
Première rencontre attendue entre Emmanuel Macron et le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui avait dénoncé son « silence » sur les attaques racistes
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Prix des carburants, travail le 1er-Mai… Le « 8h30 franceinfo » de Fabien Roussel – franceinfo
14 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Un résumé rapide de « Que Sophie Binet demande la fermeture des restaurants alors! » selon notre rédaction.
Ce qu’il faut observer
Le recul du gouvernement face à la pression des syndicats sur la fête du travail le 1er-Mai, irrite les boulangers et les Grandes Gueules. Mais de nombreux travailleurs et auditeurs de RMC, assurent que leur présence les jours fériés est bien souvent obligatoire et veulent en préserver le caractères sacré. Reste que les fleuristes et boulangers estiment être désavantagés ce jour-là par rapport à d’autres secteurs.
Le gouvernement recule, les syndicats exultent, les boulangers éructent. L’exécutif a renvoyé la loi qui devait permettre à certains commerces d’ouvrir avec leurs salariés à l’occasion de la fête du Travail le 1er-Mai. Résultat, boulangers et fleuristes ne pourront toujours pas faire travailler leurs salariés.
Une victoire des syndicats qui fait vivement réagir les Grandes Gueules ce mardi 14 avril, qui dénoncent presque à l’unisson la volte-face et la « lâcheté » du gouvernement alors que de nombreux peuvent ouvrir normalement contrairement aux boulangeries et fleuristes: « Le pays est dirigé par les syndicats et les hauts-fonctionnaires et la parole du peuple ne compte plus », déplore l’éducateur Abel Boyi.
« Quand on écoute les syndicats, le 1er-Mai c’est pour honorer un acquis social mais je pensais que c’était aussi la liberté », poursuit-il sur RMC Story. « Les syndicats ne représentent pas 100% des salariés, les petits artisans prennent des sanctions s’ils osent travailler le 1er-Mai. On empêche à des travailleurs de travailler et on voit la lâcheté du gouvernement qui remet ça à dans un an ».
« Je suis effarée », abonde l’enseignante Barbara Lefebvre sur RMC. « Il n’y a que des arguments moraux, ‘on a versé du sang pour le 1er-Mai’, on est toujours dans l’invective morale. Le Premier ministre a un pistolet sur la tempe et Sophie Binet qui est dans la menace et a dit que ça allait ‘se payer très cher’. Elle n’est que la représentante de la CGT », tacle-t-elle.
« Pas envie de travailler même si c’est payé triple »
Mais si les patrons de boulangerie sont en colère, qu’en pensent les autres travailleurs? « Si on autorise les boulangeries ce sera la porte ouverte à d’autres secteurs du commerce et ce sera la fin du 1er-Mai qui deviendra comme les autres jours fériés, férié pour une partie des Français, un jour normal pour les autres », prédit Maryline une auditrice.
Ali, qui vient du secteur du transport alimentaire et qui travaille le 1er-Mai, n’en n’a pourtant aucune envie: « Je n’ai absolument pas envie de travailler même si c’est payé triple ou quadruple, en plus c’est un vendredi ça m’aurait fait 3 jours en famille ».
« Je prends du plaisir à ne jamais travailler les jours fériés », abonde Alban, restaurateur itinérant. « J’ai bossé en boulangerie-pâtisserie pendant 20 ans et je n’ai jamais eu le choix que de travailler le 1er-Mai et les jours fériés. Je n’ai aucune envie de faire le sens inverse. Et dans le temps, on n’avait pas le choix mais aujourd’hui, les machines en boulangerie sont faites pour fabriquer d’un jour sur l’autre sans avoir de salarié », explique-t-il.
« Concurrence déloyale »
Reste que pour Olivier Truchot, la loi actuelle maintient une inégalité: « Il y a une concurrence déloyale, un restaurant ou un fast food peut ouvrir ce jour-là mais pas un boulanger (qui peut ouvrir mais sans faire travailler ses salariés, ndlr). Ou alors, que Sophie Binet demande la fermeture des restaurants », tacle-t-il.
« Les syndicats représentent qui? Les salariés de l’Etat et des salariés dans les grandes entreprises qui ne bossent pas le 1er-Mai la plupart du temps », peste de son côté Hervé, chef d’entreprise. « Olivier Faure, il représente 4-5%, c’est rien ! Et la macronistes sont incapables de taper du poing sur la table pour les gens qu’ils sont censés représenter ».
« Il y a une hypocrisie des députés, des syndicalistes, de tout le monde. Les syndicalistes le 1er-Mai ils organisent des manifestations qui mobilisent les forces de l’ordre, ça les observations travailler, ça ne dérange personne. On va manger au restaurant le 1er-Mai, ça ne dérange pas mais faire travailler ses salariés en boulangerie, c’est la fin du monde », conclut Florent.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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