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vers une surproduction ? – franceinfo
15 avril 2026Portée par l’essor de l’IA, la première capitalisation européenne ASML relève ses perspectives 2026, ce qui profite (encore) à Soitec qui gagne près de 230% depuis le début de l’année
Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Portée par l’essor de l’IA, la première capitalisation européenne ASML relève ses perspectives 2026, ce qui profite (encore) à Soitec qui gagne près de 230% depuis le début de l’année ».
Points essentiels de l’article
(BFM Bourse) – Le groupe batave spécialiste des technologies clef pour la production de semi-conducteurs a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes titre du premier trimestre. En parallèle, ASML relève ses prévisions pour l’ensemble de l’année 2026.
Avec la hausse de l’activité (et des budgets) de ses grands donneurs d’ordres et la course à l’intelligence artificielle, ASML surfe sur une vague porteuse. La société figure d’ailleurs dans la sélection « 25 for 2026 » de Bank of America, une liste de 25 actions européennes à privilégier pour 2026.
La première capitalisation européenne a, pour grands clients, les fondeurs de puces, c’est-à-dire le taïwanais TSMC, l’américain Intel ou encore le coréen Samsung. Or, ces derniers voient leur activité exploser en raison de l’essor de l’intelligence artificielle, ce qui les pousse à produire davantage.
TSMC a, par exemple, récemment annoncé un bond de plus de 35% de ses ventes au premier trimestre, dont une hausse de 30% rien que sur le mois de mars. Bloomberg indiquait alors que cette publication contribuait « à apaiser les craintes selon lesquelles une crise prolongée au Moyen-Orient risquerait de freiner la demande en centres de données d’IA, très gourmands en énergie, et en appareils tels que l’iPhone.
Dans ce contexte favorable, la société néerlandaise a annoncé des performances qui ont dépassé les attentes.
Une activité en hausse
ASML a publié des revenus de 8,77 milliards d’euros, en hausse de 12,4% sur un an, s’approchant du haut de la fourchette prévisionnelle pour les trois premiers mois de 2026. La société tablait sur un chiffre d’affaires net compris entre 8,2 milliards et 8,9 milliards d’euros pour cette période.
La marge brute s’est contractée sur un an passant de 54% à 53% au premier semestre 2026. Citi note cependant que cette marge a dépassé les prévisions du marché et se situe dans la fourchette haute des prévisions, grâce notamment aux marges plus élevées générées par la gestion du parc installé.
Concernant ce même parc installé, il a généré environ 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Il s’agit surtout d’une activité à plus forte marge, plus récurrente et moins sensible aux fluctuations conjoncturelles que la vente d’équipements », remarque XTB.
« Dans le contexte actuel, son importance (celle d’ASML, NDLR) ne cesse de croître. Les clients, confrontés à une disponibilité limitée des nouveaux outils et à de longs délais de livraison, s’attachent à optimiser la productivité de leurs équipements existants. Les mises à niveau et la maintenance constituent ainsi le moyen le plus rapide d’augmenter la capacité de production effective », ajoute Louise Girard, Analyste de marché chez XTB.
Le bénéfice a par ailleurs a progressé de 15% à 2,76 milliards d’euros. Par action, il ressort à 7,15 euros.
ASML dépasse donc allégrement les prévisions du marché. Selon un consensus cité par Citi, les analystes tablaient sur des revenus de 8,69 milliards d’euros et une marge brute de 52,2%. Oddo BHF ajoute que le consensus attendait un bénéfice net par action de 6,70 euros.
« La demande de puces dépasse l’offre. En réponse, nos clients accélèrent leurs plans d’expansion de capacité pour 2026 et au-delà, […] nos clients ont revu à la hausse leurs prévisions de demande à court et moyen terme pour nos produits », a déclaré Christophe Fouquet, directeur général d’ASML.
Des prévisions plus faibles pour le printemps
Pour l’ensemble de l’année 2026, ASML voit plus haut grâce à une demande toujours plus forte pour ses machines utilisées pour produire des puces plus puissantes destinées à l’IA. Le groupe néérlandais a indiqué prévoir un chiffre d’affaires compris entre 36 et 40 milliards d’euros en 2026, contre une fourchette précédente de 34 à 39 milliards d’euros. Le consensus est logé pour sa part à 37,9 milliards d’euros pour le chiffre d’affaires.
ASML précise que ces prévisions « tiennent compte des issues possibles des discussions en cours concernant les contrôles à l’exportation ». La société fait référence à un projet de loi porté par des responsables politiques américains visant à imposer de nouvelles restrictions sur les exportations d’équipements de fabrication de puces électroniques vers la Chine.
« Concrètement, cela signifie que la demande provenant d’autres régions, notamment des États-Unis, d’Europe et du reste de l’Asie, est suffisamment forte pour compenser d’éventuelles restrictions », remarque XTB.
« L’offre ne suffira pas à répondre à la demande dans un avenir prévisible. Les mémoires sont déjà en rupture de stock pour 2026, et les contraintes d’approvisionnement persisteront au-delà de 2026 », signale Oddo BHF.
Pour le deuxième trimestre, ASML table sur sur chiffre d’affaires net total compris entre 8,4 milliards d’euros et 9 milliards d’euros, avec une marge brute comprise entre 51% et 53%.
Citi remarque qu’ASML prévoit un chiffre d’affaires inférieur de 3% aux attentes, et la prévision de marge est 78 points de base (0,78 point de pourcentage, NDLR) plus basse que le consensus de 52,3 %.
« Conjugué à des charges d’exploitation légèrement inférieures, cela se traduit par une marge d’exploitation d’environ 34,3 %, soit environ 60 points de base de moins que les prévisions du consensus VisibleAlpha », ajoute l’intermédiaire financier.
Ces prévisions jugées un peu courtes par les analystes peuvent expliquer l’accueil un peu timide du marché à l’égard de la réalisation trimestrielle d’ASML. Son action prend seulement 0,8% à la Bourse d’Amsterdam, ce mercredi 15 avril vers 11h.
Soitec grimpe dans la foulée
Cette publication profite cependant largement à Soitec dont le titre glane encore 5,6% à la Bourse de Paris, signant la plus forte hausse du SBF 120.
Comme après les résultats du mastodonte TSMC vendredi 10 avril, Soitec bénéficie une nouvelle fois d’une « lecture croisée » dans son secteur.
De quoi alimenter encore plus le bond de son action, qui grimpe de 228% depuis le début de l’année.
Depuis plusieurs semaines, Soitec est porté par ses perspectives pour le photonique de silicium.
Cette technologie de photonique su silicium est devenue critique car elle permet d’interconnecter les boitiers de processeurs au sein des data centers, via les solutions dites « co-packaged optics » (CPO).
Le photonique sur silicium permet notamment de passer des interconnexions électriques vers les interconnexions optiques et de gagner ainsi en efficacité.
Morgan Stanley expliquait récemment que le secteur des data centers va de plus en plus avoir recours à la fibre optique pour l’interconnexion afin de dépasser les limites liées au cuivre et de faciliter ainsi l’efficacité énergétique.
Or, Soitec produit des substrats de photonique sur silicium dits « Photonics -SOI » sur lesquels reposent les composants CPO.
Les investisseurs ont, donc, récemment pris conscience, ces derniers mois, du positionnement de la société sur ce créneau prometteur, lié à l’essor de l’intelligence artificielle.
Les chiffres livrés par ASML et, donc portés par l’IA, renforcent la conviction du marché dans les perspectives de Soitec liées à l’IA.
Sabrina Sadgui – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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