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Notre équipe met en lumière les éléments clés de « en Iran, le faux calme au quotidien depuis le cessez-le-feu – franceinfo ».
Résumé synthétique
Franceinfo a pu joindre, à Téhéran, plusieurs Iraniens qui racontent leur quotidien dans cet entre-deux après le cessez-le-feu et l’échec des dernières négociations avec les Etats-Unis au Pakistan.
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Pendant des semaines, Ahmad a raconté à son fils de 2 ans que les explosions qui résonnaient dans le ciel de Téhéran étaient « juste de terribles orages, qu’il ne devait pas s’inquiéter ». « Je pense qu’il y a cru », espère-t-il. « En revanche, on a expliqué à notre fils de 6 ans que nous étions en guerre avec d’autres pays, que l’Iran était bombardé et qu’il fallait rester à la maison pour notre sécurité », précise Ahmad.
« Pendant les explosions, mon fils tremblait de peur, et même quand les bombes ont cessé, il a refusé de sortir. Hier, il est allé au parc pour la première fois depuis longtemps et en discutant avec ses amis de la guerre et il a appris que ce sont les Etats-Unis, où son oncle a émigré, qui nous ont attaqués », raconte le père de famille. Donald Trump a estimé mardi que la guerre avec l’Iran était « presque finie« , après avoir évoqué une possible reprise des discussions avec l’Iran cette semaine au Pakistan.
Dans l’appartement familial, un couloir a fait office d’abri, explique Ahmad. « On s’y précipitait en cas d’attaques, la nuit surtout. On a mis plusieurs couches de plastique sur les vitres des fenêtres qui se brisaient souvent à cause du souffle des explosions », détaille ce chef de projet d’une quarantaine d’années qui vit dans le nord de Téhéran et qui retrouve actuellement un semblant de normalité. Toutefois, « on voit d’immenses drapeaux iraniens déployés par le gouvernement pour cacher les immeubles qui ont été détruits », raconte Ahmad.
« Les gens ont besoin de sortir, de se voir, de profiter des parcs, des cafés. On trouve de la nourriture, de l’essence, sans file d’attente », décrit Ahmad qui assure néanmoins qu’obtenir une connexion à Internet reste très difficile. « Il faut jongler avec des VPN et la connexion coûte cinquante fois plus cher qu’en temps normal », déplore-t-il. Sa compagne, institutrice, et lui, ne travaillent plus depuis le début de la guerre et vivent sur leurs économies. « On peut tenir encore deux mois pas plus. Pour les classes moyennes, la situation est vraiment difficile », s’inquiète Ahmad.
Selon Ahmad, « les bassidjis, la milice des Gardiens de la révolution, patrouillent dans les rues, ils circulent avec le visage masqué dans des voitures sans plaque d’immatriculation, où des armes sont visibles. Ils vous arrêtent, fouillent votre véhicule. C’est comme si des sujets sensibles comme le port du hijab étaient devenus secondaires depuis la guerre. »
Reza, un jeune doctorant au chômage, affirme ne plus manger à sa faim. Tandis qu’Ali s’inquiète du manque de médicaments. Cet opposant politique raconte aussi avoir mis son activisme en sourdine face à la pression continue du régime qu’il juge « le plus criminel et le plus impitoyable au monde ».
La guerre est « officiellement en pause », ironise avec lassitude Hélia, âgée d’une vingtaine d’années. « Chaque soir, on va se coucher avec la boule au ventre en se demandant si la guerre va repartir ou pas en se demandant si la guerre va repartir ou pas », se désespère-t-elle. « Personne ne fait confiance à Donald Trump et à ses déclarations », juge Hélia.
« Un jour, il veut détruire une civilisation entière, un autre, il dit qu’ils acceptent les conditions de l’Iran. Le jour d’après on entend parler de négociations, de poignées de main, et ensuite d’affrontements, tout ça en même temps », explique la jeune femme. « Notre plus grande tragédie, c’est que notre destin est lié aux décisions d’un tel personnage », conclut l’étudiante terrée dans l’appartement familial depuis le début du conflit.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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