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14 avril 2026Strava, Insta, se met-on trop de pression avec le sport? « C’est narcissique mais partager sur les réseaux aide »
Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
L'équipe éditoriale a étudié « Strava, Insta, se met-on trop de pression avec le sport? « C’est narcissique mais partager sur les réseaux aide » » et partage son avis.
Les faits essentiels
Partager sur les réseaux sociaux sa performance en footing ou lors de sa séance de musculation est devenu la norme pour de nombreux sportifs amateurs via les applications comme Strava ou Instagram.
Ils étaient plus de 60.000, professionnels comme amateurs, à s’élancer ce dimanche pour boucler les 42 km du Marathon de Paris 2026, un record. La moitié d’entre eux couraient pour la première fois sur une si longue distance.
Un véritable engouement pour la course à pied, qui se confirme à chaque épreuve, que ce soit sur la route ou les sentiers de trail. Sans compter l’explosion de la fréquentation des salles de sport. Des performances que les sportifs adorent partager sur les réseaux, que ce soit Strava, Facebook, Instagram. On court pour soi, mais aussi pour recevoir des likes, ou des ‘kudos’, l’équivalent Strava du ‘like’.
Des runners payés par des utilisateurs de Strava pour courir à leur place
Une course au pouce en l’air qui pousse quasiment 90% des 620 millions de runners dans le monde à suivre leur course via une montre GPS ou un smartphone et la moitié à poster leurs performances sur les réseaux sociaux. Strava, la plateforme de ceux qui courent, revendique 180 millions d’abonnés. Pour certains, ça permet de créer un déclic et donne envie de s’y mettre. On voit les autres courir et performer, ça donne envie et on progresse.
D’autres vont plus loin. Trop loin peut être, ils payent d’autres utilisateurs pour courir à leur place et récolter les kudos, les likes, ce qui n’est pas forcément le but originel de l’application. Les réseaux jouent donc un rôle très important dans la pratique de la course à pied… Mais ce n’est pas forcément la raison qui nous fait courir. C’est d’abord entretenir son corps, évacuer le stress, se challenger, voilà les 3 motivations principales.
« Fascinant »
Adepte de Strava, le libraire d’Estelle Midi Jean-Philippe Doux reconnaît parfois se motiver pour partager sa performance: « Vous êtes mes coachs, c’est pour que vous m’aidiez, que ça se sache mais c’est tellement narcissique », reconnaît-il. « C’est comme ceux qui se prennent en photo à la salle, on a besoin de cette tribune, ça aide de partager », poursuit Jean-Philippe Doux.
« C’est bien que les gens veulent se bouger, qu’il fasse attention à leur santé », note Daniel Riolo. « Il ne faut pas se plaindre que les gens se mettent la pression qu’ils partagent, je ne les prends pas pour des crâneurs et les chiffres du marathon me sidèrent, c’est fascinant », ajoute-t-il sur RMC Story.
À l’occasion du Marathon, le dernier podcast de RMC Running a été enregistré en direct du 1er au 8e kilomètre avec le champion du monde du 10.000 mètres, Jimmy Gressier: « C’est un des seuls sport au monde où l’on peut mélanger les vedettes et le grand public », explique sur RMC Benoît Boutron, à la tête du podcast RMC Running.
« Au Marathon de Paris, à part 10 personnes chez les hommes et 10 chez les femmes, personne ne joue pour la gagne, vous êtes en lutte contre vous-même, vous courrez contre vous-même, vous allez chercher un chrono, votre meilleure performance possible », poursuit-il.
Pas de « haters » sur Strava contrairement aux autres réseaux sociaux
« C’est pour ça qu’il y a ce développement sur les réseaux sociaux. La différence entre Strava et réseau social normal type Instagram ou Twitter, c’est que vous n’avez pas de ‘haters’. Tous les gens qui vous suivent vous encouragent au lieu de vous critiquer », ajoute Benoît Boutron.
Il met également en avance l’ambiance aux abords du marathon: « Vous avez votre prénom sur votre dossard, des gens que vous ne connaissez pas crient votre prénom et vous encouragent. Pour les personnes lambda qui courent, c’est un regain d’énergie incroyable ».
« Le problème c’est que les modèles, ce sont souvent des pros »
La course au partage, c’est ce que constate Murphy, coach sportif dans les Landes: « Je m’occupe de sédentaire dans des clubs de remise en forme et ils veulent que ça se voit assez rapidement. Les gens sont plus impatients qu’avant, c’est dû aux applications, aux réseaux sociaux », croit-il savoir. « Le problème c’est que les modèles, ce sont souvent des pros. Sauf que l’on n’est pas tous outillés pour ça. Il faut de la régularité pour progresser et ça met de la pression toute la connectivité qu’on a maintenant ».
« Je vois des gens qui se plaignent d’avoir raté une séance, d’avoir fait le ‘cheat meal’ (repas de triche en anglais, ndlr, un repas réconfortant souvent calorique et gras) de trop et ce n’est pas bon, c’est un peu anxiogène », déplore Murphy.
« Quand on interroge les spécialistes, coachs et kinés, plus de 9 blessures sont dues à des efforts faits trop vite, trop longuement et trop forts », complète Benoît Boutron. « Vous allez faire trop de kilomètres, trop d’efforts, ce n’est que de l’erreur personnelle souvent », détaille-t-il.
« Avant de mettre en avant mes performances sur les réseaux sociaux, il y a un sentiment de fierté, une journée qui commence comme ça, la journée change complètement, on a un super sentiment », ajoute Jean-Philippe Doux. « Ce qu’on cherche, ce qu’on aime dans le sport, ce sont les émotions. L’émotion que vous ressentez à l’arrivée d’un 10 km, c’est ça que vous allez rechercher. Cette émotion aura valu la peine de s’être préparé, d’avoir fait des efforts. Et la pratique sportive permet de vivre ces émotions-là », conclut Benoît Boutron.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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