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16 avril 2026Conseil municipal à Perpignan : le budget 2026 adopté à la majorité face à une opposition qui ne lâche rien
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Conseil municipal à Perpignan : le budget 2026 adopté à la majorité face à une opposition qui ne lâche rien ».
Éléments à garder en tête
Ce jeudi 16 avril 2026, les élus se sont une nouvelle fois penchés sur les finances de la Ville. Après avoir émis de nombreuses critiques, l’opposition a unanimement voté contre le budget 2026. Elle pointe notamment du doigt les nouveaux emprunts prévus et un manque « d’ambition face aux urgences sociales si fortes à Perpignan ».
Le vote du budget 2026 constituait le plat de résistance du conseil municipal de ce jeudi 16 avril. En amont du scrutin, le maire RN, Louis Aliot, et son adjoint aux finances, François Dussaubat, ont rappelé les grandes lignes de celui-ci. 57 millions d’euros pour les travaux d’équipements et les projets structurants, 18 millions pour la réhabilitation des voies, 6,5 millions pour les travaux dans les écoles, 4 millions pour les équipements sportifs… Louis Aliot a loué à cette occasion « un budget d’action et d’ambition » malgré un « contexte d’incertitudes ».
François Dussaubat a ensuite pris le relais. Après avoir présenté les principales caractéristiques du budget proposé (voir encadré), il a abordé l’épineuse question de la fiscalité locale. « En 2026, les taux d’imposition ne changeront pas, mais les bases fiscales augmenteront de 0,8 % pour les particuliers et de 1,3 % pour les entreprises », a-t-il annoncé. En clair : même si la municipalité ne vote pas d’augmentation de ses taux, la facture va grimper pour les Perpignanais.
De nouveaux emprunts qui vont endetter la Ville
Du côté de l’opposition, le socialiste Frédéric Monteil a été le premier à ouvrir le feu. « Vous évoquez 20 millions d’euros de nouveaux emprunts qui vont encore endetter la Ville, alors qu’il y a des fonds de roulement, de l’argent qui dort dans les coffres », a-t-il pointé du doigt. « C’est un budget sans souffle et sans ambitions face aux urgences sociales si fortes à Perpignan », a enchaîné la communiste Françoise Fiter. « Quelles sont les mesures en termes de pouvoir d’achat, notamment pour les aides à domicile ? Que comptez-vous faire face à la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les commerces du centre-ville ? », a pour sa part demandé Agnès Langevine (Place Publique).
François Dussaubat s’est chargé de répondre sur les emprunts. « Nous demandons l’autorisation d’emprunter 20 millions, mais en général nous empruntons plutôt 15 millions. Cela nous permet de déstocker : cette année, nous allons rembourser 19,8 millions du stock de dette. » Louis Aliot a ensuite repris la main concernant l’urgence sociale. « Je ne me satisfais pas de la situation de la ville. Mais qu’a fait le conseil départemental pour sortir ces jeunes de la précarité ? Ce n’est pas de notre responsabilité. La ville connaissait déjà ces difficultés quand elle était gérée par Jean-Paul Alduy. » Enfin pour ce qui est des commerces, le maire RN a indiqué « aller vers un train de mesures ».
Sans surprise, l’opposition a unanimement voté contre le budget. Mais celui-ci n’en a pas moins été adopté à la majorité.
Dette, recettes fiscales, investissements… : quelques chiffres parlants
Un budget de 373 millions d’euros. Ce jeudi, le conseil municipal de Perpignan a approuvé à la majorité un budget d’un montant total de 373 millions d’euros. Sur cette somme, 142 millions d’euros sont dédiés à l’investissement et 231 millions sont consacrés au fonctionnement, dont 107 millions pour les charges de personnels.
2 128. C’est le nombre de salariés, en équivalents temps plein, qu’employait la Ville au 31 décembre 2025.
Recettes fiscales. Selon François Dussaubat, la fiscalité locale devrait rapporter 113 millions d’euros à la Ville en 2026.
Stock de dette. François Dussaubat confirme que celui de la Ville de Perpignan s’élève à environ 190 millions d’euros.
L’achat de caméras mobiles et de gilets pare-balles pour la police municipale suscite le débat
Plusieurs points ont suscité des passes d’armes entre majorité et opposition ce jeudi. Dont notamment celui portant sur une demande de subvention au fonds interministériel de lutte contre la délinquance pour l’acquisition de 46 caméras mobiles et de 30 gilets pare-balles pour la police municipale, ainsi que l’organisation d’un mini-séjour pour adolescents. Malgré les subventions demandées, la Ville devra débourser 39 000 euros pour les caméras mobiles, 4 500 euros pour les gilets pare-balles et 2 300 euros pour le séjour qui réunirait policiers et adolescents afin de « renforcer les liens de confiance » entre eux. « Vous accordez trop de moyens à la dimension répressive et pas assez à la prévention », s’est insurgée l’élue d’opposition Françoise Fiter. « Je voulais moi aussi mettre l’accent sur votre manque d’ambition concernant le volet prévention, même si nous ne remettons pas en cause l’autre volet », a rajouté Agnès Langevine. « Il n’est pas possible de mobiliser des financements importants pour des milliers de jeunes, leur a répondu l’adjoint à la sécurité, Pierre Parrat. Je suis de ceux qui croient qu’il vaut mieux une police forte et armée qu’autre chose. » La demande de subvention a finalement été adoptée par la majorité et une partie de l’opposition. Seuls Françoise Fiter et Mathias Blanc (Perpignan Autrement) ont voté contre.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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