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16 avril 2026« Développer la notoriété » et « l’événementiel » pour « vendre notre vin »: ces solutions de la filière viticole de la Côte Vermeille pour se relancer
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Voici notre analyse rapide sur « « Développer la notoriété » et « l’événementiel » pour « vendre notre vin »: ces solutions de la filière viticole de la Côte Vermeille pour se relancer ».
À ne pas oublier
La viticulture de la Côte Vermeille poursuit son plan de relance. Malgré le redressement judiciaire de son plus gros opérateur, le GICB, la filière collective mise sur l’identité des crus, la valorisation des cépages et la promotion du territoire. Une réunion de lancement de la seconde phase d’un plan initié il y a 6 ans était présidée par le Préfet des Pyrénées-Orientales ce mercredi 15 avril 2026.
Au centre d’une grande tablée d’élus au cœur du Mas Reig à Banyuls-sur-Mer, Romuald Péronne, président du syndicat des vignobles de la Côte Vermeille, a fait part d’un constat plutôt alarmant : « C’est une catastrophe ce qui se passe dans tout ce département. Des domaines historiques, des caves coopératives vont disparaître, elles sont pleines, il ne faut pas se voiler la face. Il faut arrêter de chercher des alternatives, les seules solutions qui peuvent nous permettre de survivre, c’est de vendre notre vin », a-t-il insisté.
Le Groupement interproducteurs Collioure Banyuls (GICB), placé en redressement judiciaire le 12 mars dernier, avait annoncé en ce début de mois d’avril avoir obtenu, de la part du tribunal judiciaire de Perpignan, une période d’observation pour une année, jusqu’en avril 2027. Malgré cette problématique, la filière collective continue son plan de relance, entamé il y a six ans. Ce mercredi 15 avril, tous les élus se sont rassemblés à l’initiative du préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe, pour enclencher une dynamique autour du sujet.
Identité, réputation et promotion
Pour répondre à cette situation critique, la filière a indiqué vouloir poursuivre une définition précise des futurs contours du cru pour voir les potentialités viticoles, en fonction notamment des capteurs climatiques. Ensuite, « une révision des cahiers des charges », afin de hiérarchiser et révéler les futurs crus de référence qui permettraient de créer une image premium ou encore de renforcer l’identité et la réputation du terroir. Cela constitue « la valorisation des grenaches gris et blanc » et « l’introduction du monocépage pour les Collioure rouges ». Le tout en redéfinissant le positionnement stratégique.
Enfin, miser sur des actions de promotion. « On est tous d’accord sur un facteur, on manque de notoriété. Ce n’est pas celle des domaines ou des caves, c’est la notoriété collective de Collioure et de Banyuls qui nous manque », développe le président du syndicat. Ainsi, il compte développer les événements « qui font vivre le cru tout au long de l’année », en plus des dates annuelles déjà plébiscitées comme les Vendanges en fête ou les fêtes de Collioure. Le projet compte passer par la valorisation du patrimoine, le progrès du Mas Reig et la création de quatre sentiers dans les vignes, « pour montrer aux gens comment on vit », développe, comme un cri du cœur, Romuald Péronne.
Pierre Regnault de La Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, a tenu à saluer le travail de la filière tout en appelant à une réflexion collective sur son avenir. « Les conclusions s’inspirent des travaux que les professionnels ont pu élaborer, c’est vous qui savez ». Face à une situation qu’il reconnaît sans détour, il insiste sur la nécessité de « réinventer le modèle » en partant « des attentes des consommateurs et des enjeux du territoire ». Mais aussi de se centrer sur la solidarité. « Nous en avons besoin pour faire face aux défis qui ne vont pas manquer sur le plan du changement climatique, sur le plan de la conjoncture économique et de l’avenir de notre territoire », conclut-il.
Le constat en chiffres
À travers un audit de la filière, le président du syndicat a pu établir un constat clair sur la situation, qu’il résume par « une absence de rentabilité collective ».
Aujourd’hui, la filière de la Côte Vermeille compte trois appellations d’origines protégées (AOP), une Indication géographique protégée (IGP), 1 000 viticulteurs, 4 villages, 19 millions d’euros de salaires annuels, et 18 000 hectolitres de vente. Ces ventes ont baissé considérablement en 10 ans, (31 113 hectolitres en 2015). Et la production a suivi la même tendance, passant de 34 380 en 2015 à 19 300 hectolitres en 2025.
Le stock en avril 2026 comptabilise 26 000 hectolitres pour le Collioure, 38 000 de Banyuls et 17 000 pour le Banyuls grand cru. Un stock total de 81 000 hectolitres, soit 11 millions équivalents bouteilles.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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