Deux hivers dans le froid : le combat de Malvina face au chantier abandonné de sa maison près de Narbonne
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Deux hivers dans le froid : le combat de Malvina face au chantier abandonné de sa maison près de Narbonne ».
Points clés à retenir
Mère de famille et entrepreneuse, Malvina a fait confiance aux acteurs de la rénovation énergétique pour équiper sa maison. Mais après avoir versé des acomptes importants, elle se retrouve piégée dans une affaire judiciaire, sans chauffage et sans recours réel.
Après avoir acquis une vieille maison à Ornaisons dépourvue de système de chauffage, Malvina s’est rapprochée de la Communauté de Communes et de l’Anah qui l’orientent vers un cabinet conseil en montage de dossiers énergétiques à Lézignan pour établir son dossier de financement de rénovation énergétique.
« Le représentant local me répond qu’il est nouveau et m’adresse à un collègue à Narbonne. Celui-ci, sans se déplacer, me dit qu’au vu de la superficie importante, je devrais opter pour une chaudière bois à base de granulés. Je l’écoute et il me dit : « Appelez l’entreprise « un tel ». Étant profane, j’y suis allée les yeux fermés ».
Les tuyaux de cuivre ne sont pas reliés L’Indépendant – VD
19 000 euros d’acomptes
Cette mère de famille, prise par le temps, entre son métier de décoratrice de mariages et ses deux enfants, a fait confiance. Le représentant de Lézignan se rend sur place, cautionne la chaudière bois et rédige un dossier. « Pour pouvoir bénéficier des subventions, il faut faire faire l’isolation et changer le réseau de chauffage, qui était un poêle à fioul ».
Elle contacte les artisans recommandés et monte le dossier, validé par le cabinet conseil. En janvier 2024, les travaux commencent et, conformément aux devis, elle règle 19 000 euros d’acomptes à la société de chauffage. « Étant moi-même artisan, je sais à quel point il est important de signer les devis signés, et de payer les acomptes. Je suis très respectueuse de tout ça ».
L’installation n’est pas achevée. L’Indépendant – VD
L’entreprise avait en charge l’installation de la chaudière à granulés et celle du réseau de chauffage. Mais pour cela, il fallait construire une chaufferie. « L’artisan m’a dit : « Ne vous inquiétez pas. Faites la demande de travaux. Il n’y a aucun souci. Ce sera validé ». Je fais ma demande de travaux… Refusée. Entre-temps, cet artisan vient faire une semaine de chantier pour installer le réseau de cuivre. Et puis, il repart et me dit qu’il reviendra. Je sais que les artisans ont plusieurs chantiers en même temps. Sauf qu’il ne revient jamais. Et un autre artisan me dit : « Malvina, attention. Chez les fournisseurs, j’ai entendu que ce monsieur était en liquidation ». Je me rapproche d’un avocat qui engage une procédure auprès du tribunal de commerce. Et ma dette est enregistrée auprès du mandataire judiciaire. Mais cet artisan conteste la dette initiale, initialement, en me disant qu’il va reprendre le chantier avec sa deuxième entreprise. Et pendant des mois, il me tient le bec dans l’eau ».
Liquidation judiciaire
Le tribunal de commerce de Narbonne a prononcé l’ouverture de la liquidation judiciaire de cette société, et la date de cessation des paiements le 5 mars 2024.
Malvina, dans sa cuisine, montre les tuyaux qui sortent du mur. L’Indépendant – VD
« Sur les 19 000 euros, on a estimé qu’il me devait 13 000 euros car il a travaillé une semaine chez moi. Mais ensuite, on le retrouve dans une autre entreprise, qui porte un nom similaire. Au tribunal de commerce, j’ai rencontré d’autres anciens clients floués comme moi après la liquidation ».
Malheureusement, cette affaire n’est pas un cas isolé. Face à une entreprise qui se déclare en faillite et qui est insolvable, la personne qui a versé des acomptes alors que la prestation n’a pas été faite a très peu de chances d’être remboursée. Malvina, elle, a grelotté deux hivers dans sa grande maison glaciale sans chauffage et à ce jour, n’a aucune solution.
L’artisan : « C’est la loi, on n’y peut rien ».
Contacté l’artisan s’insurge : « Je n’ai pas remonté une autre entreprise, j’en avais deux et la première a été placée en liquidation judiciaire et je continue avec la deuxième. Mais une liquidation, c’est une blessure, j’ai licencié des employés, et c’est difficile à vivre. Je dois rembourser de l’argent aux banques encore pendant dix ans, il ne faut pas croire que la loi protège les chefs d’entreprise, ce n’est pas vrai. Je sais que cette cliente a perdu de l’argent, mais ce n’est pas de cet ordre-là. C’est la loi, on n’y peut rien ».
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