
Guerre au Moyen-Orient : chasse à l’homme en Iran pour retrouver le pilote américain disparu, » se cacher et trouver de l’eau » sont ses priorités pour rester en vie
4 avril 2026
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4 avril 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « comment sont formés les pilotes de l’US Air Force à survivre en territoire ennemi? ».
Points essentiels
Un des deux membres d’équipage d’un chasseur-bombardier F-15E américain est toujours recherché par les États-Unis et l’Iran ce samedi 4 avril. Les pilotes de l’armée américaine sont préparés à affronter ce type de situation au cours de leur formation.
Washington et Téhéran ont une même idée fixe depuis ce vendredi 3 avril: retrouver l’un des deux occupants du chasseur-bombardier F-15E américain que l’armée iranienne affirme avoir abattu dans le sud-ouest du pays, dans la région du Khouzistan. Le deuxième membre d’équipage a pu être secouru par les forces spéciales américaines, selon des médias américains comme Axios et CBS News.
Les pilotes de l’US Air Force tel que celui actuellement recherché en Iran sont préparés à vivre ce type de scénario. Ils suivent pour cela un programme d’entraînement baptisé SERE (« Survie, Évasion, Résistance, Exfiltration »).
« Ce qu’ils apprennent, c’est qu’une fois qu’ils sont éjectés de l’avion de chasse, ils doivent trouver la meilleure cachette ou s’enfuir en fonction de l’environnement dans lequel ils sont », détaille pour CNN l’ancien colonel Cedric Leighton.
Se cacher tout en restant accessible
Un pilote se retrouvant en territoire hostile doit échapper à la vigilance de l’ennemi tout en restant accessible pour que les secours puissent l’exfiltrer. Il s’agit par exemple d’aller sur un toit en zone urbaine ou de trouver une clairière permettant l’atterrissage d’un hélicoptère.
« Et si je bouge, je vais essayer de le faire de nuit » afin de ne pas être repéré, conseille Houston Cantwell, ancien pilote de l’armée américaine et expert au centre de réflexion Mitchell institute for Aerospace Studies interrogé par l’AFP.
Autre point important dans un tel contexte: avoir en permanence accès à de l’eau. « Vous pouvez survivre sans nourriture pendant un moment, mais vous avez besoin d’eau tous les jours », rappelle Houston Cantwell.
Abattu par les Serbes bosniaques en juin 1995 et secouru après six jours de recherches, le capitaine Scott O’Grady avait ainsi utilisé une éponge qui l’aidait à boire en lui permettant de récupérer de l’eau de pluie et l’humidité du sol mouillé.
L’une des consignes du programme SERE est également d’activer la balise radio dont sont équipés les pilotes éjectés en urgence, et ce, afin qu’ils puissent être localisés par les militaires chargés de venir à leur secours.
« Ces balises ne peuvent pas être activées en permanence, sinon les pilotes pourraient être détectés par l’ennemi », explique à BFMTV l’amiral Jean-Louis Vichot, ancien chef de mission militaire française auprès de l’OTAN. « En général, elles n’émettent que sur des fréquences connues des gens qui les cherchent », ajoute-t-il.
Des opérations à haut risque pour les militaires
En parallèle, lors d’opérations militaires comme celle menée en Iran, chaque branche de l’armée américaine maintient en alerte des troupes spécialisées pour venir exfiltrer les pilotes. « Les Américains ont mis tout ce qu’il fallait sur place instantanément. C’est prêt en permanence, parce qu’on sait que (ce genre de situation) peut arriver », souligne le général Jean-Paul Paloméros, ancien commandant allié de l’Otan, à BFMTV.
Les militaires engagés dans ces opérations d’exfiltration prennent eux-mêmes des risques considérables. Sur des images filmées dans la région où est recherché le pilote de l’avion abattu en Iran, on peut ainsi voir un hélicoptère américain volant à basse altitude être pris pour cible par des Iraniens munis d’armes à feu.
« C’est le genre de choses que l’on ne ferait que dans une situation où l’on est prêt à prendre de très gros risques parce que l’objectif est très important, en l’occurrence sauver des vies », a résumé sur CBS Aaron McLean, analyste en sécurité nationale.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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