
Soudan: trois ans de guerre et si peu d’espoir
15 avril 2026
Le PDG de Better.com, Vishal Garg, affirme qu’une récession approche
15 avril 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Un résumé rapide de « Que se passe-t-il chez Duralex, qui a remplacé son directeur général ? – franceinfo » selon notre rédaction.
Les faits essentiels
François Marciano avait piloté la reprise de la verrerie par les salariés sous forme de coopérative en 2024. Présenté officiellement comme une préparation à la retraite, ce départ pourrait être motivé par des difficultés économiques.
Publié
Temps de lecture : 4min
L’entreprise Duralex, menacée de disparition en 2024 et finalement reprise sous forme de coopérative par ses salariés, fait-elle face à une nouvelle crise ? Le remplacement surprise de son directeur général, qui avait piloté la résurrection de la verrerie, employant 243 salariés à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans (Loiret), a de quoi interroger. Officiellement, François Marciano, 60 ans, a été remplacé par la directrice marketing et commerciale du groupe pour préparer « son départ à la retraite prévu à la fin du mois », selon un communiqué publié lundi 13 avril par Duralex.
Mais cette annonce serait-elle motivée par d’autres raisons ? L’éviction de François Marciano a été annoncée au lendemain d’une enquête du média local La Lettre Valloire faisant état de difficultés économiques et d’un excédent brut d’exploitation négatif (le montant généré par l’activité de l’entreprise après avoir réglé ses charges de fonctionnement) de plus de quatre millions d’euros. Interrogé par Le Journal du Centre, François Marciano, qui n’a pas répondu aux sollicitations de franceinfo, dément ces informations et assure que la société coopérative et participative (Scop) est en bonne santé. « Le bilan va sortir ces jours-ci avec un résultat net de 2,5 millions d’euros », explique le désormais ex-directeur général, qui reconnaît néanmoins des tensions et des désaccords avec le conseil d’administration de l’entreprise.
Pour justifier la mise à l’écart de François Marciano, Duralex estime que « l’enjeu de la Scop est d’assurer sa pérennité dans un contexte géopolitique instable et inflationniste », alors que la verrerie a souffert de l’explosion des prix de l’énergie après le début de la guerre en Ukraine en 2022. Interrogée par l’AFP, la nouvelle directrice par intérim, Peggy Sadier, assure de son côté que les bilans comptables et « la certification des comptes » de Duralex sont en cours, tout en refusant de commenter les chiffres évoqués dans la presse. Elle ajoute que François Marciano mais aussi son fils Antoine, le directeur financier, qui a aussi été écarté, selon La Lettre Valloire, font encore « partie des effectifs » mais que le premier « part en retraite ».
La direction de Duralex comme les syndicats n’ont pas répondu à franceinfo. La métropole d’Orléans, qui avait racheté en 2025 le foncier de l’entreprise pour 5,6 millions d’euros, se refuse à tout commentaire, mais assure « suivre » attentivement le dossier. « Il y a des inquiétudes, et la peur que la Scop s’arrête », reconnaît Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT dans le Loiret, qui évoque des problèmes de « transparence financière ». « Quand le conseil d’administration met à pied ses dirigeants, c’est qu’il y a un gros souci et c’est toujours inquiétant », estime le représentant de la CGT, qui avait émis des réserves sur la reprise de l’entreprise par ses salariés, eu égard aux investissements nécessaires pour redresser la verrerie.
Car l’entreprise du Loiret, largement soutenue par une mobilisation populaire et politique en 2024, est depuis deux ans confrontée à un défi financier important. A l’époque, François Marciano avait évoqué de lourds investissements et la modernisation de l’outil de production pour fabriquer des verres. Depuis, Duralex tente de relancer sa production pour atteindre un chiffre d’affaires avoisinant les 30 à 35 millions d’euros, le paramètre d’équilibre pour être rentable.
En novembre 2025, l’entreprise avait reçu en 48 heures près de 20 millions d’euros de promesses d’investissement à l’occasion d’une campagne de financement participatif. Malgré l’ampleur des intentions manifestées, Duralex n’a levé que 7 millions d’euros (via des titres participatifs rémunérés 8% par an). En janvier, elle a lancé une cagnotte en ligne qui a récolté près de 85 000 euros. Duralex devrait communiquer dans les prochains jours sur sa situation.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

9999999/2026/04/15/69dfaa928289b880225229.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/04/15/69e0054acf79a876709642.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)