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15 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Un regard éditorial sur « La hausse des cours du pétrole, une aubaine financière inespérée pour Moscou » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu’il faut observer
En arrière-plan d’un champ pétrolifère, des roubles qui s’alignent : c’est l’image retenue par le quotidien Izvestia pour illustrer l’article principal de son édition du mercredi 15 avril. Les premières lignes annoncent la couleur : “En avril, le budget pourrait recevoir 1 000 milliards de roubles [plus de 11 milliards d’euros] de recettes pétrolières et gazières”, écrit ce journal pro-Kremlin qui, dans son article, explique les raisons de cette heureuse conjoncture pour l’État russe.
Pour cette publication qui s’emploie à voir invariablement le verre à moitié plein – Izvestia soutient sans réserves la politique extérieure de Moscou –, les conséquences de la guerre au Moyen-Orient lui apportent de tangibles motifs de réjouissance : les recettes fiscales pourraient atteindre au mois d’avril leur “plus haut niveau depuis mi-2024”, selon les estimations d’experts interrogés par Izvestia.
Sans remise, parfois avec une prime
“La guerre du Golfe et les réductions de production au Moyen-Orient ont entraîné une hausse de la demande de pétrole russe et de son prix”, écrit le journal. Avec des effets particulièrement visibles en avril, indique la société Kasatkin Consulting : la tendance devrait se traduire par une augmentation de 60 % des recettes pétrogazières du budget. “La taxe sur l’extraction est versée le 28 du mois suivant, et le prochain versement trimestriel de l’impôt additionnel sur les bénéfices sera perçu en avril”, précise son représentant, Dmitri Kassatkine.
Parmi les raisons de l’augmentation du prix du pétrole russe, Izvestia évoque la baisse de la production signalée dans un dossier de l’OPEP + publié le 13 avril, et cite aussi le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, qui évoque 40 infrastructures clés endommagées au Moyen-Orient.
Une conjoncture favorable pour les producteurs russes puisque le pétrole et les produits pétroliers se vendent sur le marché mondial “sans remise, et dans certains cas avec une prime”, souligne le quotidien, citant le vice-Premier ministre Alexandre Novak.
“Nos principaux acheteurs ces derniers temps sont la Chine, l’Inde et la Turquie. Les deux premiers pays se partagent quasiment à parts égales la majeure partie de nos volumes de pétrole. Ils se font actuellement concurrence pour ces volumes, ce qui contribue à faire grimper le prix du pétrole russe”, ajoute Ekaterina Kossareva, dirigeante de la société de conseil BMT.
Pour autant, l’évolution du marché apparaît imprévisible, prévient Izvestia. “Si le cessez-le-feu annoncé [en Iran] a entraîné une baisse [des cours du pétrole], la déclaration du président américain Donald Trump concernant le blocus du détroit d’Ormuz a provoqué une nouvelle hausse”, fait remarquer Valeri Andrianov, de l’Université des finances du gouvernement de Russie. “On ignore si le deuxième cycle de pourparlers américano-iraniens prévu pour le 16 avril sera couronné de succès ou s’il entraînera une nouvelle escalade des tensions”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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