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14 avril 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Les Libanais divisés à propos des négociations avec Israël ».
Points clés à retenir
Des milliers de partisans du Hezbollah brandissent des portraits de martyrs. Des drapeaux jaunes du mouvement chiite flottent au-dessus de la foule. Celui d’Ali est immense… et rouge, couleur de la vengeance : « On est contre les négociations, on est contre le cessez-le-feu. On descend dans la rue aujourd’hui parce que notre gouvernement nous a vendu ! Comme ce sont des lâches, ils ont abandonné leur terre et la résistance ! »
Le jeune homme rejette toute normalisation avec son plus grand ennemi : « Notre gouvernement va tomber dans un piège s’il signe ce cessez-le-feu ! Mais le problème c’est que rien ne va arriver au gouvernement : c’est nous qui allons subir !! », proteste-t-il.
Alors que des slogans sont criés, sur une pancarte, le gouvernement est accusé de collaboration. Walaa Hareb professeur des médias à l’université de Beyrouth vise notamment le premier ministre : « Nawaf Salem ne peut pas conclure la paix alors que, dans le sudn il y a des personnes qui combattent, qui meurent… On ne veut pas négocier avec eux tant qu’il y a ces massacres. »
Imane, elle, tient une affiche : « Il y a écrit ‘Mort à l’Amérique ! Mort à l’Amérique !’. On a un seul ennemi : celui qui nous tue, qui prend nos terres, ceux que l’on aime… On vit dans la peur ! On a hérité de cette haine et on la transmettra à nos enfants… Que le monde entier sache que nous n’avons qu’un seul ennemi Et qu’à cause de lui, on ne vit pas en paix ! »
Qu’est-ce qui pourrait amener la paix ?
A la question de savoir ce qui pourrait, enfin, amener la paix, Imane rétorque : « On n’aura jamais la paix tant qu’Israël existera ».
Pourtant, dans une société libanaise épuisée par une guerre qui dure depuis plus d’un mois, usée par des conflits successifs, une crise économique persistante, d’autres Libanais, comme Christine, appelle de leur côté à tenter la voie des négociations : « Moi j’y crois parce qu’on doit donner à notre État la chance de s’asseoir à la table …. Tout le monde en a marre ! Mais même si on est contre le Hezbollah, nous ne pouvons pas nier que notre voisin, Israël, est un État terroriste qui est en train de commettre des crimes dans notre pays. Et en même temps, nous devons donner à notre pays une chance de faire ces négociations, car on a droit à la paix ».
Interrogée sur la question de savoir si la situation divise, entre amis, Christine assure que non. « Je suis un peu plus extrémiste », contrecarre Joy, son amie. « Je ne fais pas confiance à l’État pour mener les négociations. Nous n’avons aucune carte à jouer. Alors, que négocions-nous ? Israel va gagner ».
Sur une corniche, Hachem observe les pêcheurs. A 84 ans, cette guerre lui a pris sa maison : « Je suis du sud du Liban moi …..mon village est détruit ». Pourtant, le vieil homme continue, malgré tout, de bâtir un espoir de paix : « Je suis pour la négociation parce qu’il faut mettre fin [à cette guerre] ! Le Liban est un petit pays et, malheureusement, divisé : il y a les Chiites, les Maronites, les Sunnites, les Druzes. Chacun se comporte comme s’il était un État. Et les malheurs viennent des extrémistes. Le Liban peut négocier son destin… Espérons-le ».
Le pays est profondément divisé. Mais une chose les rassemble : le sentiment qu’aucune issue n’est claire.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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