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14 avril 2026L’impôt sur la fortune immobilière a rapporté 2,3 milliards d’euros en 2025, soit 8% de plus qu’en 2024 (mais cette somme ne représente que 0,5% des recettes de l’État
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « L’impôt sur la fortune immobilière a rapporté 2,3 milliards d’euros en 2025, soit 8% de plus qu’en 2024 (mais cette somme ne représente que 0,5% des recettes de l’État ».
À ne pas oublier
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a publié les statistiques 2025 de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui concerne 193.600 foyers fiscaux en France, dotés d’un patrimoine de plus d’1,3 million d’euros. Parmi eux, 13.300 foyers imposables à l’IFI ne paient pas d’impôt sur le revenu.
Sans rupture par rapport aux années précédentes, l’impôt sur la fortune immobilière, ainsi que la valeur du patrimoine déclaré, ont augmenté l’année dernière selon le dernier bilan de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
En 2025, l’administration fiscale a ainsi prélevé 2,3 milliards d’euros (+8%) auprès de 193.000 foyers imposables, dotés d’un patrimoine immobilier de plus d’1,3 million d’euros.
L’IFI s’applique aux contribuables détenant un patrimoine immobilier qui dépasse en valeur nette 1,3 million d’euros, après l’abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale. Il a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2018.
Ce n’est pas vraiment l’IFI qui contribue le plus à remplir les caisses de l’État puisque ces 2,3 milliards d’euros représentent seulement 0,5% des recettes publiques en 2025, « bien loin derrière d’autres impôts comme la TVA (35%), l’impôt sur le revenu (23%) ou l’impôt sur les sociétés (10%) », note la DGFiP.
C’est surtout l’augmentation du nombre de foyers soumis à l’IFI qui explique la hausse des montants, selon cette publication de la DGFiP: ces foyers imposables sont en hausse de 4% à 193.600, contre 186.100 en 2024. Le patrimoine moyen par foyer a, lui, crû de 1,5% à 2,55 millions.
Une hausse portée par du patrimoine en résidences secondaires
Ainsi, l’IFI moyen s’élève à 12.000 euros par foyer. Mais il s’étale entre 5.400 et 189.000 euros en moyenne pour chacune des quatre tranches du barème. Par exemple, les deux catégories au taux le plus élevé, à plus de 5 millions d’euros, représentent moins de 6% des foyers IFI, mais 37% de l’IFI payé. Pour les foyers dotés de plus de 10 millions d’euros, la valeur du patrimoine a progressé de 6,9 % l’an dernier, et l’IFI de 12%.
Surtout, cette hausse du patrimoine, de 5,6%, a été principalement portée par une progression des « autres immeubles bâtis » (les résidences secondaires ou les biens loués), mais aussi de « l’immobilier détenu indirectement » (via des parts de SCI). « L’accroissement du stock de résidences principales, au contraire, n’a contribué qu’à hauteur de 0,9 point de pourcentage à cette hausse », explique la DGFiP.
Plus la valeur du patrimoine est élevée, plus la part du patrimoine « indirect » (détenus par des sociétés civiles immobilières, SCI) est élevée, relève la DGFiP. Ainsi, le patrimoine « direct » (les propriétés) ne représentent plus que 30% des patrimoines supérieurs à 10 millions d’euros, contre 48% pour la première tranche.
13.300 foyers imposables à l’IFI n’ont pas payé d’impôt sur le revenu
Les foyers imposés à l’IFI ont généralement des revenus élevés: ils perçoivent en moyenne 322.100 euros par an et payent 60.200 euros d’impôts sur leurs revenus de 2024 (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus comprise). Ils habitent souvent en Île-de-France et sont davantage en couple et plus âgés que le reste de la population.
Le débat sur la fiscalité des plus hauts revenus et plus hauts patrimoines avait animé la discussion budgétaire à l’automne, puis été remis au coeur de l’actualité mi-janvier quand l’ex-ministre de l’Economie, Éric Lombard, avait affirmé que des « milliers » de Français parmi les plus riches ne payaient aucun impôt sur le revenu.
En février, une note du Sénat, relayant des informations de Bercy, avait souligné que plus de 13.000 foyers fiscaux éligibles à l’IFI payaient un impôt sur le revenu « nul ou négatif ». Ils étaient 13.300 en 2025, indique la note de la DGFiP.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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