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15 avril 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Quelques points clés à retenir concernant « qui est Walid Bara, alias “Fondu”, le narcotrafiquant présumé interpellé en Espagne? ».
Faits marquants
Condamné ce mardi 15 avril à 25 ans de réclusion criminelle pour un double homicide, Walid Bara a été interpellé en Espagne quelques heures seulement après le verdict. RMC a pu consulter les éléments de l’enquête retraçant le parcours de celui que la police considère comme l’un des plus puissants narcotrafiquants français.
Pendant trois semaines et demie, sa place est restée vide aux côtés des deux chefs présumés de la « DZ Mafia ». Surnommé « Fondu », Walid Bara était en fuite à l’étranger jusqu’à son interpellation mardi.
L’une des avocates générales n’avait pas manqué de souligner cette absence avec ironie lors de ses réquisitions: « Il doit certainement avoir un empêchement professionnel pour ne pas assister à son procès ». Elle l’accuse d’avoir commandité l’exécution de Farid Tir et Mohamed Bendjaghouli, abattus dans un hôtel Formule 1 en 2019.
En fuite depuis le moi de mai 2024
Sa cavale débute le 4 mai 2024. Ce jour-là, les agents pénitentiaires lèvent son écrou: Walid Bara vient de purger une peine ferme, mais il bénéficie surtout d’une faille juridique. Alors qu’il est en détention provisoire pour le double meurtre de 2019, son avocat, Me Raphaël Chiche, soulève une erreur de procédure: le ministère public a omis de transmettre certains éléments dans les délais impartis.
Placé sous contrôle judiciaire à sa sortie de la prison d’Aix-Luynes, « Fondu » ne pointera au commissariat qu’une seule fois avant de s’évaporer. Le 5 juin 2024, un juge d’instruction délivre un mandat d’arrêt, notant dans une ordonnance consultée par RMC: « Il y a tout lieu de craindre que Walid BARA ait organisé sa fuite ». Le magistrat soupçonne déjà un départ pour l’Espagne ou les Émirats arabes unis.
Ses premiers pas dans la délinquance
Pendant sa détention, Walid Bara n’est pas du genre à parler, ni de lui, ni de ses activités. Alors que ses coaccusés acceptent de se livrer devant les enquêteurs de personnalité, lui refuse catégoriquement de répondre aux questions sur sa vie privée lors de l’enquête sur le double homicide. Un principe pour lui.
Le 30 septembre 2023, l’enquêtrice sociale venue le rencontrer à la prison de Fresnes repart ainsi bredouille. Pour tenter de le cerner, les policiers ont dû interroger sa mère. Sans trop s’étaler, elle raconte l’enfance de Walid, né en 1985 à Marignane. Avec sa petite sœur, ils grandissent dans le 14ème arrondissement de Marseille, dans un immeuble collé à la cité « La Busserine », connue pour être un haut lieu du trafic de drogue.
C’est là que « Fondu » met un premier pied dans la délinquance. Interrogée sur ce surnom qui revient régulièrement dans les dossiers criminels, sa mère en livre l’origine: « C’est bête, quand il était petit il était un peu gros et son entraineur de foot voulait qu’il maigrisse. Un été il est parti en vacances chez ma sœur et il a beaucoup maigrit. Quand il a repris le foot, son entraineur lui a dit qu’il avait fondu et c’est resté pour « fondu » ».
Une ascension dans la criminalité organisée
La première mention sur son casier judiciaire date de 2007 pour conduite sans permis et refus d’obtempérer. Suivent des condamnations pour vols, parfois avec violence, et escroqueries devant les juridictions marseillaises. En novembre 2018, il est condamné à 8 ans d’emprisonnement pour vol en bande organisée avec arme, enlèvement et séquestration.
Au fil des années, « Fondu » prend de l’envergure au point d’être considéré par la police comme l’un des plus grands narcotrafiquants du pays. Réputé particulièrement intelligent et malin, ses alliances présumées avec diverses organisations criminelles sont parfois difficiles à suivre. Mais pour les enquêteurs, une certitude demeure: sa proximité avec Karim Harrat, condamné mardi pour avoir commandité le double homicide de 2019.
Walid Bara est ainsi considéré comme le bras armé de celui que l’on surnomme « Le Rent ». Selon les policiers, c’est Bara qui tente d’abord d’exécuter Farid Tir en 2019, sur commande de Karim Harrat alors installé à Dubaï. Après l’échec de cette première tentative, la mission aurait été confiée à une autre équipe.
Des liens qui apparaissent dans d’autres dossiers
Les connexions entre les deux hommes apparaissent dans d’autres dossiers. En août 2020, les frères El Arife et Moussef Moussa sont visés par des tirs. Si El Arife était la cible, c’est Moussef qui décède. Bien qu’El Arife nie tout lien avec le trafic, les enquêteurs notent qu’il était « connu de nos services principalement pour trafic de stupéfiants dans la cité de la Maurelette ».
La Maurelette est justement au centre du dossier lorsque Walid Bara est présenté à un juge d’instruction. Les enquêteurs ont décrypté des messages attribués à Karim Harrat montrant son intention de récupérer le trafic du quartier. Selon eux, Walid Bara avait un rôle opérationnel dans cette « descente » pour reprendre le réseau de stupéfiants.
Deux ans plus tôt, en 2018, son nom ressort dans l’enquête sur la mort de Florent N’Dongo grâce aux messages de la messagerie SkyECC. Lors de sa garde à vue, les policiers l’interrogent: « Vous terminez votre message en précisant que vous vous êtes vengés en tuant Florent N’Dongo que vous nommez le N et Farid Tir que vous appelez Barbie, qu’en pensez? ». Le Marseillais garde le silence. Pour les enquêteurs, il s’agit d’un règlement de comptes entre le clan de « La Marine Bleue » et celui de « La Paternelle », mené par Karim Harrat et Walid Bara.
Interrogée sur les soupçons pesant sur son fils, la mère de Walid Bara avance une autre explication: « Je pense qu’il a fréquenté des mauvaises personnes et que depuis il s’est fâché avec eux et ils veulent tout lui mettre dessus. On m’a même dit que des gens voulaient le tuer ». Une menace prise au sérieux par les policiers, la tête de Walid Bara étant vraisemblablement mise à prix par d’autres narcotrafiquants.
Lors du procès qui s’est achevé mardi 14 avril, son avocat Me Raphaël Chiche n’a cessé de marteler que les éléments contre son client n’étaient pas fondés, faisant notamment acter qu’une retranscription incriminante résultait d’une erreur d’interprétation.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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