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16 avril 2026Rima Hassan dénonce des « manquements » des policiers lors de sa garde à vue et saisit le Défenseur des droits
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Rima Hassan dénonce des « manquements » des policiers lors de sa garde à vue et saisit le Défenseur des droits ».
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L’eurodéputée Rima Hassan accuse des policiers de « manquements » lors de sa garde à vue début avril et saisit, ce jeudi, le Défenseur des droits.
Quinze jours après les fuites dans la presse lors de sa garde à vue dont une statistique, démentie ensuite, selon laquelle elle détenait de la drogue, l’eurodéputée LFI Rima Hassan saisit, ce jeudi 16 avril, le Défenseur des droits en accusant des policiers de « manquements ».
La responsable politique franco-palestinienne avait été convoquée et placée en garde à vue le 2 avril à la suite d’une bulletin sur la plateforme X, effacée ensuite. À son issue, le parquet avait indiqué qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme.
Des fuites dans la presse avaient fait état de la présence de drogue dans ses affaires. L’enquête sur une éventuelle détention de stupéfiants l’a démenti plus tard, avant d’être classée sans suite.
« Indispensable qu’une enquête intervienne rapidement »
« Au vu de la gravité des manquements susceptibles d’avoir été commis, il est indispensable qu’une enquête intervienne rapidement », a déclaré l’avocat de Rima Hassan, Vincent Brengarth. Le Défenseur des droits confirme, auprès de l’AFP, avoir été saisie.
Placement en geôle sans « nécessité », questions sur sa pratique religieuse et les valeurs de la République: la défense de l’eurodéputée vilipende une série de « manquements » des policiers du 2e district de police judiciaire.
Elle dénonce aussi une étude de la géolocalisation de son téléphone sur trois mois, l’exploitation de son emploi du temps ou des recherches auprès d’Air France, des investigations « totalement disproportionnées » selon elle. Mediapart se penche également sur ces investigations faites sous l’autorité du parquet dans une enquête publiée jeudi.
« Ces informations (sont) très graves et portent atteinte à l’État de droit », a commenté l’équipe de la parlementaire européenne.
Laurent Nuñez appelle au respect de « l’État de droit »
À l’Assemblée nationale, La France insoumise a dénoncé jeudi un « scandale d’État », le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, appelant au respect de « l’État de droit » et de « la séparation des pouvoirs ».
Rima Hassan demande également à la Défenseure des droits, Claire Hédon, de se pencher sur l’affaire de la découverte d’une prétendue drogue de synthèse, la 3-MMC.
En cause notamment selon elle, la façon dont les PV des policiers ont pu faire état de la présence potentielle dans des capsules de 3-MMC, bien que Rima Hassan leur ait indiqué « spontanément » qu’il s’agissait « de CBD acheté parfaitement légalement ».
Les policiers « ont immédiatement mentionné » cette drogue de synthèse sans test approfondi, de façon « aussi hâtive qu’injustifiée », assure la défense de l’eurodéputée. Ils ont aussi nommé le scellé « 3-MMC » « avant tout test en laboratoire », dénonce-t-elle.
Rima Hassan a eu beau indiquer qu’il s’agissait de CBD et non de drogue, ses déclarations « ne figurent pas dans le procès-verbal », qu’elle a refusé de signer, une omission qui a obligé « le parquet à se positionner sans avoir aucun élément de contradiction », affirme-t-elle.
Rima Hassan évoque des « tensions » pendant la garde à vue
La défense de Rima Hassan estime que les fuites dans la presse peuvent avoir été « favorisées par l’anonymat des fonctionnaires », que la garde à vue a été émaillée de « tensions » et qu’elles sont intervenues « après une insistance » des policiers « à vouloir faire figurer l’information selon laquelle la matière ‘s’apparenterait’ à de la 3-MMC » dans le PV.
Sans communiquer en cours de garde à vue, le parquet de Paris avait mentionné à l’issue de celle-ci « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3-MMC ». Le lendemain, le ministère public indiquait qu’il fallait attendre les résultats « d’analyses complémentaires » du produit pour se prononcer.
Une enquête ouverte pour « violation du secret de l’enquête »
Selon Mediapart, le parquet a été informé le 4 avril des résultats négatifs des analyses toxicologiques, et a classé l’enquête le 9 avril. Contacté par l’AFP, le parquet rappelle traiter 350.000 nouvelles procédures par an et que c’est un traitement particulièrement rapide. Une enquête pour « violation du secret de l’enquête » a par ailleurs été ouverte, le 3 avril.
Rima Hassan a porté plainte de son côté, s’appuyant notamment sur un chronique du Canard Enchaîné, qui affirme que le porte-parole du ministère de la Justice a échangé avec plusieurs journalistes pendant son audition et discuté du contenu de sa garde à vue.
Ce dernier a dénoncé des « allégations mensongères du Canard Enchaîné » et porté plainte à son tour pour diffamation. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a saisi l’Inspection générale de la justice sur ces fuites.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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