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Voici notre analyse rapide sur « En Europe, le RN est-il tout seul ? ».
Récapitulatif des informations
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé… Vous avez reconnu Lamartine. Pensez également à Marine Le Pen, à Jordan Bardella. Ce matin, un être leur manque : Viktor Orban. Dimanche soir, à Budapest, le Hongrois a perdu les élections, lourdement. Depuis, à Paris, le Rassemblement national fait comme si de rien n’était. Même pas mal !
Pourtant, il y a de quoi avoir mal. Je ne reviens pas en détail sur les liens entre les deux partis, le Fidesz et le RN. Jordan Bardella et Marine Le Pen n’ont jamais lâché Viktor Orban. Les Français épaulaient le Hongrois ; le Hongrois encourageait les Français. En 2022, une banque hongroise a prêté plus de dix millions d’euros à Marine Le Pen.
Dans la galaxie nationaliste, Orban pesait lourd. Il admirait Donald Trump, relayait les intérêts de Vladimir Poutine. Et à la différence de ses alliés, il était au pouvoir ! Il pouvait bloquer le Conseil européen, l’instance qui réunit les chefs d’Etat ou de gouvernement. Il adorait ça. Il ne pourra plus le faire. Pour ses amis politique, il était un « point d’appui« , solide – la formule est du politologue Gilles Ivaldi. Demain, qui jouera ce rôle d’appui ? Personne. Depuis dimanche soir, en Europe, le RN est beaucoup plus isolé.
En famille
Il a tout de même des alliés, et son groupe au Parlement européen, les Patriotes pour l’Europe – un groupe influent, le troisième dans cette assemblée. Plus que des alliés, une famille idéologique, qui se retrouve sur l’immigration, la natalité, la vision de l’occident, et de l’Europe bien sûr. Cette famille, Marine Le Pen l’avait réunie en juin dernier, dans le Loiret, pour l’anniversaire de sa victoire aux Européennes. Elle voyait ce rassemblement comme une démonstration de force. Sur scène, derrière elle, il y avait Viktor Orban, et tous les autres.
« Ce groupe est uni comme les doigts de la main, lançait-elle, uni par une vision commune de la vie et du monde, mais aussi uni par un grand projet politique pour nos patries et notre Europe (…) Des partis qui ne cessent de monter, qui sont au pouvoir ou à ses portes« . L’Europe rêvée de Marine Le Pen : l’ascension irrésistible des partis nationalistes, alliés, unis, déterminés ; une vague populiste, sur tout le continent, dans le sillage de la Hongrie.
Ce récit a moins d’un an. Il ne tient plus. Orban a perdu, et les autres alliés du Rassemblement national ne sont pas tous en forme, loin de là : Matteo Salvini, en Italie, Geert Wilders, aux Pays-Bas. D’autres vont mieux, comme le FPO autrichien, par exemple. Aux dernières Législatives, il est arrivé en tête, mais il n’a pas réussi à former une coalition. Il y a bien le tchèque Andrej Babis, aussi. Depuis le mois de décembre, dans son pays, Babis est Premier ministre. Mais il n’a pas l’influence d’Orban, ni la même détermination.
Ces partis enregistrent donc des résultats contrastés. Et surtout, encore une fois, aujourd’hui, ils n’ont plus de poids lourd. Pour la Présidentielle, cela va poser un vrai problème à Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Le RN face à l’Europe
Le Rassemblement national affirme que s’il arrive au pouvoir, il changera tout en Europe. Maintenant, il va falloir qu’il explique comment et avec qui ! Seul, il ne peut rien faire.
Des élections importantes sont prévues dans les prochains mois : en France, bien sûr, mais aussi en Italie, en Espagne, en Pologne. Avec ces élections, l’Europe peut changer de visage. Mais elle peut aussi garder le même. Rien n’est joué, et parfois on est surpris. Voyez Giorgia Meloni, très antieuropéenne avant son élection, aujourd’hui dans une stratégie de compromis.
Pendant la campagne, le Rassemblement national va devoir faire un choix. Face à la Russie, si menaçante, face aux Etats-Unis, si agressifs, va-il la jouer comme Orban, tout en complaisance ? Ou pas ? Il promet de transformer l’Europe. Mais comment ? Il devra trancher. Veut-il la défendre ? Ou la détruire ?
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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