
« Pendant toute la campagne ce n’était pas une main tendue, c’est des coups qu’il (Sébastien Delogu) m’a porté », souligne Benoit Payan
16 mars 2026
la socialiste Catherine Trautmann en tête au premier tour des élections
16 mars 2026Percée de LFI, des seconds tours incertains à Paris, Lyon et Marseille, les écologistes en difficulté… Ce qu’il faut retenir du 1er tour des élections municipales 2026
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe analyse l'article « Percée de LFI, des seconds tours incertains à Paris, Lyon et Marseille, les écologistes en difficulté… Ce qu’il faut retenir du 1er tour des élections municipales 2026 » pour en tirer les points essentiels.
Résumé à retenir
Franceinfo vous résume tout ce qu’il faut savoir à l’issue du premier tour des municipales, dimanche soir.
Près de 48,7 millions de Français étaient appelés aux urnes, dimanche 15 mars, dans les 34 875 communes de France pour le premier tour des élections municipales. Le taux de participation est de 56%, selon une estimation Ipsos-BVA-CESI école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat. Il est en forte baisse par rapport à celui observé lors du premier tour des municipales de 2014, qui était de 63,55%, mais en hausse par rapport au scrutin de 2020 marqué par l’épidémie de coronavirus (44,66%).
La France insoumise et le Rassemblement national se félicitent d’une percée dans plusieurs villes. Renaissance et le Parti socialiste assurent qu’il sera impossible de s’allier avec l’extrême gauche ou l’extrême droite. Voilà ce qu’il faut retenir du premier tour des municipales.
Des scrutins incertains dans plusieurs grandes villes
Le suspense est total dans plusieurs grandes villes de France pour le second tour. A Lyon, le favori des sondages, Jean-Michel Aulas, ancien patron du club de football de l’Olympique lyonnais, s’est dit « déçu » d’être au coude-à-coude avec le maire sortant écologiste Grégory Doucet, tout en assurant vouloir « faire en sorte de gagner » le « match retour ». Grégory Doucet, lui, a salué la « dynamique » de sa liste, promettant qu’« on ne l’arrêtera[it] pas ». Selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat, les deux candidats obtiennent chacun 36,8% des voix.
A Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire, unissant la gauche sauf La France insoumise, est arrivé en tête au premier tour. Selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat, il a recueilli 37,9% des suffrages. Sa rivale, Rachida Dati, soutenue par LR et le MoDem, obtient 25,5% des voix. Troisième avec 12%, la tête de liste insoumise à Paris, Sophia Chikirou, a déclaré « attendre (l’)appel » de son adversaire socialiste pour « faire un front antifasciste » au second tour, c’est-à-dire une fusion, faute de quoi elle maintiendra ses listes LFI dans la capitale.
Le candidat soutenu par Horizons et Renaissance, Pierre-Yves Bournazel, est aussi en route pour le second tour, avec 11,7% des suffrages. Une quadrangulaire se profile donc dans la capitale.
A Marseille, le maire sortant, Benoît Payan (PS), devance d’une courte tête le RN Franck Allisio. Les deux candidats obtiennent respectivement 35,6% et 35,1% des suffrages, selon notre estimation Ipsos-BVA. Crédité de 12,4%, le candidat La France insoumise pour les municipales, Sébastien Delogu, appelle à « la constitution d’un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille », écrit-il dans un communiqué publié sur son compte X. La candidate divers droite Martine Vassal, estimée à 12,8%, a décidé de ne pas s’exprimer dimanche soir.
La mairie de Lille fera, elle aussi, l’objet d’une âpre bataille. Le maire socialiste sortant, Arnaud Deslandes, est arrivé légèrement en tête avec 26,4% des suffrages, selon notre estimation Ipsos-BVA. Il devance la candidate de La France insoumise Lahouaria Addouche, qui obtient 24,1% des suffrages. L’écologiste Stéphane Baly complète le podium avec 16,5% des voix. Violette Spillebout (Renaissance) et Mathieu Valet (RN) peuvent aussi se maintenir au second tour avec respectivement 11,7% et 11,3%.
Une forte percée de La France insoumise
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, s’est félicité d’une « progression remarquable » de son parti. A Roubaix (Nord), le député insoumis David Guiraud prend une sérieuse option en vue du second tour, avec 46% des voix, devant les listes de droite, du reste de la gauche et du RN en position de se maintenir. A Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le candidat LFI, largement en tête, pourrait l’emporter dès le premier tour, selon des résultats provisoires.
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Manuel Bompard appelle « d’ores et déjà » aux alliances afin de faire barrage à l’extrême droite lors du second tour, le 22 mars. « Nous tendons la main aux autres listes pour permettre, partout où la droite et l’extrême droite menacent, la constitution d’un front antifasciste », affirme-t-il. Sur X, Jean-Luc Mélenchon salue également une « magnifique percée » et appelle la « gauche traditionnelle » à saisir « la main tendue » pour le second tour.
Le Rassemblement national crie victoire
Dès 20 heures dimanche, Jordan Bardella a pris la parole à Beaucaire (Gard). ll s’est félicité que plusieurs maires du parti d’extrême droite soient réélus dès le premier tour, dont celui de Beaucaire (Gard) « avec près de 60% des voix », selon le président du Rassemblement national. Louis Aliot, candidat à la mairie de Perpignan, remporte également le siège d’édile dès le premier tour avec 50,61% des voix, selon les résultats définitifs. Il s’est félicité d’un « résultat historique » dimanche soir. Même cas pour Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
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En vue du second tour, se tenant dimanche 22 mars, Jordan Bardella affirme que le parti à la flamme « tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l’extrême gauche et la dilution dans le macronisme« .
Le PS rejette une alliance avec les insoumis
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, s’est félicité que ses candidats soient arrivés en tête dans plusieurs grandes villes. « A Paris, Marseille, Toulouse, Nantes, Rennes, Rouen, Montpellier, Nancy, Lille, Villeurbanne, Le Mans, Saint-Etienne, Amiens, Avignon, Blois, Dijon, Saint-Denis et tant d’autres, nous sommes en tête et en mesure de l’emporter au second tour », a-t-il énuméré, lors de son allocution.
Il estime également que le parti de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, « n’a pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire » face à l’extrême droite et efface toute idée d’alliance. « Il n’y a pas d’accord national entre le PS et LFI au second tour », a rappelé Olivier Faure. Selon lui, Jean-Luc Mélenchon n’a « pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l’extrême droite ». Le premier secrétaire du PS a demandé « aux socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs ».
Les Ecologistes en difficulté à Strasbourg, Lille ou Bordeaux
Les résultats des Ecologistes étaient particulièrement attendus, six ans après une « vague verte » qui leur avait permis de l’emporter dans sept villes de plus de 100 000 habitants. L’une des surprises de la soirée est venue de Lyon, où le maire sortant Grégory Doucet a fait mieux que résister à Jean-Michel Aulas, son concurrent de la droite et du centre.
Mais derrière l’étendard lyonnais, Les Ecologistes pourraient perdre des grandes villes au second tour. C’est notamment le cas à Strasbourg, où la maire sortante, Jeanne Barseghian, est en ballottage défavorable derrière la socialiste Catherine Trautmann et le candidat LR divers droite Jean-Philippe Vetter. A Bordeaux, Pierre Hurmic est certes arrivé en tête au premier tour face au candidat de l’union du centre, Thomas Cazenave, et au divers centre Philippe Dessertine, mais son avance est maigre en vue du second tour. Ils ont aussi abandonné des espoirs de conquête à Lille, où Stéphane Baly est nettement distancé derrière les candidats PS et LFI.
Renaissance refuse toute alliance avec le RN et LFI
Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a assuré qu’« aucune alliance directe ou indirecte avec l’extrême gauche de LFI, ni avec l’extrême droite » ne serait possible après le premier tour des élections municipales. « Quand ce sera nécessaire, évidemment, nous ferons ce qu’il faut pour empêcher l’extrême gauche et l’extrême droite de gagner. Ce qui va nous guider, c’est l’intérêt général. Partout où la main nous sera tendue, nous la saisirons », affirme-t-il.
Il se félicite que son parti ait franchi la barre des 100 maires élus dès le premier tour, comme Franck Riester à Coulommiers (Seine-et-Marne). « C’est un résultat inédit, nous poursuivons notre ancrage et notre implantation territoriale », s’est réjoui Gabriel Attal.
Les Républicains réclame « un grand rassemblement de la droite »
Le chef des Républicains, Bruno Retailleau, a appelé à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner ses candidats au second tour des municipales « contre la gauche ou contre le RN » et à éviter « la diversion et la dispersion ».
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L’ancien ministre de l’Intérieur estime que son parti s’est « renforcé » au premier tour des municipales. Le patron de LR espérait une vague bleue aux municipales qui permettrait à la droite de revenir à la tête de grandes villes : les résultats du premier tour à Paris et Lyon sont largement en-deça de ses attentes, même si des « conquêtes » demeurent possibles dans des villes comme Besançon.
Un taux de participation en baisse par rapport en 2014, mais des grandes villes mobilisées
Le premier tour des élections municipales a mobilisé davantage qu’en 2020. A la fermeture des bureaux, 56% des personnes inscrites sur les listes électorales avaient pris part au vote, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat. Un chiffre en progression après un taux de participation très faible il y a six ans (44,66%), deux jours avant le confinement imposé face à la crise du Covid-19. La participation estimée pour le premier tour de ces élections municipales reste toutefois inférieure à celle observée en 2014, qui était de 63,55%.
Certaines grandes villes se sont particulièrement mobilisées pour le premier tour de ces élections municipales. Selon les derniers chiffres Ipsos-BVA, dans la capitale, le taux de participation est de 58,5%, soit deux points de plus qu’en 2014 avec 56,3%. A Lyon, le taux de participation est estimé à 63,9% pour ce premier tour des municipales, contre 56,1% en 2014. A Strasbourg, il s’élève à 56,9%, contre 49,7% en 2014.
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Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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