire en dépit de polémiques à répétition et d’un contexte national difficile pour l’écologie politique.
Pour l’instant, le pari est en demi-teinte. Le maire écologiste sortant de Bordeaux Pierre Hurmic a une courte avance sur le député macroniste Thomas Cazenave. Le numéro 1 de Lyon, Grégory Doucet, en dépit d’une campagne difficile, est également à touche-touche avec l’ancien patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas. De lui permettre de se satisfaire d’une « dynamique » qui ne « s’arrêtera pas »
La candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi lui a clairement tendu la main, se « disant prête à discuter avec lui » sur BFM Lyon. À Strasbourg, l’édile sortante Jeanne Barseghian est, elle, en très mauvaise posture. Elle est loin derrière la socialiste Catherine Trautman avec seulement 18,8%. L’ex-ministre de Lionel Jospin récolte, elle, 25,1%.
À Besançon, l’ambiance n’est pas plus heureuse. La maire sortante écologiste de Besançon, Anne Vignot, est largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut à l’issue du premier tour des municipales, dans cette ville dirigée par la gauche de manière quasi ininterrompue depuis plus d’un siècle.
Enfin, les écologistes pourraient jouer les faiseurs de roi à Lille. Dans l’ancienne ville de Martine Aubry, le maire socialiste Arnaud Deslandes, est très proche du score des 25%, presque le même que celui de la candidate LFI Lahouaria Addouche, bien au-dessus des pronostics sondagiers. La décision du Vert Stéphane Baly, en troisième position et qui pourrait décider de fusionner avec les insoumis, sera déterminante en vue du second tour.
• Quinquangulaire, sextangulaire… Des listes en pagaille pour le second tour
Les électeurs pourraient avoir à choisir en 4, 5 voire 6 listes au second tour. S’il est impossible de savoir précisément les candidats qui se retireront ou fusionneront d’ici mardi soir, la date limite pour le dépôt des listes en préfecture, plusieurs villes pourraient affronter des quinquagulaires voire des sextangulaires.
C’est le cas à Paris avec pour l’instant 5 candidats en mesure de se maintenir ou encore à Angoulême. A Poitiers, ce n’est pas moins de 6 listes qui pourraient être sur la ligne de départ le 22 mars prochain.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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