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14 avril 2026Reconquête des friches, relocalisation de l’alimentation : l’Aude teste un nouveau modèle agroécologique
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Reconquête des friches, relocalisation de l’alimentation : l’Aude teste un nouveau modèle agroécologique ».
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Face aux friches agricoles qui s’étendent et aux défis du changement climatique, un vaste projet de transition agricole voit le jour dans le département. Porté par un consortium d’une trentaine de partenaires, Fantas’Scic ambitionne de remettre en culture des centaines d’hectares, de relocaliser l’alimentation et de renforcer, ainsi, la souveraineté alimentaire du territoire. Un projet de 13M€, porté à hauteur de 6,7M€ par la Banque des terrtoires, qui vient d’entrer en phase de concrétisation.
« On a des milliers d’hectares de vignes arrachés, il faut retrouver une économie sur ces surfaces, reconquérir les friches qui sont sources d’incendies sur le territoire, améliorer la ressource en eau avec des pratiques agricoles bénéfiques, améliorer l’alimentation dans les collectivités, vivre dans un environnement sain, cultivé en équilibre… Et sécuriser, quand on voit ce qu’est la géopolitique actuelle, la souveraineté alimentaire de notre région qui accueille 43 000 habitants chaque année ». L’ambition est grande. Mais Yann Bertin, président de la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Graines équitables y croit fermement.
C’est d’ailleurs ce qu’il a martelé, ce mardi 14 avril, au domaine Fabre, à Luc-sur-Orbieu, lors du forum de lancement du projet Fantas’Scic. Un acronyme (Friche, Alimentation, Nutrition, Territoire, Agriculture biologique) ayant valeur de programme qui s’inscrit dans le dispositif national « Démonstrateurs territoriaux des transitions agricoles et alimentaires » du plan d’investissement de l’État France 2030. Avec, réunis dans un consortium, une trentaine de partenaires (de la chambre d’agriculture de l’Aude à Biocivam en passant par Ocebio, les parcs naturels régionaux, le Grand Narbonne, Carcassonne agglo, le Département de l’Aude…), le tout en collaboration avec l’Inrae. Autant d’organismes qui vont œuvrer autour de cinq axes visant à relocaliser la production de céréales et légumineuses, notamment à travers la reconquête des friches et la mise en place d’un réseau de stockage de production à la ferme. « L’enjeu sur les friches, que l’on peut aujourd’hui facilement recenser, est d’en faire quelque chose… La remise en culture peut être liée au pastoralisme, à l’alimentation ou bien encore aux couverts mellifères et végétaux. Le rôle de notre coopérative va être de trouver les acteurs de terrain : des viticulteurs céréaliers, des céréaliers purs, des éleveurs, des apiculteurs… Charge à nous de les mobiliser, avec des projets coordonnés qui leur permettent de vivre ou d’occuper l’espace en le travaillant, de retrouver le lien agricole qui est en train de se perdre », insiste Yann Bertin.
Un minimum de 400 ha de friches à reconquérir
Agropastoralisme, développement de la culture de variétés de céréales et légumineuses adaptées au contexte de stress hydrique, consolidation de la filière de collecte et de transformation de ces céréales et légumineuses (pour la bière, l’alimentation collective, la brasserie…), encouragement du locavorisme… les défis sont nombreux sur un territoire confronté aux mutations profondes de son agriculture entre changement climatique, pression sur les ressources (eau, sols) et évolutions économiques des filières. « Fantas’Scic s’appuie sur un minimum de 400 hectares de reconquête de friches, note encore le président de Graines équitables : c’est une goutte d’eau, mais c’est un observation de départ. Car si on n’a pas de solution pour les friches, on va vers ce qu’il s’est passé cet été dans les Corbières avec des incendies majeurs ».
La coopérative Graines équitables est ainsi chargée du pilotage et de l’ancrage territorial du projet, en lien direct avec les producteurs et les filières. L’Inrae, de son côté, va apporter son expertise scientifique pour analyser les performances agronomiques, environnementales et économiques des systèmes testés, et accompagner leur diffusion à plus large échelle. Un dispositif évalué à 13 M€ dont 6,70 M€ portés par la Banque des territoires avec une clé de voûte : des interactions collectives, ancrées localement et tournées vers des solutions concrètes pour les agriculteurs et les filières.
La coopérative Graines équitables
Fondée par sept agriculteurs en 2014, la SCIC Graines équitables rassemble aujourd’hui plus de 100 adhérents répartis du Gers jusqu’à la Camargue et s’est installée sur le site de l’ancienne distillerie de la cave coopérative de Laure-Minervois. Son activité est la production et la commercialisation de céréales, d’oléagineux et de protéagineux en agriculture biologique. La SCIC est dotée d’équipement de collecte, de tri, de stockage, de transformation et de conditionnement.
Elle participe directement au paysage agricole audois à travers : plus de 4 000 ha de vignes enherbées en partenariat technique avec le Biocivam Aude et le Biocivam des Pyrénées-Orientales ; des parcours de brebis sur les surfaces des adhérents en garrigues et vignes (9 troupeaux à ce jour pour plus de 4 000 brebis) ; la vente de fourrage sur pied auprès des éleveurs (7 structures familiales) ; un partenariat avec les apiculteurs sur les surfaces porte-graines.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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