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15 avril 2026Mahdieh Esfandiari, l’Iranienne dont le sort était lié à celui de Kohler et Paris, est rentrée dans son pays
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
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Les faits essentiels
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Mahdieh Esfandiari, l’Iranienne dont le sort était lié à celui de Kohler et Paris, est rentrée dans son pays. (photo d’illustration lors de son procès à Paris en janvier 2026)
Les destins des deux Français et de l’Iranienne semblaient liés. Mahdieh Esfandiari, une femme de 39 ans qui était détenue en France après avoir été condamnée notamment pour apologie du terrorisme, « est rentrée en Iran », a rapporté ce mercredi 15 avril la télévision d’État, qui la présente comme une « militante pour les droits des Palestiniens ».
Ce retour intervient après celui, la semaine de dernière, de Cécile Kohler et Jacques Paris, emprisonnés puis assignés à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans pour des accusations d’espionnage. Jugeant injustes la détention et la condamnation de Mahdieh Esfandiari, les autorités iraniennes avaient rendu publique en septembre la possibilité d’un accord de libération des deux Français en échange de celle de l’Iranienne.
Cet échange évoqué par Téhéran n’a jamais été confirmé par Paris. Reste que quelques heures après l’annonce de la sortie d’Iran de Cécile Kohler et Jacques Paris, l’assignation à résidence de Mahdieh Esfandiari avait été levée.
Esfandiari condamnée en février
Et pourtant, entre l’évocation d’un possible accord par l’Iran en septembre et le retour de ce mois d’avril, la situation avait été obscurcie par la condamnation de l’Iranienne pour apologie du terrorisme, survenue le 26 février dernier. Mahdieh Esfandiari avait alors écopé d’une peine de quatre ans de prison, dont un ferme, et d’une interdiction définitive du territoire. Son avocat avait annoncé faire appel.
« On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari […]. Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute », avait affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience. « Nous allons interjeter appel […] en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits », ajoutait-il.
La condamnation de l’Iranienne est le résultat d’une enquête ouverte autour de comptes Telegram intitulés « Axe de la résistance ». Ces contenus, déclinés aussi en émission sur internet, avaient été signalés comme « faisant l’apologie des attentats commis en Israël le 7 octobre 2023, provoquant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive », a rapporté le parquet.
Une femme arrivée en France en 2018
Mahdieh Esfandiari a été interpellée le 28 février 2025 à Villeurbanne (Rhône). La justice la suspecte d’avoir alimenté l’un de ses co-prévenus « en contenus à diffuser, et en conseils de prudence sur l’anonymat et les transferts d’argent en cryptomonnaies ». En perquisition, « des livres sur le régime iranien » et « plus de 2000 euros en liquide » ont été « retrouvés » chez elle.
Cette trentenaire née en Iran était arrivée en France en 2018, où elle travaillait en tant que traductrice après avoir été diplômée à Lyon. D’après le parcours retracé par le parquet, Mahdieh Esfandiari avait « effectué des gardes d’enfants et fondé une entreprise de traduction, interprétariat et enseignement » et « semblait envisager de retourner dans son pays natal ».
Source : www.huffingtonpost.fr
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