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16 avril 2026en Irlande, les éleveurs particulièrement touchés par la hausse des prix des carburants – franceinfo
Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « en Irlande, les éleveurs particulièrement touchés par la hausse des prix des carburants – franceinfo ».
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Face à la hausse des prix à la pompe, le gouvernement a annoncé des aides, dédiées notamment aux agriculteurs. Mais elles restent trop faibles alors que l’activité est particulièrement importante au printemps.
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Le gouvernement irlandais a débloqué 505 millions d’euros supplémentaires lundi 13 avril pour tenter d’apaiser la colère liée à la flambée des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Agriculteurs et routiers ont mis le pays à l’arrêt la semaine dernière : ils ont bloqué les routes, les dépôts de carburants, et même la seule raffinerie du pays. Ces concessions ont permis de désamorcer la crise, mais pour combien de temps ? Dans l’ouest du pays, les agriculteurs sont à bout de souffle.
Gerard a 40 ans, il est éleveur laitier près de Limerick. Ces dernières semaines en Irlande, le litre de diesel est passé de 1,70 à 2,17 euros, une charge devenue insoutenable alors qu’il dépend de machines lourdes au quotidien. « C’est simple, le plein coûte presque 1 000 euros de plus qu’avant, lance-t-il. C’est colossal et ça tombe en plein dans notre période la plus chargée, là où on fait beaucoup de travaux dans les champs avec la préparation de l’ensilage, puis l’épandage du lisier et ensuite les engrais. »
Les coûts explosent, engrais compris, mais pendant ce temps « le prix du lait a chuté de 14 centimes par rapport à l’an dernier, assure Gerard. Mes coûts, eux, ont encore grimpé de 3 ou 4 centimes par litre donc aujourd’hui, je suis en mode survie. On tient l’exploitation comme on peut en attendant que le vent tourne. »
« Pour l’instant, c’est sans doute le printemps le plus dur que j’aie jamais traversé. C’est vraiment difficile de rester positif. »
Gerard, éleveur laitier en Irlandeà franceinfo
Le plan d’aide du gouvernement, qui comprend une baisse de 10 centimes par litre d’essence jusqu’à fin juillet, peine à le rassurer. « C’est mieux que rien, mais les prix du diesel peuvent encore repartir à la hausse. Le gouvernement a ses limites. »
L’agriculteur pousse le raisonnement plus loin. « On ne valorise pas assez la nourriture. Les gens veulent juste payer le moins cher possible. Par exemple, dans ce pays, vous allez acheter une pinte de Guinness à 6 ou 7 euros, alors qu’un kilo de carottes ne coûte que 49 centimes. Il y a un problème quelque part. »
À une quarantaine de kilomètres, Patrick, entrepreneur agricole, est dans une station service. Il réalise en ce moment des travaux d’ensilage et d’épandage pour ses clients. « Depuis le début de la guerre, le carburant me coûte 10,5 euros de plus chaque mois. Et récupérer ces coûts auprès des agriculteurs qui ne perçoivent rien, c’est impossible. En ce moment, tous les travailleurs irlandais souffrent. » Patrick n’écarte donc pas l’idée de nouveaux blocages, un mouvement que la presse irlandaise a comparé au début des Gilets jaunes en France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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