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16 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « c’est le retour des frelons asiatiques, et il faut agir vite ».
Récapitulatif des informations
Les frelons asiatiques sont de retour en France avec le début du printemps. Ce qui suscite l’inquiétude des apiculteurs. Le gouvernement a annoncé un plan de lutte, mais les spécialistes réclament davantage de moyens.
Le début du printemps n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Il est synonyme du retour des frelons asiatiques. À cette période, ils construisent leurs premiers nids.
Pour évoluer et survivre, ils se nourrissent notamment d’abeilles. De quoi faire grandir l’inquiétude des apiculteurs, comme Simon Casset. Il possède 700 ruches à quelques kilomètres au sud de Chambéry. « Petit à petit le nombre d’abeilles dans la ruche va diminuer et ça va stresser la colonie », explique l’apiculteur savoyard.
Résultat, les abeilles vont avoir peur de sortir de la ruche et vont moins aller chercher de pollen qui est pourtant « nécessaire pour qu’elles soient en bonne santé ». « Ça on peut le payer plus tard dans l’hiver » avec « des pertes », regrette Simon Casset.
Installer des pièges sélectifs
Un nid de frelons asiatiques consomme en moyenne plus de 11 kilos d’insectes entre mars et octobre. Poser des pièges dédiés aux frelons asiatiques peut être une des solutions. « C’est fondamental de piéger maintenant les fondatrices parce que les fondatrices qui vont être piégées maintenant, ce sont des nids en moins en été et à l’automne », explique le Savoyard au micro du Morning RMC.
L’année dernière, plus de 5.000 nids ont été signalés en Savoie et en Haute-Savoie. Un chiffre en augmentation constante depuis trois ans. Poser des pièges est un bon moyen, mais la technique doit être coordonnée pour être efficace. En Savoie, c’est le rôle de Joël Astier-Perret, référent du Groupement de défense sanitaire sur le plateau de la Leysse.
Il a sonné le début de la mobilisation, il y a quelques jours. « J’organise au printemps une réunion où tous les apiculteurs viennent et on positionne les pièges sur la commune pour couvrir déjà les ruchers, qu’il y en ait près des ruchers, et on maille le territoire », décrit-il sur RMC. Toutes les semaines, un relevé des pièges est ensuite effectué, pour mieux se rendre compte de l’invasion de l’insecte dans nos campagnes.
« Il y a deux ans, on a triplé le nombre de prises. L’an dernier, on a doublé. Cette année, on verra », ajoute Joël Astier-Perret.
Dans le Rhône, Franck, ingénieur et apiculteur amateur, s’organise de la même manière avec d’autres apiculteurs. Il faut bien faire attention à ne pas piéger les autres insectes, en utilisant « des pièges sélectifs ». « Il y a une sorte de petite grille qui ne permet pas aux frelons de ressortir, mais permet aux autres insectes de ressortir », décrit-il.
Pour lutter contre cette espèce invasive, la coopération des particuliers est également essentielle. Tout le monde peut signaler un nid près de chez soi sur le site frelonasiatique.fr.
Mais les particuliers doivent faire attention à ne pas intervenir seul. La piqure peut s’avérer très grave. « Ça peut s’avérer dangereux, surtout que les frelons, parfois, positionnent leur nid dans des situations compliquées. Ça peut être entre des murs élevés, des arbres », prévient Stéphane Bras, porte-parole de Prosane, une Fédération d’entreprises qui lutte contre les nuisibles. Seuls des professionnels formés peuvent détruire un nid, qui représente l’autre façon d’empêcher la reproduction de ce prédateur.
Un plan de 3 millions d’euros par an
Pour lutter contre ce problème, le gouvernement vient tout juste de présenter son plan national de lutte contre le frelon asiatique. Issu d’une loi adoptée en mars 2025, ce plan ne propose pas d’éradiquer l’espèce mais de contrôler et de limiter son expansion.
Trois axes principaux sont mis en avant: mieux connaître l’insecte, mieux organiser la lutte et mieux coordonner les acteurs. Pour la première fois, la lutte contre le frelon asiatique est structurée et financée, avec un budget de trois millions d’euros par an. En revanche, l’indemnisation des apiculteurs impactés n’est pas prévue dans ce plan.
Mais plusieurs experts et apiculteurs estiment que ce plan gouvernemental n’a pas les moyens de ses ambitions. Ce n’est pas encore assez pour l’Union nationale de l’apiculture française, qui estime qu’il faudrait 110 millions d’euros. « Malheureusement, l’enveloppe budgétaire n’est pas très importante, donc il va falloir que le gouvernement fasse des choix. Il ne peut pas se saupoudrer un peu partout, ça ne servira à rien, donc il va falloir faire des choix stratégiques », estime Éric Darrouzet, enseignant-chercheur à l’Université de Toulouse.
Dans l’idéal, ce dernier pense qu’il faudrait plus de moyens financiers pour « payer des gens aux niveaux local et régional », « fournir du matériel localement » et « fournir des moyens financiers à des chercheurs pour qu’on puisse développer des outils qui soient enfin efficaces ».
Le porte-parole de Prosane Stéphane Bras plaide lui aussi pour davantage de moyens financiers et « une politique globale coordonnée entre les services de l’État, les particuliers et les moyens de la collectivité locale ».
Plusieurs experts ont rendez-vous ce jeudi 16 avril avec des membres du cabinet du ministère de la Transition écologique pour parler du financement de certains projets de lutte contre le frelon asiatique.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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