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14 avril 2026« On est parfois le bureau des pleurs » : le quotidien intense des secrétaires de mairie dans les communes rurales de l’Aude
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « « On est parfois le bureau des pleurs » : le quotidien intense des secrétaires de mairie dans les communes rurales de l’Aude ».
Éléments à garder en tête
Trois secrétaires de mairie nous racontent leur quotidien. Témoignages.
Dans les villages, les secrétaires de mairie sont indispensables. Polyvalentes, discrètes, elles assurent la vie des communes.
Monique Bousquet est secrétaire de mairie à Monthaut : « Je suis secrétaire de mairie depuis 1984, le métier a beaucoup évolué en 42 ans. J’ai commencé sans ordinateur, ça va mieux à ce niveau, mais aujourd’hui, on est submergé de dossiers à faire et on travaille avec des logiciels qui, parfois, fonctionnent mal. Cette année, avec les élections, on a eu beaucoup de travail dans les quatre communes où je travaille. On doit être polyvalente, gérer les élections, l’état civil, la comptabilité, la paye, l’accueil du public, l’urbanisme… Tout en étant souriante et disponible. Les habitants demandent des informations, comme il n’y a pas de services publics dans les petites communes, ils viennent demander à la mairie et il faut tout connaître. J’aime mon travail, il est enrichissant mais très prenant ».
Géraldine Jammet, secrétaire de la mairie de Brugairolles
« Je suis secrétaire depuis 2014 et en poste, ici, depuis 2017. Le travail s’est étoffé avec la dématérialisation, et il devient de plus en plus complexe. On touche à tout, les changements de noms et prénoms, les Pacs, c’est nous maintenant ». Géraldine montre sa fiche de poste de 4 pages. « Les administrés ne sont pas toujours agréables, on est parfois le bureau des pleurs. Il y a un manque de communication entre les gens et ils viennent à la mairie pour régler tous leurs problèmes. Il faut parfois prendre sur soi. Le corps en pâtit : tendinite, mal au dos… Et j’ai du matériel ergonomique mais ce n’est pas le cas partout. Tout repose sur nos épaules et il faut jongler avec le maire, les élus, le conseil départemental, la préfecture. C’est un métier de passion, de polyvalence, et de connaissances ».
Audrey Courthieu travaille dans une commune du Lauragais et à la Courtète depuis 2022. « C’est une petite commune, mais il ne faut pas croire qu’il y a moins de travail. Nous avons les mêmes obligations qu’ailleurs. Les gens se sentent démunis depuis la dématérialisation et viennent pour toutes sortes de démarches. C’est un métier difficile car le maire donne les grands axes mais on doit s’occuper de tout : la faisabilité des projets, les demandes de subventions, le budget. On est à la fois seule et la pièce centrale entre les élus, les administrés et les institutions. On doit assimiler toutes les informations. On est inondé de mails et de procédures. C’est un métier difficile, qu’on ne choisit pas pour le salaire. Ce qui m’anime, c’est la notion de service public. La commune, c’est comme mon bébé. Je me sens responsable de beaucoup de choses. Cela me tient à cœur de bien faire ».
Elles sont 95 % de femmes à occuper ce poste clé et n’ont pas toujours la reconnaissance qu’elles méritent. En 2025, 2 000 postes de secrétaires de mairie étaient toujours vacants.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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