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14 avril 2026L’Anses alerte face aux intoxications causées par cet insecticide pourtant banni en France
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « L’Anses alerte face aux intoxications causées par cet insecticide pourtant banni en France ».
Points saillants
PHILIPPE TURPIN / Photononstop via AFP
Screen of a Sniper 1000 EC DDVP sales website (Photo by Philippe TURPIN / Photononstop via AFP)
Son nom, le « Sniper 1 000 », met la puce à l’oreille sur sa nocivité. Un insecticide contre les infestations de punaises de lit et de cafards, banni en France, cause un « nombre croissant d’intoxications » dont quatre ont été mortelles, alerte l’agence de sécurité sanitaire Anses, évoquant un « important trafic » notamment en Île-de-France.
« Autrefois utilisé pour combattre les insectes dans les habitations, les entrepôts, les cultures et les élevages », le dichlorvos, principale substance active biocide du « Sniper 1 000 », est interdit depuis 2013 en France et dans l’Union européenne « en raison de sa toxicité élevée », rappelle l’agence dans son bulletin de vigilance, publié ce lundi 13 avril.
Or, vendu « illégalement sur des marchés, dans des bazars ou sur internet », le « Sniper 1 000 » continue d’être utilisé, malgré les saisies de flacons et les alertes régulièrement effectuées par les autorités sanitaires.
Le nombre de cas d’intoxication en forte augmentation
Plus de 206 cas d’intoxication liés à ce produit avaient été recensés par les Centres antipoison entre 2018 et juin 2023. Et ces intoxications « peuvent être graves » avec des « symptômes respiratoires, digestifs, neurologiques ou neuro-musculaires pouvant aller jusqu’au décès », précise l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.
Le nombre de cas a fortement augmenté de début 2023 à fin 2025, avec 351 intoxications recensées sur trois ans, dont six sur dix concernaient des femmes. Si la plupart étaient bénignes, une sur dix était de gravité moyenne et quatre cas ont entraîné la mort.
Le « Sniper 1 000 », toujours « importé principalement d’Afrique subsaharienne », fait l’objet d’un « important trafic francilien qui s’étend désormais à d’autres grandes villes de France », rapporte l’agence, rappelant qu’il ne faut pas l’utiliser. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France rappelle qu’en cas d’exposition, il faut immédiatement appeler le 15 ou le centre antipoison (01 40 05 48 48).
Un produit beaucoup retrouvé en Seine-Saint-Denis
Près de 7 expositions sur 10 se sont produites en Île-de-France – dont plus d’une sur cinq dans le seul département de la Seine-Saint-Denis -, où le produit avait été acheté principalement sur des marchés ou dans des bazars. Mais « contrairement au précédent bilan », le produit circule désormais sur tout le territoire, des intoxications ayant été rapportées à Marseille, Limoges, Lyon et en Outre-mer notamment, souligne l’agence sanitaire.
Parmi les 351 intoxications recensées, 255 étaient liées à l’utilisation du « Sniper 1 000 » contre des nuisibles au domicile, 39 à une ingestion accidentelle par un enfant, et 32 à une ingestion volontaire dans un but suicidaire, précise-t-elle.
Les punaises de lit résistant aujourd’hui à « la quasi-totalité des insecticides en vente libre », l’Anses recommande, si l’infestation persiste, de recourir à un professionnel certifié.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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