
Guerre en Ukraine : l'UE dénonce l'attaque «atroce» de la Russie contre des civils ukrainiens
16 avril 2026
Il est déjà en mer des Baléares : le pétrolier de la flotte fantôme russe Deyna autorisé à quitter les eaux territoriales après avoir payé une amende
16 avril 2026Avec « Derrière les arbres », le journaliste Frédéric Pommier raconte « 40 années de vie hantées par les viols »
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Avec « Derrière les arbres », le journaliste Frédéric Pommier raconte « 40 années de vie hantées par les viols » ».
À retenir absolument
Capture d’écran X
Frédéric Pommier sort aux éditions Flammarion le roman « Derrière les arbres » sur les viols qu’il a subi dans son enfance par quatre homme différents.
Journaliste pour France Inter et invité de France Inter. À l’occasion de la sortie de son roman Derrière les arbres, le éditeur et écrivain Frédéric Pommier était l’invité de la matinale de la première radio de France ce jeudi 16 avril. Ce pour évoquer sans détour les viols qu’il a subis entre ses quatre et sept ans.
Un témoignage couché sur papier pour lui permettre de « redonner vie au petit garçon qu’on a tué », explique-t-il. « Ce livre, c’est pour rendre justice au petit garçon que j’étais et au petit garçon qu’on a bousillé à quatre ans, à cinq ans, à six ans, à sept ans et qui lui, pour survivre, a oublié pendant très longtemps », prolonge le correspondant de 50 ans, qui dit avoir été violé par quatre hommes différents dans son enfance. Parmi eux, le petit ami de sa nourrice, le gardien de son immeuble, un adolescent et un ancien député-maire contre qui il a depuis porté plainte.
Son témoignage de « 40 années de vie hantées par les viols », comme il le résume auprès du Parisien, lui sert à mettre en lumière cette amnésie commune à de nombreuses victimes de viol. Afin d’aller de l’avant, non sans mal. L’auteur explique que son « cerveau à ce moment-là, a totalement déconnecté ».
« C’était comme de la buée sur la vitre d’une voiture. Alors on met la main dessus pour essayer de dégager davantage d’espace. Et puis on voit des silhouettes, on voit des formes, on entend éventuellement des mots, des phrases. Il y a des odeurs qui surgissent parfois », raconte Frédéric Pommier, qui évoque aussi un « puzzle » et même des voix revenues dans sa tête à l’adolescence. Mais ce n’est qu’à l’âge de 34 ans et après une agression au couteau que ce nouveau traumatisme a réveillé ces souvenirs d’enfants profondément enfouis.
« Les faits ne seront jamais prescrits dans mon livre »
L’auteur évoque alors un visage qui lui est revenu de plein fouet : celui d’un ami de ses parents. Le fameux ancien député-maire dont il refuse de communiquer le nom. « Mon histoire est plus grande que lui », justifie Frédéric Pommier pour ne pas en dire plus à son sujet, bien décidé à se réapproprier son histoire. « C’est un violeur parmi d’autres dans mon histoire », se contentera-t-il d’évoquer au sujet de cet homme qui avait nié tout fait de viol lors de leur confrontation.
« Je suis toujours vivant et il ne m’a pas eu, et ils ne m’ont pas eu et j’ai gagné avec ce livre », préfère-t-il célébrer aujourd’hui, malgré la prescription des faits. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé le spécialiste à raconter son histoire. Puisqu’avec l’écriture de Derrière les arbres, « les faits ne seront jamais prescrits dans (s)on livre », clame-t-il.
Dans les colonnes du Parisien, Frédéric Pommier confie également qu’écrire sur le sujet, après un précédent livre sur la maltraitance en Ehpad, était salutaire pour se réapproprier « cette histoire ». « Je ne pouvais plus continuer à porter ce secret et à vivre dans le silence. Ce que j’ai vécu dans mon enfance, cela fait déjà quelque temps que je l’ai raconté à mes proches, mais il me semblait important de le confier à un plus grand nombre de personnes ». Publié mercredi 15 avril, Derrière les arbres est disponible chez Flammarion.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

9999999
