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11 avril 2026Six nations 2026 : sélectionneur, staff, nouvelles venues… Comment le XV de France a opéré sa mue après la Coupe du monde pour revenir au sommet – franceinfo
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Six nations 2026 : sélectionneur, staff, nouvelles venues… Comment le XV de France a opéré sa mue après la Coupe du monde pour revenir au sommet – franceinfo ».
Points essentiels
Alors qu’elles affrontent l’Italie samedi, pour l’ouverture de leur Tournoi 2026, les Bleues se retrouvent près de sept mois après leur désillusion au Mondial anglais. Avec de nouvelles forces et de nouvelles ambitions.
« C’est une nouvelle équipe de France, avec de nouvelles joueuses et un nouveau jeu« . Les mots signés Gabrielle Vernier, à l’AFP, posent immédiatement le décor : l’ère des Bleues, qui ont terminé quatrièmes de la Coupe du monde en Angleterre en septembre, est terminée. « Je pense qu’elles ont tourné la page« , a d’ailleurs soufflé François Ratier à franceinfo:sport, à la veille de débuter l’édition 2026 du Tournoi, contre l’Italie, samedi 11 avril à Grenoble (en direct sur France 2 et france.tv à 13h25).
Au rayon des nouveautés justement, un nouveau sélectionneur, François Ratier, ainsi qu’un nouveau staff avec Gérald Bastide, pour la défense, et Florent Wieczorek pour la conquête. Et de nouvelles têtes : 10 joueuses parmi les 32 retenues dans la liste pour ce Six nations ne comptent encore aucune cape et trois d’entre elles en totalisent moins de 10. « Je sens un nouveau souffle, avec cette génération qui arrive, une nouvelle dynamique, analyse Safi N’Diaye, ancienne internationale tricolore et consultante pour France Télévisions. J’ai senti beaucoup d’envie, de sérieux, de concentration. Elles ont hâte de débuter dans un stade qui réussit plutôt bien à l’équipe de France, avec des supporters incroyables ».
Après le duo Gaëlle Mignot-David Ortiz, place à un sélectionneur unique : François Ratier. Ancien coach des Lionnes de Bordeaux, qu’il a menées trois fois au titre de championnes de France ces trois dernières saisons, et sélectionneur des Canadiennes, parvenues en finale de la Coupe du monde en 2014, son CV est déjà bien rempli. « J’essaie de coacher positivement, confie l’ancien joueur à franceinfo: sport. La pression, quoiqu’il se passe, existe. Soit on en fait une arme, soit un paralysant. Pour moi, il faut s’en nourrir ».
« Ça fait toujours du bien de voir des nouvelles têtes, ça apporte une vraie dose de fraîcheur« , sourit la Toulousaine Charlotte Escudero, qui n’avait, jusqu’ici, croisé François Ratier que sur le bord des terrains d’Elite 1. Le trio d’entraîneurs « apporte un cadre beaucoup plus professionnel, qu’il a pu calquer du côté des équipes masculines », ajoute-t-elle. Et un projet de jeu à son image.
« C’est un entraîneur qui aime le jeu offensif, quand ça joue debout, quand les rucks sont rapides, quand le ballon circule ».
Safi N’Diaye, consultante France Télévisionsà franceinfo: sport
« Je veux qu’on soit menaçants sur le terrain dans toute sa largeur, dans les couloirs, mais aussi au milieu, dans l’axe, sur la latéralité, le champ profond. Bref, utiliser toutes les armes que le rugby nous offre, développe le sélectionneur auprès de franceinfo: sport. Offensivement, on doit être capables de les utiliser à des moments ou à d’autres selon l’opposition. Et en défense, un secteur déjà solide, il faut pousser encore plus », ajoute François Ratier.
Outre Pauline Bourdon Sansus et ses 71 sélections, Gabrielle Vernier à 58 capes et Annaëlle Deshayes qui en comptabilise 54, l’équipe de France conserve un noyau dur, « une grosse ossature de joueuses qui ont joué des Tournois, qui ont disputé une Coupe du monde au moins. Ça a de la valeur« , assure encore François Ratier. C’est le cas de Manae Feleu, désormais seule capitaine de ce XV de France, Madoussou Fall-Raclot, Emilie Boulard ou Assia Khalfaoui.
A leurs côtés, des néophytes, Mathilde Lazarko, Anaïs Grando et Pauline Barrat, vont faire leurs débuts dans ce Tournoi dès le match contre l’Italie. « Notre projet est basé sur la performance, explique-t-il. Elles savent toutes jouer au rugby, mais aujourd’hui qu’elles aient 20 ou 30 ans, ce qui compte, c’est ce qu’elles montrent sur le terrain« . De quoi provoquer une certaine émulation. « Ça tire tout le monde vers le haut et crée une forme de compétition entre nous très saine« , assure Joanna Grisez, la septiste qui évolue au Stade bordelais et qui débutera au centre contre l’Italie. « On a envie de les amener à leur plus haut niveau parce qu’ à un moment, il va falloir passer le flambeau. Enfin pas tout de suite« , ajoute-t-elle dans un sourire.
« Sur ce tournoi, il n’y aura aucun match simple« , prévient Safi N’Diaye car toutes les équipes ont subi un lifting et « vont toutes vouloir se prouver des choses« , affirme la consultante pour France Télévisions. « L’objectif de ce Tournoi, c’est de le gagner, pas seulement de faire du mieux possible« , nous a encore affirmé François Ratier, qui refuse de « construire son Tournoi en se disant que tout ce qu’on fait, c’est pour battre cette équipe » anglaise, que la France n’a plus vaincue dans le Tournoi depuis 2018. « Il ne faut pas faire les choses à l’envers, on doit battre chaque équipe d’abord avant peut-être d’aller chercher une victoire contre les Anglaises« , assure-t-il.
Pour y parvenir, les Bleues vont attaquer leur compétition contre les Italiennes à Grenoble, où elles devront « être maîtresses de leur jeu, imposer leur rythme, agresser ‘positivement’ leur adversaire, attaquer l’attaque« , selon les mots du sélectionneur. « C’est une nos rédacteurs qui garde le ballon, qui est pénible en conquête, ajoute Safi N’Diaye. De toute façon, les matchs contre l’Italie sont toujours compliqués, donc, au moins, ça va mettre l’équipe de France dans le bain direct« . Elles se déplaceront ensuite au pays de Galles avant de recevoir l’Irlande à Clermont-Ferrand, de jouer l’Ecosse à Edimbourg et de disputer le Crunch, synonyme de finale depuis six éditions, à Bordeaux contre les Anglaises, le 17 mai.
« L’Angleterre est la meilleure équipe du monde, avec un banc que n’importe quelle autre nation pourrait titulariser. C’est leur force : elles ont deux équipes aussi compétitrices les unes que les autres ».
Safi N’Diayeà franceinfo: sport
Mais avec trois titulaires en congé maternité, Zoe Aldcroft, Abbie Ward et Lark Atkin-Davies, et sur une année « post-Coupe du monde où elles peuvent se relâcher un peu après des mois à cravacher pour gagner leur Coupe du monde à la maison« , l’Angleterre peut devenir une proie plus abordable, espère l’ancienne internationale tricolore aux 91 sélections : « Ça pourrait se jouer à trois points, un essai peut-être« . L’an dernier, il n’y avait eu qu’un détail d’écart (43-42) entre les deux équipes au coup de sifflet final.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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