« Du photovoltaïque en zone Bâtiments de France, c’est désormais possible ! » : cette société narbonnaise Vilma Solaire fait sauter un verrou
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Un résumé rapide de « « Du photovoltaïque en zone Bâtiments de France, c’est désormais possible ! » : cette société narbonnaise Vilma Solaire fait sauter un verrou » selon notre rédaction.
Ce qu’il faut garder en tête
Des centaines, voire des milliers, de dossiers de demande d’installations de panneaux voltaïques sont retoqués chaque année sur 4 % du territoire national, 2 % dans l’Aude. La raison ? Les panneaux solaires de couleur noire ne sont pas compatibles avec les normes fixées par les bâtiments de France près des monuments classés. La société Vilma Solaire de Narbonne propose la solution. Explications.
Si vous habitez à moins de cinq cents mètres d’un bâtiment classé ou aux abords du canal du Midi, vous avez forcément, un jour, été confronté aux contraintes imposées par les Bâtiments de France et Voies navigables de France en matière d’aménagements et d’urbanisme. L’installation de panneaux solaires, au grand dam des habitants concernés, ne fait pas exception à la règle. En effet, leur couleur noire n’est pas compatible avec les éléments patrimoniaux.
Avant, quand c’était une zone Bâtiments de France, on ne proposait rien
Un exemple, dans l’Aude, sur un village située en secteur sauvegardé. Independant – D.R. Vilma Solaire
« Quand une personne nous sollicite, la première question qu’on pose, c’est : êtes-vous en zone Bâtiments de France ? Si les clients ne savent pas, on peut vérifier grâce à une carte en ligne. Avant, quand c’était une zone Bâtiments de France, on ne proposait rien. Depuis février, on peut enfin faire des installations dans ces zones. Par exemple, on a organisé une réunion à la salle des fêtes d’Escales le 23 mars, en partenariat avec la mairie. On a communiqué dans toutes les boîtes aux lettres et via l’application du village pour annoncer qu’on avait une solution avec des panneaux rouges. Résultat : une trentaine de personnes sont venues. C’est logique, ça fait 10 ans qu’ils ne peuvent rien installer, et là on arrive avec une solution », explique Tim Vilela, président de la société Vilma Solaire.
Ces panneaux à Banyuls (66) se fondent mieux dans le décor que les paraboles… Independant – D.R.
Répondre à un besoin local
Désormais, grâce à des panneaux colorés, validés par l’architecte des bâtiments de France, les habitants des zones concernées peuvent prétendre à l’installation de panneaux et à une autonomie électrique partielle. « On va maintenant développer ça dans d’autres communes, progressivement. On reste une petite structure : j’ai créé la société il y a six ans, on est sept salariés, pour un chiffre d’affaires d’un peu moins d’un million d’euros. Le but n’est pas d’être débordé, mais de répondre à un vrai besoin local », souligne le chef d’entreprise.
Une prime du Grand Narbonne
Qu’en est-il du « rendement » de ces panneaux de couleurs ? Il est sensiblement le même que les installations classiques. « Par exemple : un panneau fait 350 W, l’autre, classique, 375 W. La différence vient surtout de la taille, légèrement plus grande. En revanche, c’est plus cher : environ 10 à 15 % de plus qu’un panneau noir. Mais quand on n’a pas d’autre solution, on n’a pas vraiment le choix. Et puis, le délai de rentabilité, à savoir 7 à 9 ans, est le même. Le surcoût est, par ailleurs, compensé dans le Grand Narbonne par une prime de 1 000 € », explique Tim Vilela.
Intégration sur toitures rouges et ocre
Si Vilma Solaire n’a pas « l’exclusivité », la société est quasiment la seule à proposer cette prestation dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. « On est les seuls à avoir obtenu des accords solides avec les Bâtiments de France. Beaucoup d’entreprises ont fait des demandes avec des panneaux rouges… mais ont finalement posé du noir ! Si cela se développe, à terme, certaines entreprises seront sélectionnées. Aujourd’hui, sur le Narbonnais, on est les seuls à proposer cette solution. C’est un marché de niche car seulement 2 % du territoire est concerné et les grosses boîtes ne s’intéressent pas au marché des particuliers », souligne Tim Vilela.
Huit panneaux en moyenne pour réduire la facture de 50 %
Face à la hausse continue du coût de l’électricité, le photovoltaïque attire de plus en plus de particuliers. Pour une installation standard de 3 kW en secteur Bâtiments du France, il faut compter environ 8 500 € TTC pour des panneaux version “rouge”. Un montant ensuite réduit grâce à une prime déductible.
Une telle installation correspond généralement à 8 panneaux, pour une surface d’environ 17 m². Mais au-delà de ces caractéristiques techniques, c’est surtout la production qui fait la différence. En moyenne, un système de cette puissance permet de produire autour de 4 500 kWh par an. Cela représente près de 1 000 € d’économies annuelles sur la facture d’électricité. L’électricité générée est majoritairement consommée directement dans le logement. Ce modèle d’autoconsommation est aujourd’hui privilégié, car il permet de maximiser les économies.
À l’inverse, les batteries domestiques restent encore peu attractives financièrement. Leur coût élevé limite leur intérêt à court terme pour la plupart des foyers. La revente du surplus d’électricité, souvent évoquée, apparaît elle aussi peu rentable. Le tarif de rachat avoisine les 4 centimes par kWh, auxquels peuvent s’ajouter certains frais, réduisant encore l’intérêt économique de cette option.
Le dimensionnement de l’installation constitue un élément clé de la réussite du projet. Il doit être adapté à la consommation réelle du foyer. Par exemple, pour une consommation annuelle de 8 000 kWh, une installation produisant 4 000 kWh permet de couvrir environ 50 % des besoins.
À l’inverse, un surdimensionnement peut s’avérer contre-productif : l’énergie produite en excès est peu valorisée, ce qui diminue la rentabilité globale de l’investissement.
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