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4 avril 2026Reuters.com
4 avril 2026Donald Trump menace l’Iran, le Yémen tire un missile vers Israël, le Liban sous les frappes israéliennes… Ce qu’il faut retenir de la journée de samedi 4 avril – franceinfo
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Donald Trump menace l’Iran, le Yémen tire un missile vers Israël, le Liban sous les frappes israéliennes… Ce qu’il faut retenir de la journée de samedi 4 avril – franceinfo ».
Les points essentiels à retenir
Au bout de 36 jours, la perspective d’une issue rapide au conflit au Moyen-Orient reste hors de portée. Des manifestations ont eu lieu en Israël, ainsi qu’en Irak, samedi 4 avril, pour demander la fin des hostilités : à Tel-Aviv, plus d’un millier de personnes ont manifesté contre la guerre menée par Israël contre l’Iran et le Hezbollah au Liban, appelant les autorités israéliennes à y mettre un terme, avant d’être dispersées par la police. En Irak, des dizaines de milliers de partisans de l’influent religieux chiite Moqtada Sadr se sont rassemblés à Bagdad et à travers tout le pays pour condamner Israël et les Etats-Unis, dont les opérations conjointes contre l’Iran, le 28 février, ont marqué le début du conflit au Moyen-Orient, qui entre dans sa sixième semaine. Voici les informations à retenir.
A l’approche de la fin de son ultimatum, Donald Trump menace de « déchaîner les enfers » sur l’Iran
Le 26 mars, le président américain avait annoncé suspendre les frappes visant les centrales électriques iraniennes jusqu’au « lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington », dans l’attente qu’un accord soit trouvé sur les hostilités, ainsi que sur une possible réouverture du détroit d’Ormuz. S’il avait alors déjà repoussé un précédent ultimatum, le président a remis un coup de pression, dans un message publié samedi sur son réseau Truth Social. « Le temps presse », a-t-il insisté, rappelant avoir « donné dix jours à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz ». Il reste « 48 heures avant de déchaîner les enfers sur [l’Iran]« , a-t-il écrit. « Gloire à Dieu ! », a-t-il enfin ajouté, en conclusion de ce message publié en ce week-end pascal.
Un aviateur américain toujours recherché par Washington et Téhéran
L’Iran et les Etats-Unis sont engagés dans une course pour retrouver l’un des deux occupants d’un chasseur-bombardier américain F-15E qui s’est écrasé vendredi sur le territoire iranien. Les médias américains rapportent qu’un des deux aviateurs s’est éjecté en vol et a été exfiltré au cours d’un raid des forces spéciales dans le sud-ouest de l’Iran, le sort du second demeurant inconnu.
De son côté,l’armée iranienne a affirmé vendredi soir avoir touché un autre avion américain, un appareil d’appui aérien rapproché A-10 Thunderbolt II, qui s’est ensuite abîmé dans le Golfe. Le New York Times avait auparavant fait état de la chute d’un avion américain près du détroit d’Ormuz, ajoutant que son seul pilote avait été secouru sain et sauf.
La centrale nucléaire de Bouchehr et un site pétrochimique visés par des frappes israélo-américaines
Seule installation nucléaire civile opérationnelle d’Iran, la centrale de Bouchehr a déjà été ciblée à quatre reprises depuis le début de la guerre, le 28 février. Samedi, elle a de nouveau été visée par une frappe, selon l’agence de presse officielle Irna, qui parle d’un projectile ayant touché « une zone proche de la centrale », tuant un garde. Aucun dommage n’a été recensé sur les installations, selon la même source. La Russie, qui a participé à la construction de cette centrale, a déclaré avoir procédé à l’évacuation des employés russes de l’entreprise Rosatom qui se trouvaient sur place. Selon son directeur général, Alexeï Likhatchev, des bus transportant « 198 personnes » ont ainsi quitté les lieux quelques minutes après la frappe.
Si l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré qu’aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée samedi, le directeur de l’agence, Rafael Grossi, a appelé à une « retenue militaire maximale afin d’éviter le risque d’un accident nucléaire », selon un message publié par l’organisation sur X.
Des frappes israélo-américaines ont visé samedi matin d’autres sites stratégiques. Cinq personnes sont mortes dans des frappes qui ont touché le site pétrochimique de Mahshahr, dans le sud-ouest de l’Iran, a annoncé en fin de journée le gouverneur adjoint de la province de Khouzestan, Valiollah Hayati, cité par l’agence iranienne Isna,
Au Liban, où Israël poursuit ses opérations, deux fillettes libanaises et un soldat israélien tués et au moins 40 personnes blessées dans des frappes
Deux fillettes ont été tuées et 22 personnes blessées par des frappes israéliennes menées samedi sur le sud du Liban, dans le village de Habbouche, a annoncé le ministère de la Santé. De son côté, l’armée israélienne a annoncé la mort « au combat » d’un soldat de 21 ans, dans cette région méridionale où elle a entamé une invasion terrestre, disant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien. Plus tôt dans la journée, deux frappes israéliennes ont quasiment détruit deux bâtiments proches d’un hôpital de la ville côtière de Tyr, faisant 18 blessés, dont trois secouristes et un enfant, selon le ministère de la Santé libanais.
L’armée israélienne a par ailleurs de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth, samedi à l’aube, affirmant « frapper des infrastructures du Hezbollah » dans la capitale libanaise. Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël en représailles à l’attaque américano-israélienne. Depuis, l’armée de l’Etat hébreu pilonne de vastes zones du pays et mène une offensive terrestre dans le Sud.
Israël visé par plusieurs salves de missiles iraniens et par un missile tiré depuis le Yémen
L’armée israélienne a détecté un tir de missile depuis le Yémen en direction d’Israël, a-t-elle annoncé dans la soirée de samedi. « Les systèmes de défense aérienne sont en cours d’activation pour intercepter la menace », peut-on lire dans un communiqué des forces israéliennes. Il s’agit du cinquième tir en provenance du Yémen depuis le début de la guerre déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l’Iran. Les rebelles houthis ont acté le 28 mars leur entrée dans le conflit en soutien à leur allié iranien, en tirant un premier missile en direction de l’Etat hébreu.
Pendant la journée de samedi, Israël a fait l’objet de six salves de missiles tirées depuis l’Iran, toujours selon l’armée israélienne. Selon les secours israéliens, cinq personnes ont été légèrement blessées à Tel-Aviv et dans le centre d’Israël, notamment par des éclats de verre.
Dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la Révolution disent avoir visé un navire « lié » à Israël et ouvrent le passage aux navires irakiens
« Un drone a frappé un navire (…) lié » à Israël dans le détroit d’Ormuz, qui « a pris feu », ont annoncé les forces navales des Gardiens de la Révolutions iraniens sur X, identifiant le bateau comme le MSC Ishyka. Alors que la navigation s’effectue au compte-gouttes dans ce détroit crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, l’Iran a annoncé que les navires irakiens, un « pays frère », pouvaient librement traverser le détroit. Au cours de la journée de samedi, un second navire appartenant à un armateur turc a également pu passer, ainsi qu’un bateau battant pavillon indien chargé en GPL.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en Turquie et la première ministre italienne, Georgia Meloni, aux Emirats arabes unis
Sur le front diplomatique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé samedi à Istanbul, en Turquie, pour des discussions avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants doivent aborder la sécurité au Moyen-Orient et en Ukraine. Ils ne discuteront « pas uniquement des intercepteurs [de drones] », mais de « la coopération pour la sécurité en général », a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien. De son côté, le chef d’Etat trurc a estimé que la guerre avait « conduit à une impasse géostratégique ». Lors d’un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il fallait « redoubler d’efforts pour mettre fin à cette guerre ».
La première ministre italienne, Georgia Meloni, a quant à elle été reçue aux Emirats arabes unis par le président Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, après avoir rencontré l’émir du Qatar à Doha. Au menu des discussions : cessation des hostilités, détroit d’Ormuz et crise énergétique.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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