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14 avril 2026Faut-il des caméras dans les crèches et écoles? « C’est une proposition issue du désespoir des parents »
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Faut-il des caméras dans les crèches et écoles? « C’est une proposition issue du désespoir des parents » ».
Points essentiels
Le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire a fait du périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat, avec l’annonce d’un plan il y a une dizaine de jours et la suspension de 78 agents depuis le début de l’année. Mais pour aller plus loin, la droite propose l’installation de caméras de vidéosurveillance dans les établissements.
L’opposition de droite à Paris veut installer des centaines de caméras à l’intérieur des établissements, pour tenter de régler le problème des violences dans le périscolaire parisien.
Des caméras de surveillance que l’opposition souhaiteraient voir installées dans les couloirs, aux abords des accès aux toilettes, ou plus exceptionnellement dans les salles de siestes des établissements. Un appui vidéo qui permettrait de freiner les violences en milieu périscolaire, veulent croire les élus LR, qui chiffre même cette mesure à 10 millions d’euros si les 620 écoles parisiennes venaient à en être équipées.
Mais cette idée se heurte déjà à la loi. Car la Cnil, la Commission nationale de l’informatique et des libertés est catégorique, en aucun cas des caméras ne pourraient filmer au sein des lieux de vie des enfants. La proposition est aussi rejetée, par la FCPE, le principal syndicat de parents d’élèves à Paris.
« Ce n’est pas une proposition qu’il faut banaliser »
Une idée qui fait débat au sein des Grandes Gueules sur RMC. Pour Abel Boyi, éducateur, c’est une proposition qu’il faut sérieusement envisager au vu du nombre de témoignages de familles impactées par les différentes affaires en cours.
“Ce n’est pas une proposition qu’il faut banaliser parce que c’est une proposition issue du désespoir des parents. Moi, je suis pour. Je suis aussi pour le élément qu’il n’y ait pas un seul animateur avec un groupe d’enfants, il faut qu’ils soient minimum deux”, indique-t-il.
« Peut-être dissuasif, mais… »
De son côté, l’enseignante Barbara Lefebvre se montre plus réticente. “Je ne suis pas persuadé de la vidéosurveillance parce que les images, on ne peut les conserver que 72 heures. Donc si l’enfant parle un mois après, les images, on ne pourra même pas les retrouver. Donc ça sera peut-être dissuasif pour certains parce qu’ils se savent filmer, mais ils peuvent aussi aller se planquer, il y a toujours un endroit. On est devant un problème gravissime dont on ne prend pas la mesure”, pointe-t-elle.
Un avis que partage Antoine Diers qui lui se dit prêt à aller plus loin. “Il faut un vrai service de traque de ces gens-là. Il faut qu’on puisse poser des micros et des caméras temporaires dans des endroits où personne ne sait qu’ils sont là. Tout ça pour que les animateurs se disent qu’à tout moment, je peux être vu et entendu. Vu la gravité des faits, il faut qu’on aille jusque-là”, souligne-t-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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