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16 mars 2026Résultats des municipales 2026 : dans l’Aude, qui sont les gagnants et les perdants du 1er tour ?
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici les éléments principaux de « Résultats des municipales 2026 : dans l’Aude, qui sont les gagnants et les perdants du 1er tour ? » pour nos lecteurs.
Points saillants
420 des 433 communes de l’Aude connaissent déjà, au soir du 1er tour de ce dimanche 15 mars, les listes qui ont emporté les municipales 2026. Une 1re étape qui, pour les différentes forces politiques du département, sont riches d’enseignements. Décryptages.
La participation à la peine
Six ans après un 1er tour des municipales 2020 frappé du sceau du Covid, et un confinement déclaré au lendemain même du rendez-vous des urnes, les municipales 2026 étaient l’occasion pour les électeurs de confirmer que ce scrutin est, avec la présidentielle, celui qui suscite le plus d’engouement. Alors, bien sûr, à 17 heures, une heure avant la fermeture des bureaux, les « temps de passage » du 15 mars 2020 étaient balayés, avec 62,23 % de participation dans l’Aude, contre 41,31 % six ans plus tôt. Mais à y regarder de plus près, et en se référant cette fois à 2014 et aux dernières municipales épargnées par la pandémie, le compte n’y est pas dans de nombreuses villes. Et pas des moindres : à Lézignan-Corbières, l’abstention a progressé de plus de 10 points en 12 ans (41,08 % contre 29,47 %), quand elle a augmenté de près de huit points à Narbonne (45,22 % contre 37,73 %) et est passée de 30,59 à 42,38 % à Castelnaudary ; à Carcassonne, l’inflation est moindre, certes, mais l’abstention dépasse tout de même la barre des 40 %, largement au-delà du niveau de mars 2014 (36,08 %). Peu de ceux qui ont boudé les urnes auront l’occasion de se rattraper au second tour : ce dimanche 15 mars, 420 des 433 communes ont déjà achevé leur rendez-vous municipal. Logique, dans un département où 410 mairies ne comptaient qu’un prétendant ou deux listes opposées lors de ce 1er tour.
Pour le RN, objectif Carcassonne
Maxime Bot battu de plus de 10 points dans son face-à-face du 1er tour face au sortant Pierre Durand à Limoux ; Laure-Emmanuelle Philippe tout juste au-dessus du niveau de son 1er tour 2020 (13,07 % ce 15 mars 2026 contre 11,54 %, mais 18,95 % en 2020) ; Frédéric Falcon 2e avec 21,89 % des suffrages, le plus haut score du FN ou du RN sur des municipales à Narbonne certes, mais 7 000 voix derrière un Bertrand Malquier qui manque sa réélection d’une voix. Si le RN voulait faire de ces municipales l’occasion de prouver que ses scores des européennes ou de la présidentielle pouvaient être décalqués au plan local, c’est un échec… Ou presque. Car à Carcassonne, c’est bien le député de la 1re circo, Christophe Barthès, qui est arrivé en tête : en balayant d’ailleurs la meilleure marque jusqu’alors réalisée par le parti d’extrême-droite lors de municipales dans le chef-lieu de l’Aude, avec les 21,87 % de Robert Morio en 2014.
À gauche, des déceptions… et des espoirs
En perdant Narbonne, Carcassonne et Quillan en 2014, puis Lézignan-Corbières en 2020, la gauche, et tout particulièrement le PS, ne gardait pas un bon souvenir des dernières municipales, quand bien même elle était parvenue à conserver quelques bastions, de Limoux à Castelnaudary en passant par Gruissan et Coursan, deux communes détenues par le PRG depuis 2001 et 2014. Le cru 2026 a-t-il changé la donne ? Il n’en prend en tout cas pas le chemin au soir du 1er tour. Car à Carcassonne comme à Narbonne, les têtes de liste PS ont dû se contenter de la 3e place : Alix Soler-Alcaraz rendant plus de 10 points à Christophe Barthès, et Nicolas Sainte-Cluque enregistrant 1 000 voix de moins que le candidat et député RN Frédéric Falcon. Où regarder alors, ce dimanche soir ? À Limoux, sans doute, où Pierre Durand conserve sa mairie dans un duel dès le 1er tour en dominant son adversaire RN, comme l’a fait Philippe Greffier, pour sa 1re élection chaurienne, en prenant la succession annoncée de Patrick Maugard. À Gruissan et Coursan, toujours, aisément conservées. Ou encore à Bram. Et le 22 mars ? À Lézignan-Corbières, qui sait, avec la 1re place décrochée par André Hernandez, de peu, devant le sortant Gérard Forcada. Ou encore à Quillan, où Stéphane Peille arrive en tête des trois prétendants, cette fois loin devant le sortant Pierre Castel.
La droite sauve ses rares bastions
Bertrand Malquier aurait pu passer un dimanche 22 mars en toute quiétude. Le maire sortant narbonnais ne vivra certes pas un second tour sous haute tension, attendant « la » voix qui lui a manqué pour l’emporter dès le 1er tour. Mais ce succès annoncé est évidemment d’importance pour la droite audoise, quand bien même « Nouveau Narbonne » a toujours occupé une place à part sur l’échiquier politique départemental. Satisfaction, aussi, du côté de Leucate, où Michel Py, s’il ne renouvelle certes pas son élection au 1er tour de 2020, est en ballottage plus que favorable pour prolonger son bail entamé en 1995 avec ses 44 % engrangés au 1er tour. Une antériorité qu’il partage avec Henri Martin, déjà réélu à Port-la-Nouvelle ce 15 mars. Un trio qui fera donc encore de Narbonne, Leucate et La Nouvelle les rares bastions audois de la droite. Un statut que Quillan, enlevé par Pierre Castel au PS en 2014, pourrait perdre : le maire sortant n’est arrivé que 3e du 1er tour. Réponse le dimanche 22 mars.
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Source : www.lindependant.fr
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