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14 avril 2026Kamala Harris candidate en 2028 ? Pourquoi son retour est (très) loin de faire l’unanimité chez les démocrates
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Kamala Harris candidate en 2028 ? Pourquoi son retour est (très) loin de faire l’unanimité chez les démocrates ».
Récapitulatif des informations
SPENCER PLATT / Getty Images via AFP
Kamala Harris lors de l’événement organisé par le National Action Network (NAN) le 10 avril à New York.
Elle ne cachait déjà pas beaucoup ses ambitions. Avant de dire explicitement ce vendredi qu’elle envisageait de se présenter à nouveau à la présidence, Kamala Harris avait déjà étiré la tournée de promotion de son livre de campagne, 107 Days. Elle a commencé à organiser des collectes de fonds pour les partis au niveau des États et a accordé quelques soutiens politiques. Bref, tout ce que l’on peut attendre d’une candidate à la présidence à deux ans et demi de l’élection de 2028.
« Écoutez, peut-être. Peut-être. J’y réfléchis, a déclaré l’ancienne vice-présidente de Joe Biden lors de la conférence du National Action Network organisée à New York. J’ai servi pendant quatre ans en étant à un battement de cœur de la présidence des États-Unis. J’ai passé d’innombrables heures dans mon bureau de l’aile Ouest, à quelques pas du Bureau ovale. J’ai passé d’innombrables heures dans la Situation Room. Je sais en quoi consiste ce poste et ce qu’il exige. »
Bien que Harris ait attiré de grandes foules lors de ses séances de dédicaces (et qu’elle ait été accueillie avec un enthousiasme débordant lors de cet événement à New York) l’appareil du Parti démocrate ne se précipite pas vraiment pour l’encourager. Il faut y voir un signe des difficultés que l’ancienne vice-présidente pourrait rencontrer pour convaincre les démocrates de repartir avec elle à un moment où beaucoup estiment que le parti a besoin de changements majeurs. « Pourquoi referions-nous exactement la même chose ? » a déclaré au HuffPost un stratège travaillant étroitement avec de grands donateurs démocrates. Celui-ci a demandé à rester anonyme afin de parler franchement de l’une des figures les plus puissantes de la politique démocrate.
De même, un consultant travaillant pour plusieurs candidats aux midterms a déclaré qu’il leur conseillerait d’éviter de faire campagne avec Harris à l’automne. « Les démocrates doivent faire de cette élection une élection du changement, et pratiquement toute personne liée à l’administration Biden incarne l’opposé du changement », a-t-il expliqué.
Harris en tête des sondages démocrates pour 2028
L’accueil qu’elle a reçu vendredi rappelle cependant ses atouts avec force. « Représente-toi ! » a crié la foule, majoritairement noire lui offrant une standing ovation. Et alors que plusieurs autres candidats potentiels pour 2028 (le gouverneur du Maryland Wes Moore, le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro, le gouverneur de l’Illinois J.B. Pritzker, le représentant de Californie Ro Khanna et l’ancien secrétaire aux Transports Pete Buttigieg) étaient également présents, seule Kamala Harris a eu droit à une vidéo nominative.
Le soutien dont bénéficie Harris auprès des électeurs noirs fidèles au parti pourrait également peser lourd lors d’une primaire, les États du Sud disposant d’un poids important dans le système de délégués démocrates. « J’ai parcouru le pays l’année dernière, j’ai passé beaucoup de temps dans le Sud et ailleurs », a-t-elle déclaré. « Et une chose est très claire pour moi : le statu quo ne fonctionne pas, et n’a pas fonctionné pour beaucoup de gens depuis longtemps. » Mais d’autres candidats noirs, notamment Moore (qui a lui aussi reçu une standing ovation) et le sénateur du New Jersey Cory Booker qui s’est exprimé le lendemain pourraient contester son influence auprès de cet électorat clé.
Harris dispose d’une avance modeste mais constante dans les sondages très précoces de la primaire démocrate de 2028, devançant généralement un groupe de tête comprenant également Buttigieg, la représentante de New York Alexandria Ocasio-Cortez et le gouverneur de Californie Gavin Newsom.
Cependant, tirer des conclusions trop hâtives de son accueil lors de la conférence serait une erreur. Il est difficile d’imaginer un public plus favorable à Harris que celui, majoritairement composé de Noirs plutôt âgés, qui était présent à cet événement. Surtout, cette composante du Parti démocrate est la moins intéressée par le changement ; toutes les autres veulent de la nouveauté qu’elle soit générationnelle ou autre. Les progressistes veulent déplacer le parti vers la gauche, les modérés vers le centre. Les électeurs latinos et noirs, qui se sont abstenus ou ont voté républicain en nombre record lors de la première candidature présidentielle de Harris, ont eux aussi exprimé le souhait d’un parti démocrate nouveau et différent.
Des critiques en privé avant le grand déballage ?
Au cours de son entretien de 40 minutes avec Sharpton, Harris s’en est surtout prise à Trump, critiquant particulièrement sa décision d’entrer en guerre avec l’Iran. Mais elle a donné peu d’indications sur l’orientation qu’elle souhaite pour le parti ou sur les erreurs de l’administration Biden.
De nombreux démocrates restent reconnaissants envers Harris pour sa performance à la fin de l’année 2024, estimant qu’elle a évité une défaite écrasante du parti, et ne souhaitent pas la décourager publiquement. Mais certains donateurs, en particulier, s’interrogent encore sur ses choix stratégiques de campagne, comme son refus de se distancier d’un Biden impopulaire ou son accent mis sur la démocratie plutôt que sur les préoccupations économiques.
Un conseiller de donateurs a noté que son livre présente sa défaite comme un simple manque de temps face à Trump, alors que les sondages montraient en réalité qu’elle perdait du terrain au fil de la campagne. « Pour l’instant, les gens posent ces questions en privé, a conclu le stratège. Si elle se présente, ils les poseront publiquement. »
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un bulletin paru en avril 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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