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14 avril 2026Blocus américain dans le détroit d’Ormuz : « Se fâcher avec Pékin devient délicat », selon un spécialiste
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Blocus américain dans le détroit d’Ormuz : « Se fâcher avec Pékin devient délicat », selon un spécialiste ».
Résumé à retenir
D’après le Wall Street Journal, plus de 15 navires de guerre américains sont positionnés pour arrêter les cargos avant qu’ils n’atteignent les ports iraniens. Cette flotte, se tenant loin des côtes pour éviter de s’exposer à des attaques iraniennes, veut ainsi couper les revenus pétroliers du régime et le forcer à accepter les conditions des États-Unis pour un accord de paix. « On ne peut pas laisser un pays faire du chantage au monde entier », a déclaré Donald Trump, lundi, en promettant de détruire tout navire d’attaque rapide iranien qui tenterait de forcer le passage.
« C’est une partie d’échecs diplomatique avec plein de pions, commente le général Philippe Sidos, ancien chef du bureau de liaison de la Finul, mardi 14 avril sur franceinfo. Les États-Unis ont décidé de mettre en place ce blocus de part et d’autre du détroit d’Ormuz, alors que ce trafic maritime absolument gigantesque met en jeu des intérêts économiques absolument énormes avec des puissances comme la Chine, l’Inde et le Pakistan. »
Un détroit davantage paralysé
Les Iraniens bloquaient le détroit par la menace de tir, ils ont même envoyé au début de la guerre des drones sur des bateaux. Aujourd’hui, « tous les bateaux savent qu’ils vont être pris en charge par l’US Navy », décrit le général Philippe Sidos.
Pourtant, d’après l’application en open source MarineTraffic, ce spécialiste a détecté, mardi matin, « deux bateaux chinois se déplaçant vers le détroit d’Ormuz ». Pour lui, cette situation signifie que la Chine va demander aux États-Unis de laisser passer ses bateaux. La Chine souffre énormément de ce blocage du détroit d’Ormuz. Elle s’arrangeait avec les Iraniens pour faire passer plusieurs embarcations, en tant qu’« allié objectif », tout comme l’Inde ou le Pakistan, ce qui rapportait beaucoup d’argent au régime iranien. « Le péage [au détroit d’Ormuz] représentant une somme dérisoire par rapport au prix de la cargaison », précise-t-il..
Pas de risque de dérapage incontrôlé
« J’ai l’impression quand même qu’il y a un peu de raison qui s’est installée, estime le général Philippe Sidos. La situation actuelle met aux prises des pays comme la Chine, le Pakistan et l’Inde, qui sont quand même des monstres géopolitiques ».
Les Américains doivent donc eux aussi « moduler la relation avec la Chine », insiste le général. « C’est quand même une puissance très calme, très patiente. Tout bloquer, se fâcher avec Pékin, ça devient quand même un petit peu délicat, quand on est déjà en guerre contre l’Iran, si on rajoute la Chine, l’Inde et le Pakistan, ça fait beaucoup. »
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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