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15 avril 2026La guerre au Soudan a quatre ans, c’est « la pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « La guerre au Soudan a quatre ans, c’est « la pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU ».
Ce qu’il faut garder en tête
Trois ans après son déclenchement, le 15 avril 2023, la guerre fait encore rage au Soudan, marquée par une extrême violence. Sur le terrain, l’armée régulière soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide se livrent à des combats sanglants, souvent à proximité de quartiers d’habitation lors desquels, des dizaines de milliers de civils ont déjà été tués. La situation s’empire selon l’ONU : leur nombre a plus que doublé en 2025 par rapport à l’année précédente, entre autres à cause de l’utilisation de plus en plus fréquentes, de drones qui visent les marchés, les hôpitaux, les routes. Pour apporter une réponse humanitaire, une conférence s’est ouverte à Berlin avec, entre autres, l’Europe et l’Union Africaine le 15 avril 2025. 1,3 milliards d’euros de promesses de dons ont été recueillis. Les besoins de la population soudanaise sont immenses, on estime que 30 millions de personnes – soit plus de la moitié de la population –nécessitent une aide humanitaire urgente.
Une impasse diplomatique
Tout indique que « la pire crise humanitaire du monde », selon les mots de l’ONU, va s’empirer, puisque la diplomatie internationale semble incapable d’ouvrir la voie à la moindre perspectives de paix. Les appels des différents acteurs internationaux à l’arrêt des hostilités restent lettre morte. L’Armée régulière du général Abdel Fattah Al Burhan et les paramilitaires du général Mohamed Hamdan Dogolo comptent bien continuer le combat. Chaque camp pense encore pouvoir l’emporter militairement, explique l’anthropologue Clément Deshayes : « Cette guerre dure longtemps parce que les deux belligérants ont une base sociale. Ils ont aussi des soutiens, à l’extérieur qui leur permettent de continuer la guerre. » Ces pays ce sont les Émirats arabes unis, du côté des forces de soutien rapides, mais également l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie du côté de l’armée soudanaise. Ces soutiens « permettent aux acteurs de maintenir un niveau d’intensité extrêmement fort dans ce conflit », explique Clément Deshayes.
Treize millions de personnes déplacées
Cette guerre a contraint à l’exil treize millions de Soudanais. Parmi eux, un million et demi a rejoint l’Égypte. Depuis le début du conflit armé au Soudan, les autorités égyptiennes mènent régulièrement des contrôles d’identité renforcés visant les personnes étrangères. Selon un récent rapport d’Amnesty International, « des policiers en civil arrêtent arbitrairement » depuis fin 2025 des ressortissants africains dont des Soudanais. L’ONG appelle l’Union européenne à faire pression sur Le Caire pour « protéger les droits des réfugiés et des migrants ».
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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