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14 avril 2026Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « « Dépité », le patron des boulangers tacle les syndicats ».
Ce qu'il faut retenir
Le gouvernement enterre provisoirement la réforme du travail le 1er-Mai. La loi pour autoriser certains patrons à faire travailler leurs employés arrivait pourtant au terme de son examen. Mais sous la pression des syndicats, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a préféré renoncer. Dominique Anract, président de la confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie, réagit sur RMC.
Les syndicats exultent. Le 1er-Mai va rester, pour l’heure, le « seul jour férié, chômé et payé ». Le gouvernement a renvoyé, lundi soir, la loi permettant à certains commerces d’ouvrir avec leurs salariés lors de la Fête du Travail. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a finalement renoncé à convoquer la Commission mixte paritaire.
« Le 1er mai 2026 sera un 1er mai comme les autres », affirment tout sourire les représentants syndicaux. Le droit du travail ne change pas, assure le ministère. Donc, en théorie, les commerçants qui feront travailler leurs salariés ce jour-là, s’exposeront toujours à des sanctions. Mais ça, c’est en théorie, parce que le Premier ministre dit aussi qu’il veut faire rapidement des propositions aux commerces indépendants de la boulangerie et des fleuristes.
Des propositions qui seraient d’ailleurs « applicables dès ce 1er mai 2026 », précise une source gouvernementale à RMC.
« On est vent debout »
Sauf que cet échec pour la loi est une énorme déception pour Dominique Anract, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française.
“Je suis dépité. Tout le monde était prêt, le gouvernement, les députés, les sénateurs, et aujourd’hui avec un coup de pouce des syndicats on ne peut plus. Donc on est vent debout parce que là, ce sont les salariés qui sont payés double et dont 80% veulent travailler. Les entreprises vont perdre du chiffre », déplore-t-il ce mardi 14 avril sur RMC.
« On va passer pour des charlots auprès des touristes »
Pour lui cette interférence des syndicats est incompréhensible. « J’ai l’impression que c’est la CGT qui pilote les entreprises et les syndicats. C’est dramatique ! Ce sont les syndicats qui ont fait pression pour retirer ce projet », appuie-t-il.
Il ajoute: « Imaginez toutes les boulangeries fermées ce jour-là. Ils vont les prendre où les sandwichs, le pain, les croissants? On va passer pour des charlots vis-à-vis des touristes étrangers qui peuvent venir chez nous ».
Une frustration énorme que partage Frédéric Roy, porte-parole du collectif pour la survie des boulangeries et de l’artisanat. “Ça fait 40 ans que j’ouvre le 1er-Mai, je ne vois pas pourquoi cette année, je n’ouvrirais pas. On est à Nice, je livre les plages, pourquoi les touristes mangeraient du pain rassis ce jour-là? », déplore-t-il. «
« Les pizzerias ont le droit d’ouvrir, les restaurants ont le droit d’ouvrir, les kebabs ont le droit d’ouvrir… Bref, tout le monde a le droit d’ouvrir dans la restauration sauf les boulangeries, ce n’est pas normal », insiste-t-il.
Et il ajoute: « On ne veut pas un nouveau jour travaillé, on veut juste encadrer celui qu’on a toujours travaillé. Parce que l’ensemble des boulangers a toujours travaillé le 1er-Mai”, appuie-t-il.
Réunion ce mardi soir: « Il faut absolument qu’on ait quelque chose »
Plusieurs options sont à l’étude comme une tolérance pour ceux qui ouvriraient malgré l’interdiction en attendant qu’un accord soit gravé dans le marbre. Le gouvernement renvoie aux négociations secteur par secteur avec un objectif: aboutir à un texte effectif l’an prochain, le 1er mai 2027.
Jean-Pierre Farandou recevra mardi soir les organisations patronales à 18h. Puis, mercredi à 8h30, les représentants de secteurs concernés. Une réunion à laquelle participera Dominique Anract. « On veut savoir comment on peut trouver une sortie parce que nous, mai 2017, ça nous apporte pas grand chose. Il faut absolument qu’on ait quelque chose », appuie-t-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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