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4 avril 2026En Israël, l’extrême-droite d’Itamar Ben Gvir donne le cap de la politique gouvernementale
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Voici les éléments principaux de « En Israël, l’extrême-droite d’Itamar Ben Gvir donne le cap de la politique gouvernementale » pour nos lecteurs.
Points importants
Jusqu’à aujourd’hui, le seul condamné à mort de l’histoire d’Israël est le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. À la manœuvre depuis plusieurs années sur ce dossier, un homme de plus en plus puissant : le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, allié de Benjamin Nétanyahou depuis 2022. Il a fait du débat sur le retour de la peine de mort son cheval de bataille et l’a fait aboutir. Souvent débraillé, kippa blanche sur le crâne, épingle sur le revers de sa veste en forme de nœud coulant pour revendiquer ce qui doit attendre les Palestiniens auteurs d’attentats anti-israéliens, Itamar Ben Gvir est aujourd’hui une figure incontournable de la vie politique. Mieux : il fixe désormais le cap.
À la tête de la troisième force politique du pays, suprémaciste, il prône la colonisation tous azimuts, dirige une police qui ferme les yeux sur les actions illégales, et parfois les assassinats, de Palestiniens par des colons israéliens. Allié nécessaire de Nétanyahou — sans lui, plus de gouvernement — Itamar Ben Gvir a fini par convaincre le Premier ministre de voter un texte dont il ne voulait pas.
**Illustration d’une extrême droite aux manettes
Et pourtant, il y a encore quelques années, ce qu’incarne cet homme n’avait pas sa place dans le débat politique israélien. Jeune, Ben Gvir milite au sein du mouvement raciste Kach, qui prône l’expulsion pure et simple des Arabes d’Israël. Résultat : il est dispensé de service militaire, l’armée le trouvant trop extrémiste. Symbole de cette radicalité : à 18 ans, il sort de l’anonymat. Son fait d’arme, juste après les accords d’Oslo : s’approcher du véhicule du Premier ministre Yitzhak Rabin, en arracher l’emblème Cadillac avant de prononcer les mots suivants : « Tout comme nous sommes arrivés à cet emblème, nous pouvons arriver à Rabin ». Trois semaines plus tard, le prix Nobel de la paix est assassiné. Au tableau de chasse d’Itamar Ben Gvir depuis : 53 inculpations pour soutien à une organisation terroriste notamment. Avocat, il s’est d’ailleurs spécialisé dans la défense d’extrémistes juifs. Son numéro de portable circule dans les colonies, selon le quotidien Haaretz.
Comment expliquer qu’un tel profil donne aujourd’hui le la Ouverture dans un nouvel onglet de la politique israélienne ? Vous l’avez peut-être entendu sur franceinfo, plusieurs Israéliens que nous avons interrogés ont spontanément fait référence au 7-Octobre quand la question leur a été posée. L’extrême-droite israélienne a su exploiter ce traumatisme — 1 200 morts, 251 otages — pour rendre acceptable le retour de la peine de mort. Le texte avait été une première fois présenté avant le 7-Octobre, il n’avait même pas été discuté. Trois ans plus tard, il est passé. Même si pour nombre d’observateurs avisés de la démocratie israélienne, la Cour suprême, elle, fera blocage. Au nom de l’état de droit.
Source : www.radiofrance.fr
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