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15 avril 2026La diplomatie du sourire : la Joconde ambassadrice : épisode 8/10 du podcast La Joconde sort du silence
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Selon nos experts, « La diplomatie du sourire : la Joconde ambassadrice : épisode 8/10 du podcast La Joconde sort du silence » mérite une attention particulière.
Les points essentiels à retenir
En 1963, pour la première fois depuis son retour au musée en 1945, la Joconde quitte le Louvre pour une exposition historique aux États-Unis. Celle-ci est organisée sous l’égide d’André Malraux et de John F. Kennedy en signe de reconnaissance pour le Débarquement de 1944, mais aussi pour apaiser certaines tensions diplomatiques…
Mona Lisa nommée ambassadrice de la diplomatie gaulliste
C’est au début des années 1960 que le général de Gaulle et son ministre de la Culture André Malraux commencent à former le projet de faire voyager la Joconde jusqu’aux États-Unis. Bien que les conservateurs du Louvre s’opposent à ce périple, l’impératif politique l’emporte. Comme le précise l’historien d’art Fabien Bellat « les intérêts d’État ont prévalu sur les intérêts patrimoniaux. » Le sourire de Mona Lisa devient une arme de séduction diplomatique visant à raffermir les liens parfois fragiles entre Paris et Washington. En effet, le général de Gaulle apparaît bien trop indépendant au goût de Washington. La traversée de l’Atlantique du tableau, à bord du célèbre paquebot France, va d’abord constituer un développement médiatique sans précédent.
Une mise en scène hollywoodienne pour la belle Florentine
A New York et à Washington, l’accueil réservé à la Joconde dépasse les cadres habituels du monde de l’art. « L’Amérique lui a offert ce qu’elle sait si bien faire : une puissance du décorum, une efficacité dans la mise en spectacle, le côté divertissement. On peut presque parler d’une mise en scène hollywoodienne ! » poursuit Fabien Bellat. Ces éléments encore amplifiés par le charisme du président John Fitzgerald Kennedy comme par la ferveur du public américain, le tableau attire plus d’un million de visiteurs en moins d’un mois. Un succès qui transforme l’exposition en un incident de société aux dimensions internationales.
De Moscou à Tokyo, la fabrique d’une icône planétaire
En 1974, la Joconde s’envole pour le Japon pour permettre à la France de nouer des relations plus étroites avec ce pays lointain où sa présence est bien faible. Son exposition bat des records de fréquentation, avant de faire une dernière étape en Union soviétique, au musée Pouchkine de Moscou, à la demande insistante de Leonid Brejnev. Le leader russe garantit en échange une détente franco-soviétique qui favorisera les accords d’Helsinki l’année suivante. Mais au-delà des questions commerciales et politiques, ces voyages confortent la fascination d’un public toujours plus nombreux pour admirer celle qui est devenue une icône planétaire. À Moscou et à Tokyo, où elle est une nouvelle fois agressée, on prend également conscience de l’importance des conditions de sa conservation et de son exposition. À son retour à Paris, elle sera placée derrière une vitrine blindée d’où elle ne sortira plus jamais.
- La Joconde sort du silence, une série documentaire proposée par Olivier Tosseri et réalisée par Julie Beressi
- Avec Juliette Petiot dans le rôle de la Joconde
- Documentation : Anne-Lise Signoret, Qiting Wang et Antoine Vuilloz
- Archives INA : Clary Monaque
- Prise de son : Laurent Macchietti et Antoine Viossat
- Mixage : Claire Levasseur
- Avec : Fabien Bellat, Jean-Pierre Cuzin
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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