
Publicis groupe sa : Plus que jamais le meilleur élève de sa classe, Publicis livre une croissance supérieure aux attentes à défaut de calmer les craintes liées à l’IA
14 avril 2026Reuters.com
14 avril 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre équipe analyse l'article « Arrachage des vignes dans l’Aude : un feu vert qui n’arrive toujours pas » pour en tirer les points essentiels.
Éléments essentiels
Dans l’Aude, les viticulteurs sont prêts à arracher mais restent à l’arrêt, suspendus à une validation européenne qui tarde. Sur le terrain, les vignes poussent, les maladies menacent et la tension grimpe. Explications avec le président du syndicat audois des vignerons.
Mais qu’attend-on pour donner le feu vert de l’arrachage primé des vignes ? L’autorisation doit revenir de Bruxelles, mais au sein de la filière c’est l’incompréhension, la Commission européenne n’ayant toujours pas reçu la demande française. Les vignerons sont dans les starting-blocks pour attaquer les travaux d’arrachage définitif payés 4 000 € l’hectare, car la nature n’attend pas, et les récentes et abondantes pluies pourraient accompagner les premières maladies. Une attente qui se traduit par l’exaspération du syndicat audois des vignerons.
« Suite à la manifestation de Béziers, la ministre de l’agriculture avait annoncé au Sitevi une enveloppe de 130 millions d’euros pour de l’arrachage définitif pour la deuxième année consécutive. On a lancé ces Appels à Manifestation d’Intérêt, l’inscription à l’arrachage. On a attendu la validation, intervenue le 19 mars. Suite à ça, on a mis en place les enregistrements de parcelles susceptibles d’être arrachées ». Tout était sur les rails dans les temps… sauf qu’un sacré grain de sable est venu gripper la machine : « On attend toujours l’attestation de validation des travaux ! Alors qu’on a voulu faire tout ça, de manière à être prêt le plus tôt possible » déplore Damien Onorré.
Pourquoi un tel retard ? Difficile de répondre, dans la mesure, où, reprend Damien Onorré, « il y a un gros problème, apparemment, avec le ministère de l’Agriculture, qui déjà a mis beaucoup de temps pour envoyer la notification au niveau européen. On a perdu déjà pratiquement plus de trois semaines. Et maintenant, on attend ce retour de la notification de l’Europe pour marquer une date de début de ces travaux. »
Un délai inconciliable avec les réalités du terrain
Ce retard est préjudiciable aux viticulteurs, dont les vignes commencent à pousser, les traitements ayant déjà débuté. Mais comment lutter, quand au milieu des vignes travaillées, se présentent des îlots non taillés ?
« Au milieu des vignobles, on a des parcelles qui ne sont pas traitées, pas taillées, puisqu’elles étaient destinées à l’arrachage. Dans ce dispositif, il y a plusieurs cas de figure : celui qui arrache en totalité et celui qui le incident de façon partielle, les deux sont dans le même cas sur le plan sanitaire. L’arrachage partiel permettait à la fois de réduire et de remanier l’exploitation, mais surtout d’avoir un apport financier pour aborder la nouvelle campagne, notamment les traitements et tous les frais, car les coûts ont explosé ».
Une situation plus accrue encore pour les Jeunes Agriculteurs : « Cette prime, c’était vraiment essentiel pour nous qui sommes très fragiles. On essaie de se restructurer un peu et d’arracher des parcelles. On est dans l’incertitude totale. Et avec ces vignes qui sont au milieu, qui vont être malades, c’est pire ! » détaille le vice-président des JA.
Le serpent se mord la queue : on ne taille pas ni ne traite une vigne destinée à disparaître, mais elle représente un risque de propagation de maladie aux parcelles mitoyennes. Autre conséquence : les trésoreries, mises à mal par l’augmentation des intrants, des matières sèches ces dernières années et par la récente augmentation du gazole, ne peuvent plus attendre. « Maintenant il est temps que la situation se débloque, puisque là, sur le terrain, ça commence à devenir très compliqué ».
Dans l’Aude, 4 000 hectares ont été inscrits pour de l’arrachage, dont 1 500 définitifs sur les 27 000 au niveau national. Seule la France en a fait la demande au sein de l’Union Européenne. « La filière viticole a accepté de se couper un bras, puisqu’on veut rééquilibrer la production par rapport au marché », soupire Damien Onorré. À quel prix, si le feu vert arrive trop tard ? « On n’envisage rien… prévient le président. Mais il faut que ça bouge ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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