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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « une soirée de folie offre à Strasbourg sa première demi-finale européenne ».
Ce qu'il faut connaître
Les Alsaciens, vainqueurs 4-0 de Mayence lors du match retour, seront au rendez-vous du dernier carré.
Il flottait dans l’air le parfum de l’espoir, la folie d’un possible. Après un quart de finale de la C1 en 1980, un 8e de finale de la Coupe de l’UEFA en 2006 qui avaient laissé de précieux souvenirs, Strasbourg a forcé la porte du dernier carré européen en Ligue Conférence (la plus petite des coupes continentales), inscrivant ainsi la saison dans l’histoire du club. Un match flamboyant, avec deux buts dans chaque mi-temps, a récompensé Strasbourg pour sa solidité et sa créativité, laissant Mayence avec d’infinis regrets.
« Le grand soir », titraient Les Dernières Nouvelles d’Alsace en souhaitant « que les rêves soient bleus ». Contre Mayence (à 200 km de Strasbourg), meilleure défense de la Ligue Conférence et 9 de Bundesliga, qui avait largement dominé le match aller (2-0), Jean-Jacques Marx, Albert Gemmrich, Cédric Kanté, Joël Tanter, Roland Wagner, Éric Mosser, Patrick Ottmann, mais aussi Arsène Wenger ou Kévin Gameiro – les générations d’anciens du Racing – se donnaient la main en espérant une soirée inoubliable.
Des appels avaient été lancés pour la mobilisation des spectateurs afin d’observer une trêve du quart d’heure de grève des encouragements, en vigueur depuis l’été 2004 pour protester contre le consortium BlueCo, propriétaire du club, et les effets de la multipropriété. Mais le kop a attendu la 15 minute pour allumer les fumigènes, se hisser à la hauteur d’un situation à guichets fermés (30 631 spectateurs) et ne plus laisser courir la moindre seconde de répit.
Pour accompagner l’envie des Strasbourgeois, généreux. Un coup de coude de Dominik Kohr (19) stoppe brutalement Diego Moreira et une contre-attaque strasbourgeoise pleine d’élan. Le carton jaune aurait pu être d’une autre couleur. Cinq minutes plus tard, Daniel Batz, le gardien de Mayence, écarte une reprise de volée acrobatique du pied gauche de l’ailier du Racing, qui a retrouvé ses esprits.
Le pressing du Racing paie. Sebastian Nanasi conclut à bout portant, de l’extérieur du pied droit, une action lumineuse combinée par Julio Enciso et Ben Chilwell (26) qui déchire la défense allemande. Les joueurs du Racing exhortent le public à continuer à cracher les décibels. La récompense arrive vite : Abdoul Ouattara (35) catapulte une tête puissante qui transperce Batz sur un centre millimétré de Julio Enciso. 2-0, la Meinau chavire. Ouattara, encore lui, tente dans la foulée une reprise de volée acrobatique qui illustre l’envie et la confiance des Alsaciens. Enciso (40) force encore Batz à s’illustrer. Nanasi et Ouattara, deux des trois changements opérés par Gary O’Neil par rapport au match aller, incarnent ce visage conquérant tant attendu. Dépassé à Mayence, Strasbourg pousse. Il n’y a plus de peur, pas de réserve. Mayence se tend, se crispe, manque d’air, résiste tant bien que mal.
Au retour des vestiaires, tribunes et joueurs repartent avec la même envie contagieuse. Strasbourg confisque le ballon, avec la lucidité de ceux qui ne veulent pas aller trop vite, tout en restant engagés dans les duels rugueux. Ou comment tenter de garder la tête froide dans un stade en feu… Touché, le précieux Valentin Barco serre les dents pour conserver sa place au milieu du terrain, offrant jusqu’à la dernière goutte ce qui reste dans le réservoir. C’est lui qui, fauché par Kohr (65), arrache le penalty que Emegha, fraîchement entré en jeu, ne parvient pas à convertir. Sa frappe, bien placée mais pas assez appuyée, est parfaitement repoussée par Batz.
Strasbourg ne gamberge pas longtemps. Une série de dribbles dans un mouchoir de poche de Martial Godo et une passe subtile offrent à Enciso l’occasion de faire chavirer le stade : 3-0 (70). Avant la tête rageuse d’Emmanuel Emegha (74), servi par Enciso. À 4-0, les chaussettes pèsent lourd mais les cœurs battent fort : les têtes refusent de desserrer l’étreinte. Strasbourg ne lâchera rien. Après des bousculades, les vivats récompensent les valeureux. Ils résonneront longtemps.
Demain, il sera temps de penser au Rayo Vallecano (qui a éliminé l’AEK Athènes ; demi-finale aller le 30 avril, retour le 7 mai). À l’ombre du Paris SG, il y aura bien un autre club français en demi-finale d’une Coupe d’Europe.
Et pour Strasbourg, c’est loin d’être fini. Huitième de Ligue 1 (à 20 points du Paris SG), le Racing recevra Rennes ce dimanche (30 journée de championnat), avant de défier Nice pour une très attendue demi-finale de Coupe de France (le 22 avril). Pour tenter d’étoffer le palmarès du club alsacien : champion de France 1979, vainqueur de la Coupe de France 1951, 1966, 2001, et de la Coupe de la Ligue 1997, 2005, 2019. Porté par le flamboyant souvenir d’un soir de fête…
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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