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14 avril 2026Notre test de Pragmata : Capcom a-t-il fait un bon “one shot” ou créé une nouvelle licence ?
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Selon nos experts, « Notre test de Pragmata : Capcom a-t-il fait un bon “one shot” ou créé une nouvelle licence ? » mérite une attention particulière.
Ce qu’il faut observer
Avoir des licences fortes capables de traverser les générations est essentiel pour un éditeur comme Capcom. Mais pour éviter de sombrer dans une routine confortable à coups de Resident Evil, Street Fighter, Megaman et autres Monster Hunter, il est tout aussi vital pour une société de cette trempe de proposer de temps à autre de nouvelles expériences. Annoncé depuis 2020 et après plusieurs reports, c’est précisément ce que propose Pragmata, un projet qui débarque donc en ce début 2026 après six longues années de développement qui témoignent autant de l’ambition du projet que de l’envie de prendre son temps pour proposer une expérience particulièrement soignée ! Ayant suivi le titre de loin jusqu’ici, c’est avec une réelle excitation que nous avons lancé cette version finale, après une démo qui nous avait totalement convaincus ! Nouvelle équipe, nouvelle licence, nouvelles mécaniques… Capcom est-il parvenu à proposer autre chose que ce à quoi il nous habitue depuis quinze ans ? Après avoir terminé le jeu dans les tout derniers instants avant la fin de l’embargo (merci à Capcom de nous avoir permis d’avoir le jeu à l’avance) on peut vous le dire, Pragmata ne nous a vraiment pas laissés indifférents, et c’est peu de le dire !
Notre émission sur Pragmata
Un duo attachant isolé sur une base lunaire hostile !
Dans Pragmata, on incarne Hugh Williams, un astronaute envoyé sur la Lune avec son équipe pour enquêter sur une station exploitée par la Delphine Corporation, suite à d’étranges anomalies.
Très rapidement après le lancement du jeu, il va y faire la rencontre d’une androïde à l’apparence d’une petite fille qu’il nommera Diana, dotée de capacités bien au-dessus de celles des machines présentes dans la station.
Isolés, les deux personnages vont devoir coopérer pour survivre et ainsi rejoindre la Terre au détriment de nombreuses péripéties sur la station qui amèneront le duo à comprendre ce qui a transformé les robots de cette gigantesque base en entités hostiles.
On ne va pas y passer par quatre chemins, si le paramètre de départ reste relativement classique dans la science-fiction, c’est bien la relation entre Hugh et Diana qui va constituer le cœur du jeu. Très vite, les personnages vont développer un lien via des dialogues simples et efficaces, qui évolueront au fil de l’aventure.
Hugh est un quadragénaire assez ordinaire rappelant par moments une version plus lisse de Joel de The Last Of Us. Il n’a pas ce passé sombre mais il a cette même posture de figure protectrice qui explique et raconte comment les gens vivent sur Terre à cette petite androïde qui ignore tout de ce monde.
Au sein du refuge, la “safe place” du jeu, le binôme va vivre davantage d’interactions grâce à des dialogues optionnels, la possibilité de jouer ensemble ou simplement d’échanger, ce qui va renforcer une certaine complicité sans jamais non plus tomber dans quelque chose de trop appuyé. On se demandait si la relation pouvait atteindre un climax similaire à celui entre John Connor et un T-800 de manière inversée… Ce n’est pas le cas mais ça reste beau.
En ce qui concerne Diana, cette dernière est beaucoup plus intrigante voire mystérieuse. Elle fait partie des “Pragmata”, des androïdes conçus grâce à la Lunafibre, un matériau disponible uniquement sur la lune et capable de reproduire des structures organiques ou plus complexes.
Afin de garnir le lore de cette toute nouvelle IP, le scénario s’appuie également sur de nombreux logs et enregistrements qui viennent enrichir l’univers et éclairer les événements survenus dans la station.
C’est à travers ces différentes bribes d’histoire que l’on va rentrer au fur et à mesure dans l’histoire de Pragmata, dont le plot twist de mi-parcours particulièrement réussi va relancer l’intérêt du jeu et amener de nouveaux enjeux !
Pour ne rien lui enlever, le titre propose une résumé presque évidente mais relativement satisfaisante, sans ouverture forcée à une réelle suite. C’est une vraie rareté qui mérite d’être soulevée aujourd’hui, même si en tant que spécialiste des franchises à succès, on voit mal Capcom ne pas continuer à exploiter l’univers installé par le jeu, si le succès venait à être au rendez-vous.
Un gameplay hybride et rafraîchissant
Pragmata c’est avant tout un jeu d’action à la troisième personne, mais comme on le disait dans notre retour sur la démo, avec une idée centrale particulièrement originale : combiner TPS et hacking en simultané.
Pendant que Hugh combat avec ses armes, Diana pirate en temps réel les ennemis pour révéler leurs points faibles. Une mécanique qui demande coordination et anticipation, et qui apporte une vraie fraîcheur aux affrontements d’autant plus que de nombreuses mécaniques viendront perturber ces phases.
Fenêtres réduites, parasitées, stress… On avait déjà vu du hacking dans des jeux comme Horizon Zero Dawn, mais rarement avec une telle importance puisque c’est essentiel pour infliger des dégâts (on ne peut pas « bourriner ») et surtout avec une telle intensité !
Si l’on pensait avoir affaire à un bête TPS, sachez que les affrontements vont gagner en profondeur au fil du jeu avec notamment des possibilités de multi-hacking pour cibler plusieurs ennemis à la fois, la possibilité de retourner des attaques ennemies ou les robots eux-mêmes contre leurs semblables.
Au rayon des unités de combat que Hugh pourra imprimer, vous retrouverez un arsenal varié incluant, pistolet, fusil d’assaut, lance-grenades, fusils laser mais aussi d’autres gadgets plus défensifs permettant de déployer un leurre ou une bulle protectrice.
Se chargeant au fur et à mesure des combats, l’overdrive de Diana ou les attaques surchargées de Hugh viendront compléter cette panoplie qui sera plus qu’utile lorsque le jeu va repousser encore les limites de son gameplay dans sa deuxième partie, que ce soit dans la manière de combattre ou de se déplacer !
Tout est combiné avec des sensations de gameplay rappelant aussi fortement Dead Space, avec un personnage lourd mais paradoxalement très souple, capable de tirer, esquiver, planer légèrement et s’adonner à un peu de phases de plateforme.
Avec son imposante combinaison et ses différents accessoires dont les firmwares peuvent être mis à jour, Hugh va pouvoir améliorer sa résistance et les capacités de ses armes sur plusieurs niveaux, il en découvrira de nouvelles et il pourra monter en compétences le piratage de Diana.
Dans ce contexte, le refuge occupe également une importance capitale puisque tout se passe ici. Il permet de restaurer son énergie lorsqu’on y revient alors qu’on est en cours de mission, il abritera un bestiaire complet qui va se densifier au fur et à mesure de votre avancée et vous aurez même accès à des entraînements virtuels, fidèle à l’héritage arcade de Capcom et rappelant beaucoup les missions VR de Metal Gear Solid.
Véritables checkpoints, les trappes de retour au refuge que l’on débloque dans les différentes parties de la station (qui représentent les actes du jeu) font clairement partie de la structure du jeu. Bien que la progression au sein même d’un secteur soit très linéaire, ces dernières permettent vraiment de valider des étapes importantes de progression, de revenir dépenser ses ressources afin de repartir pour une nouvelle session afin de progresser dans le jeu ou de tenter de compléter les niveaux à 100 %.
Une direction artistique inspirée
Quand on joue à Pragmata, difficile de ne pas voir plusieurs références telles que Dead Space, The Last of Us, Horizon Zero Dawn ou encore Binary Domain.
Visuellement, le titre nous a séduit de manière quasi immédiate. Son mélange de science-fiction, de robotique et d’environnements lunaires fonctionne à merveille. Mais là où on a une nouvelle fois été surpris, c’est dans la retranscription de l’environnement terrestre sur la lune via la lunafibre.
On le confesse, on ne l’avait pas vu venir et on ne pensait que se limiter à des décors de base spatiale qui sont certes réussis, mais toujours répétitifs à la longue !
Les boss vont aussi participer à cette montée en puissance visuelle mais on pensait que leur taille allait monter crescendo pour atteindre l’apogée en fin de jeu, mais ce n’est hélas pas le cas !
Une bande-son correcte, en rien exceptionnelle
Côté bande-son, Pragmata est plutôt orienté électro futuriste bien vénère pour ce qui est des combats (ce qui accompagne bien l’action) mais les thèmes les plus marquants restent sans aucun doute ceux plus mélancoliques au piano que l’on a trouvé très apaisants…
La présence d’une version française est une excellente surprise (même si les voix originales restent disponibles) et aide beaucoup à rentrer dans le jeu là où son absence aurait pu être compréhensible mais préjudiciable. Le comédien Serge Thiriet, souvent habitué à des seconds rôles dans les VF de jeux vidéo (mais surtout directeur artistique) fait parfaitement le job dans le rôle de Hugh.
Pour terminer, le sound design est solide, il rythme parfaitement les phases de combat et habille très bien le restant du jeu.
Une réalisation solide malgré quelques défauts
Techniquement, le jeu est parfaitement fini. Avant le lancement commercial, tout était parfaitement stable et polish malgré quelques imperfections que l’on est aujourd’hui plus habitué à voir.
En effet, station spatiale oblige, les fines structures métalliques se comptent par dizaines et l’on constate quand même pas mal de scintillement / aliasing au loin. C’est en rien dérangeant, absolument pas représentatif de la patte visuelle du jeu qui est extrêmement réussie ! Mais c’est suffisamment visible pour être signalé, en tout cas lorsque le jeu tourne sur PS5 standard.
Sur le volet mise en scène, Pragmata envoie du très lourd, c’est spectaculaire rappelant les “epic moments” que l’on avait tant appréciés dans un jeu comme Dead Space 2.
Alors ok les deux titres ne sont pas forcément comparables mais vous vous doutez bien qu’un type en armure style iron man poursuivi dans une station spatiale avec des angles de caméra de dingue nous renvoient immédiatement à la saga de Visceral Games.
Et c’est un compliment que de le dire !
Une franche réussite mais dont l’avenir est incertain !
À l’époque où l’industrie mise beaucoup trop sur les licences juteuses que l’on nous ressert inlassablement, Pragmata est une vraie réussite pour Capcom, un éditeur relativement habitué à ce genre de pratiques !
Porté par une direction artistique forte, une mise en scène impressionnante, un gameplay original et un duo attachant, le jeu parvient à proposer une expérience rafraîchissante dans ce paysage souvent trop formaté.
Certes, tout n’est pas parfait. L’histoire reste parfois prévisible, la bande-son manque de personnalité et la structure reste assez linéaire. Mais l’essentiel est là : du plaisir à jouer, de l’intensité et une vraie identité.
Avec une durée de vie d’une dizaine d’heures suffisante pour sa boucle de gameplay, une bonne rejouabilité (100 %, les salles rouges, le New Game + mode “Lunatique”) et même un contenu supplémentaire en fin de jeu, Pragmata s’impose comme une très belle réussite !
Reste maintenant à voir si ce nouveau studio de Capcom sera récompensé par le succès qu’il mérite. Du côté critique, c’est une certitude, d’un observation de vue commercial, l’avenir nous le dira !
À savoir
► Sortie : 17/04/2026
► Plateformes : PS5, Series, PC, Switch 2
► Genre : Action-aventures
► Éditeur : Capcom
► Développeur : Capcom
► Age : 16
On aime
► Un gameplay très cool
► Durée de vie idéale
► Un duo qui fonctionne bien
On regrette
► Boucle de gameplay simpliste
► Bande-son pas marquante
Video
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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