
Arme nucléaire: l'Agence internationale de l'énergie atomique s'inquiète de l'augmentation des capacités de la Corée du Nord
15 avril 2026Reuters.com
15 avril 2026« Le gouvernement n’a pas renoncé à son ambition environnementale », assure Annie Genevard, ministre de l’Agriculture – franceinfo
Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « « Le gouvernement n’a pas renoncé à son ambition environnementale », assure Annie Genevard, ministre de l’Agriculture – franceinfo ».
Ce qu’il faut garder en tête
Publié
Temps de lecture : 5min – vidéo : 22min
Invitée de « Tout est politique » mercredi 15 avril, la ministre de l’Agriculture est revenue sur le vote de la suppression des zones à faibles émissions, les ZFE, qui interdisaient aux véhicules les plus polluants de circuler dans certaines agglomérations. « Il ne faut pas voir dans la ZFE l’alpha et l’oméga à l’amélioration de la qualité de l’air », souligne-t-elle.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sonia Chironi : Le Parlement a entériné définitivement cette loi de simplification de la vie économique, qui comprend cet amendement sur les ZFE. Pourquoi êtes-vous opposés à ces ZFE qui contribuent, même si on voit bien que ce n’est pas forcément facile à mesurer, mais quand même globalement à améliorer l’air que nous respirons dans nos centres-villes ?
Annie Genevard : Je pense que tout le monde, y compris à droite, est soucieux de la qualité de l’air dans les agglomérations, dans les villes. C’est une question de santé publique sur laquelle, je crois, tout le monde est à peu près est d’accord. En revanche, là où les choses se compliquent, c’est dans les conséquences que cela peut avoir. Et on voit bien que restaurer une qualité d’air dans les villes ne procède pas seulement de l’interdiction qui est faite à certains véhicules, à certains usagers. Vous avez évoqué le renouvellement du parc automobile, vous avez évoqué la capacité à prendre des transports publics, tout le monde n’y a pas accès, mais ce sont des facteurs puissants de réduction de la pollution de l’air. Donc il ne faut pas voir dans la ZFE l’alpha et l’oméga à l’amélioration de la qualité de l’air. D’ailleurs, vous dites que la contribution est modeste, même si on n’a pas d’éléments d’appréciation. Non, je crois que ce qui fait débat, et au fond ce vote était quand même un peu prévisible, ce sont les conséquences sociales que cela emporte. Et on voit bien que chaque fois qu’il y a eu des mouvements puissants, c’est quand on ne prenait pas en compte les contraintes qui pèsent sur les gens qui sont obligés de venir en ville pour travailler. La ville aujourd’hui, c’est ainsi fait qu’elle concentre l’activité économique, elle concentre les services. Les gens sont obligés de venir en ville pour pouvoir consulter un médecin, pour pouvoir faire des courses, pour pouvoir travailler et ce sont les conseils…
Après, il y avait les dérogations qui existaient. Pour les gens qui n’avaient pas forcément les bons critères, ils pouvaient avoir une dérogation de 24 heures.
Oui, mais on voit bien que la règle, c’est quand même l’empêchement. Donc c’est ça, au fond, qui a créé d’ailleurs le mouvement des « Gueux », donne bien une dimension sociale à cette opposition. Donc maintenant, le vote a été ce qu’il a été. Ça va partir au Conseil constitutionnel, on verra bien ce que le Conseil en fait.
Nathalie Saint-Cricq : On a l’impression, quand même, que sur un certain nombre de petites choses, qui ne sont pas si petites. Que ce soient les ZFE, ou d’autres mesures, que l’on est un petit peu dans un tournant. Vous vous souvenez sûrement lorsque Nicolas Sarkozy avait dit au Salon de l’Agriculture, « L’écologie, ça commence à bien faire ». On a l’impression qu’on est dans une forme de court-termisme, peut-être dû aux élections, qui fait que « ces 10 %, ces 15 %, ça empoisonne le monde, on va faire sauter tout ça, de manière à ne pas avoir un pays en crise. » Est-ce que ce n’est pas un peu le cas finalement, de sacrifier l’avenir au court terme ?
Non, je crois que c’est une perception qui me paraît un peu excessive. Je crois que le gouvernement n’a pas renoncé à son ambition environnementale. Simplement, il y a la question de l’acceptabilité, la question du temps de la transition, aussi. Dans « transition environnementale », il y a le mot « transition », qui suppose un certain temps. Et donc, les choses ne vont pas se décréter du jour au lendemain. On le voit bien, en tout cas le problème, il est identifié aujourd’hui. Lorsque vous avez de jeunes enfants et que vous voyez que l’air est pollué, qu’il faut éviter de les faire sortir, c’est quelque chose qui concerne tout à chacun, et sur lequel on ne peut pas transiger. Maintenant, il faut trouver les bons outils, les bons canaux. Ce sont les transports en commun, le renouvellement de la flotte, l’électrification des véhicules, ce sont de bonnes mesures, qui sont durables. Et sur les ZFE, on verra bien ce qu’il en advient. Mais je crois qu’il faut bien prendre la mesure : rappelez-vous le début des « Gilets jaunes », c’est la voiture. Parce que tout le monde ne vit pas les contraintes de déplacement de la même façon. Le Parisien, lui, il a à sa disposition toutes sortes de solutions pour se déplacer. Le rural, ce n’est pas le cas.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

9999999/2026/04/15/69e0054acf79a876709642.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/04/15/69df96bb6edf5916953538.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)